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Poésie contemporaine
Chlorure : Folie du soir
 Publié le 14/05/11  -  12 commentaires  -  600 caractères  -  372 lectures    Autres textes du même auteur

Une simple promenade.


Folie du soir



Un chant dans l'orage éclate.
Il suit
Le pas des foules écarlates,
Sans bruit.

Rêve d'azur. Tout paraît gris et morne
Et plus que plat.
Ses pointes saillent à l'envi, telles des cornes
De cancrelat.

Rêve d'azur ! Il veut sentir ses peines
S'évanouir
Et contempler l'écume pleine
S'épanouir.

Il s'approche de la brûlante
Tout plein d'espoir.
Elle rit. Puis elle va, indolente
Folie du soir.

Un chant dans l'orage éclate.
Il fuit
Le pas des femmes et des chattes
Sans bruit.


 
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   Nescience   
1/5/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bonjour,

Quelle promenade ou plutôt quel promeneur étrange ! Il suit la foule, écarlate donc que j’imagine violente, ou peut-être blessée et il fuit la douceur « des femmes et des chattes » (du moins, associer ce félin à la femme lui confère une idée de grâce et de douceur).

Et le paysage a l’air d’être mouvant, il est d’abord « plus que plat » puis on apprend qu’il a des pointes… Cette idée de mouvement ne me serait d’ailleurs pas si déplaisante si elle était plus utilisée sur le long du texte, car après tout, on me dit que c’est un rêve…

La brûlante, qui est-ce donc ? Une femme, j’imagine… mais il place ses espoirs dans quelque chose d’un peu flou, et qu’elle est furtive, cette folie !

Bon, je me suis un peu ennuyée dans ce texte. Déjà parce que je ne sais pas par quel bout le prendre, et ensuite parce qu’à part la première et la dernière strophe, tout me parait un peu facile et sans liant réel (il y a bien le « rêve d’azur » mais ça ne me suffit pas, surtout que dans cet azur, « tout parait gris et morne » et juste après, on voit l’écume…).

   socque   
3/5/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'adore ! Il y a un ton à la Verlaine, pour moi, dans ce poème au rythme cahotant, avec ses mots subtilement détournés. Excellentes rimes à mon avis, sauf le "S'évanouir"/"S'épanouir" que je trouve too much.

   Pascal31   
7/5/2011
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Intéressant dans sa forme (j'ai trouvé le rythme des quatrains plutôt réussi), ce poème m'a laissé complétement indifférent sur le fond.
Promenade insipide qui n'offre pas grand-chose à quoi se raccrocher. Désolé.

   Marite   
14/5/2011
 a aimé ce texte 
Un peu
Des esquisses d'images, à peine perceptibles dans ce poème ou plutôt des suggestions de sensations que je n'ai pas réussi à capter. La forme me plaît bien mais il m'a manqué des éléments pour tout saisir et pour ressentir ce que l'auteur a voulu exprimer.

   Lunar-K   
14/5/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Un promeneur sous un ciel orageux qui rêve de voir les nuages se dissiper... Un symbolisme pas très passionnant ni original mais bon... Il s'en dégage malgré tout une certaine atmosphère somme toute assez sympathique et un rythme qui tient la route.

On se surprend à déambuler à la suite de ce promeneur et à observer, avec lui, ces femmes qui rentrent chez elle. Je ne suis, par contre, pas convaincu par l'usage de la troisième personne. Je pense que la première aurait permis au lecteur de se reconnaître davantage et de mieux rentrer dans le texte, de mieux en partager la mélancolie de ce soir orageux. En l'état, on se focalise davantage sur le promeneur que sur l'atmosphère alors que, il me semble, c'est le contraire que vous avez voulu.

Deux remarques concernant le choix des images. D'abord, je ne vois pas du tout pourquoi les foules sont "écarlates". Ensuite, je ne vois pas non plus d'où viennent cette "brûlante" et ces "chattes"...

