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Poésie contemporaine
alalea : Ultimum delirium ou le mot est un bonbon
 Publié le 12/05/11  -  15 commentaires  -  1144 caractères  -  296 lectures    Autres textes du même auteur

Le mot, comme une friandise entre les lèvres, qui roule et roucoule... et l'autre toujours au cœur... tout près du mot...


Ultimum delirium ou le mot est un bonbon



ai regardé de l'autre bord de la lunette en croco
sans apercevoir l'autre
déjà parti
d'ici
latente, je l'attends
celui-là, l'alter, le trop et si peu, le dit semblable,
l'improbant mais pas l'Autre
je le sens sans les sens
c'est l'essence
de l'intention
pourtant, j'eus cru à l'intention il y a alors quelques phrases
dont celle qui s'étiolait sur l'air de
''bien faire pour te plaire...''
à l'aide
ça sentait la guimauve et j'aime pas la
guimauve
je préfère
regarder de l'autre bord de l'imaginaire
au risque de n'y ressentir
que l'ennui
du mot... du trop... du vaut...
mieux parler à en perdre l'idée
à en ravauder une syntaxe décousue puis rapiécée
un look de patchword
...
je l'ennuie, lui,
le verbe
celui-ci, l'ego, le vide si plein, le dissemblable,
le probant mais surtout pas l'Autre
je dérive, déraille, déraisonne
... dément...
une agglomération de tourbillons de lettres
me chavire
je cherche, te cherche
en prévision
d'érotiser
la conception du son


 
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   socque   
15/4/2011
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
"à en ravauder une syntaxe décousue puis rapiécée" : le ravaudage se sent, je trouve.

Je ne vois pas où le poème veut en venir, je ressens l'ensemble comme un amas de mots ; une tentative, peut-être, d'indiquer la recherche esthétique de l'auteur. Déjà, ce genre de sujet m'indiffère, mais quand en plus je ne parviens pas à dégager la moindre idée claire, ça me gêne beaucoup.
"l'improbant mais pas l'Autre
je le sens sans les sens" ?
"je préfère
regarder le l'autre bord de l'imaginaire" ?
"mieux parler à en perdre l'idée" ? on dirait, oui.

   Damy   
19/4/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'ai beaucoup aimé cette poésie sensuelle à l'égard des mots, par ce jeu de miroir, ce jeu avec les assonances, ces jeux...de mots. Je la ressens comme une hésitante invitation à percer la lumière nue du verbe, à se l'approprier après l'avoir séduit pour lui plaire, après avoir chanté un air à l'eau de rose.

On passe de l'essence de l'intention à l'érotisation de la conception, un peu comme l'on passerait de la drague à l'acte.

L'objet d'amour final est le son qu'émet le verbe, qu'émettent les mots, et ce poème me paraît bien faire l'amour à la musique.

Subsidiairement j'ai aimé le néologisme "patchword" et le fait que le clinquant calculé cède la place au tourbillon du vertige.

C'est très beau.
Merci pour cette oeuvre

   Charivari   
25/4/2011
 a aimé ce texte 
Pas
Désolé, pas trop aimé.
D'un côté, ça voudrait être de l'écriture automatique, mais d'un autre ça s'empêtre dans les jeux de mots et calembours, avec parfois un côté très intellectuelloïde, qui m'a pour tout dire un peu irrité. Au niveau du fond, on ne sait pas trop où ça mène.

   Lunastrelle   
25/4/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Un texte assez sensoriel dans l'esprit, et dans le ton... J'aime l'audace qui persiste entre les vers, de même que dans les mots... Malheureusement, je trouve l'ensemble un peu léger, et éparpillé... Il y aurait besoin d'un peu plus d'unité je dirais.

Quelques couacs aussi de ci et de là, par exemple ici:

"ai regardé de l'autre bord de la lunette en croco" : "de l'" puis "de la"... un peu beaucoup je trouve, dans une seule et même phrase.

"pourtant, j'eus cru à l'intention il y a alors quelques phrases
dont celle qui s'étiolait sur l'air de" : un peu décousu à partir de "il y a", c'est peut-être parce qu'il manque une virgule (donc, problème de ponctuation).

"regarder le l'autre bord de l'imaginaire" : là, je me pose des questions sur ce passage, que je n'ai pas compris.

"une agglomération de tourbillons de lettres
me chavire" : à relier au passage suivant, je me doute, mais il manque un point, ou quelque chose...

