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Poésie néo-classique
Mr-Barnabooth : La plume et le pinceau
 Publié le 13/05/11  -  9 commentaires  -  920 caractères  -  220 lectures    Autres textes du même auteur

La plume est un pinceau, et le poète, un peintre fasciné par la recherche illusoire de son portrait parfait mais impossible.


La plume et le pinceau



Je n’ai plus qu’un plaisir autre ceux de la chair,
Repeindre tout mon monde aux couleurs de mon âme
Comme un matin d’orage au balcon d’un ciel clair,
Et ce ciel dans le soir cuit au roux de sa flamme.

Je protégeais mon sein recourbé sur l'aurore
À travers les heureux verriers des rêves bleus,
De bonheur et d'amour, c'est la vie que l'on dore,
Repeindre tout le gris pour l'oubli que l'on veut.

Et tout s’est teint en moi, la peinture en mes mots,
Puis la poussière usée de mes frêles squelettes,
Mes dessins noirs et blancs de mes mains de marmots,
Et ma plume en pinceau s’est ouverte aux palettes.

La nature a le vert sur la peau et les yeux,
Le soleil boit de l’or et nous guide et nous sauve,
Il est temps d’abreuver mon esprit noir et vieux
Car tu es mon modèle au bouillon de teint fauve.


Mr B.


 
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   Nescience   
13/5/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bonjour,

Bon, dommage pour l'anonymat. Ce texte ne m'a pas emballée plus que ça, il me parait un peu trop surfait, peut-être. Beaucoup de mots qui semblent être là pour faire la mesure (comme par exemple « heureux », « tout (le gris) »...) et quelques tournures un peu maladroites (notamment « autre ceux de la chair », « outre » aurait été plus adapté et n'aurait pas laissé planer cette absence de « que »).

Beaucoup de « de », un dans chaque vers dans la première strophe, puis beaucoup de « que ». Un « ciel » qui revient à trois mots d'intervalle et des « tout » à ne savoir qu'en faire. Trois « en » dans la troisième strophe dont deux dans le même vers (le second n'est d'ailleurs pas très heureux, même s'il faut bien faire attention au « e »). Même une couleur revient (le noir) alors que la palette aurait pu en trouver sans doute d'autres...

Tout ceci ne m'a pas permis de me sentir à l'aise dans ces mots, et je trouve de plus la chute un peu faible (je ne comprends pas pourquoi « fauve », à part pour la rime).

   socque   
30/4/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Un peu trop de chevilles "et" à mon goût dans les deux derniers quatrains, et le type qui a plusieurs squelettes pour obéir à la règle de la rime avec "palettes" au pluriel, j'ai un peu de mal. La peau et les yeux de la nature, hum... je ne comprends pas trop.
Sinon, j'applaudis à la rigueur de la forme, mais regrette que le sujet et le vocabulaire ne soient pas un peu plus modernes, je trouverais le contraste stimulant.
Une mention pour le ciel cuit au roux de sa flamme, que je trouve beau.