Bref, un texte au sujet un peu trop anecdotique à mon goût mais pas désagréable pour autant.

   chachnikov   
15/5/2011
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

j'ai bien aimé l'émotion étrange que j'ai ressenti, un peu comme un dimanche soir où l'on a le blues s'en savoir pourquoi.

Ce qui est pour moi le plus important, c'est la sincérité des mots. Sans réfléchir, je vous trouve sincère.

Le rythme est juste dans ma bouche.

C'est un texte simple et encore une fois sincère qui donne à mon avis à la lune l'envie de vous sourir.

   Charivari   
15/5/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je me souviens en lisant ce texte de la chanson de Brel : "La ville s'endormait j'en oublie le nom. Sur le fleuve en amont un coin de ciel brûlait"

On ne sait pas qui est le narrateur, ce qu'il décrit exactement, et pourtant il y a une ambiance, une vraie description, presque picturale.

Un commentateur souligne le côté Verlaine du rythme. Effectivement, "le ciel est par dessus le toit" a le même rythme.

C'est très court et très évocateur à la fois. Peut-être un peu elliptique, tout de même. Mais j'ai beaucoup apprécié.

   David   
15/5/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour Chlorure,

Je ne sent pas trop la folie à la lecture, mais il y a un rythme perceptible. Enfin si, la folie, je la rapprocherai de celles des "folies bergères", ça évoquerait des femmes légères, ou des prostituées peut-être dans le contexte du poème. C'est peut-être un odieux amalgame, mais en prenant la 4ème strophe, c'est l'image qui m'est venue, la fin aussi est connotée par le choix de l'animal.

La seconde moitié de la troisième strophe pourrait aussi se comprendre dans le contexte que je décris.

C'est un peu timoré quand même, ça serait juste un marché plus direct que d'autres, plus policés. J'aurais aimé que la dimension morale que je crois lire soit plutôt politique, pour la "traite des blanches", le statut des "travailleurs", la fausse pudeur des ligues de vertus qui sévissent encore aujourd'hui et encouragent la prohibition, et la pègre qui l'accompagne à chaque fois.

   Anonyme   
15/5/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai toujours un peu de mal à voir la différence entre poésie libre et contemporaine, pour moi ça se ressemble beaucoup. Il va falloir que j'étudie la question d'un peu plus près.
Quoiqu'il en soit je trouve ce poème plutôt bien réussi. Peut-être un peu répétitif dans sa manière de passer systématiquement d'un vers long à un vers court. Un changement de rhytme, une brisure aurait certainement retenu l'attention et permis de faire passer quelque chose d'autre.
Les deux dernières strophes sont, à mon avis, les plus abouties.

   Douve   
15/5/2011
 a aimé ce texte 
Pas
Je n'ai pas trop compris ce poème, et par conséquent pas trop aimé.

Je reste perplexe devant le "chant/sans bruit" et les "pointes qui saillent" Quelles pointes, d'ailleurs ?

Ca m'a paru à la fois étrange et trop léger. Je passe.

Bonne continuation.

   Anonyme   
16/5/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Enfin un poeme érotique ! Trop de libidos contenues, c'est très mauvais pour la stance et le teint!

J'aime beaucoup la perception et l'expression de l'eros par une femme (j'espère que vous êtes une femme, enfin oui c'est bien la sensibilité d'une femme que je perçois : sensibilité et intensité mêlée, non ?).

Très suave rapprochement entre la moiteur du temps et celle des corps.Eccho aussi vers les orages entre feu Liz Taylor et feu Paul Newman dans "La chatte sur un toit brûlant". Les mots y sont, alors je me permet cette interprétation.

Merci pour cette fine singularité. A lire et a relire.

   Anonyme   
23/5/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↓
D'un érotisme contenu et plaisant. Les mots alambiqués quelquefois masquent le paysage dénudé. C'est un ensemble assez agréable qui mériterait encore un peu le regard de son auteur.

Il fait chaud dans ce poème et c'est tant mieux !


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