   Anonyme   
12/5/2011
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
ouais bof... désolée mais y a trop de choses qui me déplaisent dans ce poème pour pouvoir l'apprécier ne fut ce que de moitié.

L'entame du poème... non pronominé, le verbe avoir me dérange pour commencer.
La répétition de l'autre, absolument abominable. On aurait pu lui trouver un autre nom parce que là, c'est cliché (l'autre...) et la répétition, je me répète maladroite (en premier et second vers je trouve ça même perturbant pour la compréhension)
Le découpage des vers, je ne comprends pas du tout au niveau rythme le choix du découpage des vers, ça a l'air d'être fait sans raison apparente et donc du coup, y a aucune cohérence dans leur construction. dommage. Le d'ici seul au milieu de nulle part?
latente, je l'attends => c'est tellement vu et relu que je comprends même pas comment on peut encore s'en servir de celle là
les jeux de mots hum... si si ce sont des jeux de mots ou des jeux de mots qui sont un peu... euf... faciles (dit semblable...hum)
Alors les assonances qui sont des suites de mots posés là sans vraie logique : je le sens sans les sens c'est l'essence de l'intention... ne me plaisent pas, c'est trop facile, trop peu poétique.
Et l'autre qui revient encore et sans cesses tout partout que ça me sort des yeux...
Si le but était d'érotiser la conception du son, c'est raté sur moi.
C'est trop peu rigoureux et trop peu poétique pour me plaire, même si il y a une logique qui semble tenue dans la construction, c'est pratiquement dénué de VPA, tout de la poétique au rythme en passant par la musicalité, tout est moyennement réussi. Trop intellectualisé pour être automatique, trop peu travaillé pour être un vers libre réussi, il y a une forme d'approche infantile, ado à la limite, qui sort du poème. Comme si au lieu de vouloir imager quelque chose avec le son, on avait voulu noyer "L'Autre" (le lecteur) de sons...

Désolée mais j'ai été intriguée (par le titre, qui entre nous n'est pas très bien trouvé et m'a interpellée par le sens) et puis déçue par ma lecture.
Bonne continuation.

   Douve   
12/5/2011
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
J'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans ce poème et d'ailleurs, je n'ai pas réussi.

Des allitérations faciles, des calembours frôlant parfois le grotesque, un rythme extrêmement changeant, tout ceci au service d'un sens pour moi indéchiffrable, j'en suis désolée mais vraiment, cela manque d'élégance, de précision, d'originalité.

En fait, ce qui me dérange est le parti pris trop évident de l'auteur à simuler la folie, la ferveur, mais par le biais d'outils communs, d'images et de mots mille fois usités.

   nico84   
12/5/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Je n'ai pas aimé le manque de pronom tout comme Estelle. Je pense que l'idée est la recherche inconditionnelle de la beauté du mot non pas pour le mot mais pour l'imaginaire qu'il renvoie.

En ce sens, je trouve qu'il y a une idée mais bien désservie par une forme qui détruit le rythme du poéme et de la lecture (et donc du lecteur).

J'ose espérer que l'auteur reprendra son poéme pour retravailler l'idée et qui pourrait donner un tout autre poéme avec plus de force.

J'ai aimé la toute fin. Le fond est intéressant, je le répète mais la forme destabilise mais me parâit inadaptée.

   Anonyme   
12/5/2011
 a aimé ce texte 
Un peu
Si j'étais juste dans une réaction épidermique je dirais ouais bof c'est vraiment pas top pas clair pas bossé etc...

Et puis j'ai lu trois quatre fois, j'ai laissé décanter et reposer, j’ai relu. C'est moyen...Ni bon ni mauvais en fait. Il y a de belles choses et notamment ce commencement avec l'auxiliaire avoir balancé là comme le fil d'une réflexion qu'on prend en court de route
.
Il y a ce à l'aide...avec sa séquence rose bonbon mal assumé dans les mots mais bougrement assumée en fait.

Mais à côté on troube des trucs en trop mal fichus pas relus ou mal construits: "je le sens sans les sens
c'est l'essence
de l'intention
pourtant, j'eus cru à l'intention il y a alors quelques phrases
dont celle qui s'étiolait sur l'air de
''bien faire pour te plaire..."

Ce groupe par exemple trop évident avec son jeu de sons, et son déroulement linéaire et prévisible.