   Anonyme   
6/5/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Dès le préambule, « la recherche illusoire d’un parfait impossible », annonce la dichotomie du réel et de l’abstrait. Par contre, rien par la suite ne la confirme. Il ne reste que la démonstration d’un « je » l’ego.
Si l’idée de base est bonne, et même fichtrement bonne, je la trouve mal exploitée au profit d’un réel plat, et d’un manque d’abstraction (personnelle).
J’ai buté sur :
- des rimes forcées : « mots/marmots », (avec le pluriel de marmots très forcé, à mon sens, ce sont les mains d’une personne (le narrateur) et non celles de plusieurs enfants), « yeux/vieux » vers 13/15.
- des mots étranges ou improbables : « squelettes » vers 10 (les vôtres??) ;;; « abreuver » vers 15, (un esprit??).
- des assertions partisanes ou non vérifiables : « La nature a le vert sur la peau et les yeux », Slogan écologiste ?? .. « Le soleil boit de l’or et nous guide et nous sauve » ; Dans quelle religion ??
-une formule équivoque, et sûrement poétique, mais qui cadre mal avec le reste : « Comme un matin d’orage au balcon d’un ciel clair »… Plait-il ??(Pleut-il ?)
- Quelques lourdeurs de style ; « À travers les heureux verriers des rêves bleus, de bonheur et d'amour, c'est la vie que l'on dore » Ce sont des phrases que l’auteur comprend parfaitement (j’espère), alors que le lecteur (enfin, … moi ) je bute.
- Les virgules, partout en fin de vers, sauf « vieux » vers 15, juste avant « Car » (vers 16) où elle est obligatoire.
- « Mon sein » (vers 5) et « Mr B » (signature). Alors… Monsieur-dame…Androgyne ? À moins que « sein »…fasse une métaphore mose ??
- 12 (douze) « je » ou « moi », sur 16 (seize) vers.
- Le « tu » du dernier vers qui fait penser à un treizième « je » de l’ego.
J’ai aimé : « Le soir cuit au roux de sa flamme » (on cuisine de roux, c’est vrai ; c’est une belle image) « Et tout s’est teint en moi » (très bon jeu de mots)…
Au niveau de la prosodie, le souci de l’alternance est très louable. Le respect des « e » muets à la césure idem, La recherche des rimes est par contre imparfaite, (bien que proposé en Néo, ce qui n’est donc pas un reproche, mais une remarque). Mais je crois vraiment que c’est un signe de manque de travail (malgré tout le travail qu’on sent par derrière).

   Marite   
13/5/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Quelle palette ! J'ai terminé la lecture de ce poème avec un sourire et un soupir de satisfaction. Aucun heurt à la lecture, tout glisse comme le pinceau sur la toile. De très belles expressions:
" ... le soir cuit au roux de sa flamme"
" ... heureux verriers des rêves bleus"
" Et ma plume en pinceau s’est ouverte aux palettes."
En fait tout me plaît. Merci Mr Barnabooth pour ce rayon de lumière en couleur.

   chachnikov   
13/5/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour,

Pour moi votre poésie manque cruellement de sincérité. Ce n'est pas trop dans sa fabrication mais dans l'essence qu'elle dégage.

Je retiens surtout une phrase:
"La nature à le vert sur la peau"
que je trouve par contre très forte de sens et d'essence. Je pense que dans cette phrase "et les yeux" est de trop mais rime oblige.

Le rythme général est plutôt agréable. Les vers six et treize sont à mon goût boiteux. L'utilisation trop nombreuse des "et" dans la dernière strophe lui enléve beaucoup d'élégance ce qui ne rend pas le rythme fluide.

Il me semble que la signature en bas du texte est la signature de l'auteur et je n'ai donc pas à l'inclure dans la démarche artistique.

Bonne continuation

   Lunar-K   
13/5/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Le poète qui contemple le monde au travers du prisme de son âme, et qui le dépeint par le même intermédiaire dans ses oeuvres. Le sujet est intéressant, pas très original, mais intéressant. Quoique, j'ai l'impression que l'auteur n'en reste pas là et va plus loin que ce que je viens d'en dire. Le dernier quatrain, en effet, semble apporter quelque chose d'assez différent.

Habituellement, on trouve un certain romantisme du subjectivisme, du repli sur soi : le poète dans sa tour d'ivoire. Le dernier quatrain semble vouloir briser ce cliché en appelant, au contraire, à une ouverture du poète face au monde, à une certaine dépersonnalisation du regard, laquelle doit s'avérer salvatrice.

Ce qui me fait dire cela, c'est évidemment ce contraste opéré entre l'intérieur noir et blanc du poète, et la nature verte et dorée, au teint fauve. Une façon, peut-être, de dénoncer le narcissisme de certains poètes en leur opposant un certain réalisme, un retour à la contemplation de l'extériorité au détriment de l'introspection trop poussée de certains.

Un thème qui me semble donc plus profond que ne peut le laisser penser les premières strophes.

L'écriture, par contre, m'emballe nettement moins. Essentiellement à cause des quelques défauts déjà relevés par les autres commentateurs :

- "autre ceux de la chair" : Il manque un "que", remplacé "autre" par "outre" me semble une excellente idée.
- "Mes dessins noirs et blancs de mes mains de marmots" : Je n'aime pas beaucoup cette répétition de "mes". Je verrais mieux "les" à la place du premier.
- La surabondance de "et" dans le dernier quatrain qui est assez lourde. Ce qui est d'autant plus dommage que ce quatrain est, selon moi, le plus intéressant de tous au niveau du fond.