Bref, un poème avec des qualités et de gros défauts, mais un poème qui a le mérite de partir sur des sentiers un peu neufs.

   chachnikov   
12/5/2011
 a aimé ce texte 
Un peu
bonjour,

après plusieurs lecture, je n'ai pas réussi à rentrer dans votre imaginaire.
Je ne critiquerais donc pas le contenu qui me parait bien "délirium" mais le rythme de votre poésie;

je l'ai lu plusieurs fois à haute voix et impossible pour moi de trouver un tempo, j'ai dérappé plusieurs fois, repris la phrase...
Les mises à la ligne, la ponctuation, l'architecture du texte me paraissent mal maitrisées

bonne continuation

   Anonyme   
12/5/2011
 a aimé ce texte 
Bien
Clairement pas une experte de l'expertise poétique, j'y vais au ressenti, comme d'hab...
Et franchement, j'ai déjà lu pire dans le genre "je cherche à faire du style et ça se voit".
L"avantage de marcher au feeling, c'est que l'on ressent quelque chose... ou pas, et là, bin ouais, j'ai trouvé ça sympa... prenant. Il y a une ambiance qui m'a mené quelque part, et je ne savais pas ou, ce qui est encore mieux... "regarder du bord de la lunette en croco", j'aime beaucoup, ce point de vue, imposé dès le départ ludique et rigide à la fois, et puis, l'auteur sort du cadre, espère que "le dit semblable" le sois bien, allant même jusqu'à "miser" sur l'imaginaire, et puis, bof, non, finalement, l'ennui s'impose, et rien ne sauve l'instant, ni le cadre explosé, ni les mots...
Moi, j'ai trouvé ça bien.

   Pascal31   
12/5/2011
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Pas trop mon truc, ce genre de poème. Je ne sais pas trop où l'auteur veut nous amener, je bute sur le sens, sur les mots... et au final, je n'ai rien de consistant à me mettre sous la dent.
J'ai aimé "le look de patchword", mais c'est bien peu pour sauver le poème de l'ennui qui m'a gagné à la lecture.

   Anonyme   
13/5/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
"(...)érotisation de la conception du son "?....foutre !!! çà me va çà !!!

Tout ou presque est éros ... idem pour thanatos !

"L'érotisme est dans l’approbation de la vie jusque dans la mort." ...c'est ce que je ressent comme effluves un peu a travers les assonances de ce texte et surtout l'énergie (sans doute ce que j'y préfère).
"Ce qui est en jeu dans l'érotisme c'est toujours une dissolution des formes constituées."...ce serait bien que cette production tende vers cela avec plus d'équilibre dans le déséquilibre. Je m'explique : à l'instar du coït, savoir alterner les instants de fougues avec ceux d’effleurements sans la moindre abrasion , on ne peut pas se permettre (les deux citations sont de Georges Bataille). IL y a encore à polir ici : "latente, je l'attends" très jolie allitération/jeu de mot pour lequel il m'a fallu plusieurs lectures afin de savourer . Par contre les répétitions sont franchement laborieuses s : "guimauve" à peu près, "probant/improbant" pas du tout car cela fait étalage.

Mais enfin une production ici avec un décalage salutaire ! C'est motivant !
La matérialité du poème et du langage pointés du doigts (de la langue serait plus juste, ...et plus suave surtout). Cette singularité est loin d'être superficielle.Certainement pas un simple délire d'outre-cuite.
J'y vois l'extirpation sensuelle de quelque chose de notre vis à vis avec le chaos et le mystère. Ce "quelque chose", il convient maintenant de mieux le nourrir.

   Lunar-K   
14/5/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Le sens de ce texte m'a interpellé, d'abord pour cette raison qu'il n'est pas du tout évident et qu'il faut, pour espérer le découvrir, s'y investir activement. C'est déjà un bon point pour moi qui préfère être lecteur actif que passif.

J'ai donc tenter d'interpréter ce poème et, en premier lieu, de comprendre la distinction entre l'autre et l'Autre, distinction qui semble assez fondamentale dans ce texte. Au vu du parallèle qui semble avoir été fait entre l'autre (l'alter) de la première partie et l’ego de la seconde, j'ai tendance à dire que l'autre ne nous est pas totalement étranger, au contraire de l'Autre qui, lui, serait le non-soi qui s'impose à nous.

Ce poème parle apparemment de la poésie elle-même, et de la volonté qu'aurait l'auteur, à travers sa poésie, d'érotiser la conception du son. Ce pourquoi j'en suis arrivé à la conclusion que cet autre, qui n'est pas totalement étranger à l'ego, est en fait production de l'ego, projection de l'ego dans sa création, dans ses oeuvres... Bref, l'autre serait la réconciliation pratique (ici par l'activité artistique) du soi et du non-soi, de l'ego et de l'Autre.

Je pense que cette lecture permet de mettre en place une grille de lecture pour l'ensemble poème, et notamment du délire qui semble s'emparer de l'ego dans la seconde partie. En effet, cette recherche de l'autre doit passer par la négation de soi dans l'Autre, avant de réconcilier ces deux pôles dans la création (ici l'érotisation du son). Or, cette négation de soi, cet effacement de la subjectivité au profit de la plus totale Altérité, s'apparente à la folie qu'il convient, par la création artistique et l'imaginaire (qui consiste justement en cette appropriation de l'Autre par l'ego), de dépasser...

Bref, je pense qu'on peut tenir cette lecture jusqu'au bout. Je suis également aller jeter un oeil sur le forum de l'auteur, et je n'ai pas l'impression d'être en totale contradiction avec ce qu'il en a dit. Et quand bien même le serais-je, cela ne voudrait pas dire que j'ai tort, un texte aussi vague (ce qui ne veut pas dire confus ni incohérent !) présentant cet immense avantage, à mes yeux, d'autoriser une grande liberté au lecteur et donc une multitude de lecture possible...

L'écriture, par contre, m'a moins emballé. Un rythme pas toujours très adroit ni agréable. J'ai parfois eu l'impression que ce texte avait été écrit d'une traite, sans relecture ni véritable travail à ce niveau-là. Des jeux de mots parfois assez lourd, comme : "je le sens sans les sens", de même que des répétitions pas toujours judicieuses, avec, notamment, les trois "autre" dans les deux premiers vers.

En conclusion, un texte qui m'a beaucoup plu quant à son fond, d'une grande profondeur et pourtant suffisamment peu développé pour nous permettre de le lire avec notre propre bagage tout personnel. La forme, par contre, me plaît nettement moins. J'ai l'impression que l'auteur ne l'a pas autant travaillé qu'il l'aurait dû, privilégiant sans doute le premier aspect à ce second ce qui, en soi, n'est pas un reproche, mais je pense qu'un minimum de forme permettrait de rehausser davantage l'intérêt du thème et motiverait davantage le lecteur à percer les secrets de ce texte...

   Meleagre   
15/5/2011
 a aimé ce texte 
Pas ↓
"un look de patchwork" : je crois que ça définit bien ce poème.
Des jeux de mots en cascade mais parfois peu compréhensibles ("latente, je l'attends", "je le sens sans les sens", "l'ennui / du mot... du trop... du vaut... ).
Des motifs qui reviennent d'une strophe à l'autre ("l'improbant mais pas l'Autre" / "le probant mais surtout pas l'Autre" ; "celui-là, l'alter, le trop et si peu, le dit semblable" / "celui-ci, l'ego, le vide si plein, le dissemblable").

Mais je ne comprends pas qui est celui-ci et celui-là, qui est je, l'ego, l'autre, l'alter, l'Autre. D'ailleurs, est-ce normal l'absence du "j'" au 1er vers, avant "ai regardé ? Le stade ultime de la dépersonnalisation du moi (pardon, du je, ou de l'ego) ?

Je ne comprends pas qui fait quoi, qui parle à qui. Bref, je ne comprends pas ce poème.

   Anonyme   
17/7/2016
 a aimé ce texte 
Pas
Je n'ai pas envie quand je lis un texte de prendre la tête, de me torturer l'esprit, faire du déchiffrage, du défrichage, trop peu pour moi. Un peu j'aime parfois le lancer ce défi, mais tout d'un bout à l'autre de l'écrit, non là c'est trop.

" je préfère
regarder de l'autre bord de l'imaginaire
au risque de n'y ressentir
que l'ennui
du mot... du trop... du vaut...
mieux parler à en perdre l'idée
à en ravauder une syntaxe décousue puis rapiécée
un look de patchword "

C'est peut-être là tout le problème, c'est votre préférence, c'est à votre goût, mais ce n'est pas forcément le goût du lecteur.

Ce qui me "perturbe" c'est que lorsque je crois tenir une lueur de compréhension, cela ne dure peu, pour reprendre un de vos mots " je dérive " sur le flot abstrait de vos mots.


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