Au final, un texte intéressant et réfléchi quant au message qu'il veut faire passer. Je suis toujours content de trouver un texte qui ne se contente pas d'être un simple exercice de style. Malheureusement, la forme doit suivre et, bien qu'elle ne soit pas catastrophique pour autant, je ne la trouve pas à la hauteur de son sujet.

   David   
15/5/2011
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour Mr-Barnabooth,

J'ai trouvé que le poème se finissait bien mieux qu'il n'avait commencé. C'est plutôt la première strophe que je trouve malheureuse, par son premier vers dont je ne peux accepter la mélancolie : "Je n'ai plus qu'un plaisir autre ceux de la chair" c'est comme si on se plaignait du mauvais temps tout en admettant que pour la santé et la fortune, ça va plutôt bien, en caricaturant. C'est le "je n'ai plus" qui me semble de trop, je verrais plutôt une forme affirmative, avec "outre ceux de la chair" par exemple, pour exprimer cette recherche poétique. Je pense vraiment que ça changerait une "couleur" importante du poème, sans que je puisse dire si elle est plus juste, mais la privation m'a semblé disproportionnée.

La seconde moitié aussi de cette strophe me semble un peu trop jouer des contradictions : "matin d'orage", "ciel clair", "ciel dans le soir" semble un peu trop écrit sous le coup de l'émotion. Le "roux de sa flamme" est néanmoins important je crois, l'orange complète la série des couleurs du poème et ne se représentera plus par la suite, il y aura deux "noir", et "or" et "fauve" assez proches pour la teinte, du vert et du bleu.

Les trois autres strophes sont chantantes, avec une belle alternance des rimes, j'ai pris les "frêles squelettes" pour une image de doigts fins, mais c'est vrai que les images semblent parfois se contredire, partir dans un sens puis son opposé, ici "mains de marmots" et "frêles squelettes" semblent décrire la même main.

   Anonyme   
26/5/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Je crois que j'aime bien dans son ensemble.

Je trouve qu'il y a trop de "et" partout (c'est un comble que cette remarque vienne de moi) je les comprend d'un point de vue rythmique mais je les trouve trop omniprésents... pas toujours pertinents ou nécessaires.

Le premier vers gagnerait à être repensé, outre au lieu d'autre et le tour est presque joué.
Second vers je verrais un "le" pour le mon de monde.
J'aime le troisième vers. C'est assez surréaliste comme image suivi du vers 4. Je suis moins fan de ce dernier, même si je salue l'originalité de l'image.

Vers1 Q2 est très joli. Je suis pas sure pour le "sur" justement "contre" est sympa... les deux vers suivant me laissent de marbre, ne parlent pas, le dernier me plait plus. Mais je suis pas fan de tout le...

Q3 est bien selon mes propres gouts. J'aime bien je sais pas trop pourquoi, les sonorités me plaisent je pense. Seul bémol la fin sur un son bref comme "ette" est assez perturbant. c'est sec. Cassant.

Le dernier Q me plait nettement moins. J'ai l'impression qu'il est artificiel après le précédent qui semble plus sincère en lecture...

Bref, mitigée, mais je pense que dans l'ensemble je trouve que c'est quand même sympa.

   Anonyme   
3/7/2016
 a aimé ce texte 
Pas
Je n'arrive pas à entrer dans l'écrit pleinement, je ne sais pas pourquoi mais le titre "La plume et le pinceau" me semblait plus prometteur. Je reste sur ma faim, je dois dire même que je me suis un peu ennuyé à vous lire.

J'ai buté sur ces trop nombreux "et", "de, d'", il y a aussi des mots répétés, le poème n'est pas assez "riche", il effleure l'idée, mais ne la propose pas en profondeur. Je dirai que ce texte est presque enfantin, dans la façon dont il est rédigé.

J'ai lu et relu, mais aucune émotion n'est venue et je demeure aussi peu convaincue par cet écrit qui manque de substance, d'originalité.


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