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Poésie libre
chris : Le fermier [Sélection GL]
 Publié le 02/09/15  -  12 commentaires  -  616 caractères  -  250 lectures    Autres textes du même auteur

Standard.


Le fermier [Sélection GL]



La brume matinale cerne la lumière
d'un soleil s'effaçant. Le mystère d'une vision
enlace une fraîcheur aux frissons gris.
Le silence profond de l'aube, dans la ferme
paisible, s'ouvre sur la journée. Quelques pas
dans la cour aux bruits esquissés sous l'obscurité
des étables, des écuries. L'heure du labeur
ralenti débute à la première cigarette,
après le café somnolent. Les champs cultivés
gravent l'absence, une simple évasion dans la solitude
de moments emplis d'une vacuité. Le regard,
la parole courte, abrègent les lueurs
d'une avancée des heures.


 
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   Bleuterre   
4/8/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour, ce texte me fait penser à un tableau de Millet. Sérénité, labeur, du fermier taiseux et mélancolique. ... la description est belle et laisse place à la contemplation. Ça me rappelle des passages de Jim Harrison. Par contre je ne comprends rien au découpage des vers ici, en plein milieu des phrases. Pourquoi un tel choix ?

A vous relire

   bipol   
6/8/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Les champs cultivés
gravent l'absence , une simple évasion dans la solitude
de moments emplis d'une vacuité. Le regard,
la parole courte abrègent les lueurs
d'une avancée des heures.

bonjour

vous dite standard

c'est un peu ce que je ressens

en lisant votre texte

vous vous contentez

d'une simple description

sans nous emmener dans la chaleur de la ferme

vous n'utilisez pas d'images

qui nous feraient voyager

j'ai bien amé sans plus

   Anonyme   
2/9/2015
Bonjour

Voici un écrit qui devrait me parler. Hélas ! Non.

« La brume matinale cerne la lumière
d'un soleil s'effaçant » Pourquoi préciser que le soleil s’efface, ça me semble précisé avec la brume.
Pourquoi le labeur ralenti ? Je conçois bien un travail ralenti mais pas un labeur.
Le café somnolent ? A mon sens, le café est censé réveiller.
Les champs emplis de moments de vacuité. Pour moi, qui vis de la terre, je comprends qu’un œil extérieur voie des champs emplis de vide, mais désolé, les champs sont vivants sur le sol et, davantage en dessous.
Je crois que vous avez voulu exprimer la solitude à la campagne, c’est tout à votre honneur, mais détrompez-vous, le paysan aime cette fausse solitude. Il est entouré de vie, dans les prés, dans les champs et, surtout dans les lieux que vous précisez : les étables, les écuries. Quel plaisir de voir le germe d’une graine, la naissance d’un animal, récolter le fruit du « labeur » dans l’étable.

Je vois beaucoup de poésie dans votre écrit, mais pas la vie d’un fermier.

Cordialement.

   Lulu   
13/8/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
J'aime beaucoup ce poème que je trouve efficace dès la première lecture. Il est à la fois lourd et léger ; lourd dans le sens de grave, profond. Léger, dans le sens de l'instant, de la brièveté du moment dont il est ici question.
Je le trouve très dense, ce qui sied parfaitement au format court. On ne tient pas forcément à en savoir plus, et en même temps, c'est tout le contraire : on a carrément envie de connaitre un peu mieux ce fermier.

J'aime beaucoup les premiers vers qui déclinent le début de la journée avec lenteur : cinq vers pour cela, cela en valait la peine.

J'aime beaucoup la délicatesse avec laquelle est présenté le fermier : "Quelques pas dans la cour"... "la première cigarette"... Vous le suggérez sans le nommer et c'est ce que j'apprécie dans ce poème. Quand on parvient à suggérer, on a réussi son pari en poésie, il me semble. En tout cas, c'est mon humble avis.

Le reste du poème me conforte dans la beauté du début. On voit les champs cultivés, on sent l'absence et la solitude... et puis il y a cette chose fabuleuse chez tout un chacun "le regard, la parole", même "courte", si essentielle au sein de l'existence.

Pour moi, ce poème confine au sublime. Porter un regard poétique sur un fermier, vous l'avez fait et réussi.

Bonne continuation à l'auteur.

   Robot   
13/8/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Ce texte nous donne une vision ni d'autrefois, ni d'aujourd'hui d'un métier en fait beaucoup moins idyllique que cet instantané.
Le fermier et son heureuse vie dans la nature au milieu des fleurs des champs sous un ciel serein, c'est un peu comme l'image du forestier qui vit parmi les arbres en parlant avec les petits zoziaux, une vignette d'Épinal ou de conte.
L'étable paisible à l'aube, pour qui a fréquenté une ferme, c'est un moment bien loin de la sérénité quand les bêtes meuglent et s'agitent en attendant la traite et la sortie au pré. L'impression d'une description baba cool bien loin de la réalité d'hier et d'aujourd'hui.
Si le narrateur est d'un milieu rural, il me semble qu'il idéalise à outrance. Moi ça me fait penser à la manière dont les gens des villes voit la ruralité et le retour à la nature.
L'écriture est correcte mais je n'accroche pas au fond.

   Miguel   
14/8/2015
 a aimé ce texte 
Bien
Une atmosphère intimiste, et une évocation du matin tout à fait bien rendue. La lenteur du texte est un bel exemple de la forme créant le fond. On aime la figure de style du café somnolent. Silence et lenteur nous plongent bien dans l'univers de la campagne : le travail cependant n'en est pas absent, la vie du fermier ne nous est pas présentée comme une sinécure, mais tout n'est qu'évoqué ; pas de brusquerie ici, et pourtant l'avancée des heures est bien là.

   Mauron   
2/9/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Texte paradoxal et très triste sur ce jour qui se lève sans lumière. Ce qui donne lumière, c'est le sens, or "les champs cultivés gravent l'absence." Terrible prise de conscience qu'il y a de la mort au cœur de ce qui aurait dû donner la vie. Le soleil s'efface dès le point du jour. J'ai connu une telle neurasthénie quand j'ai vécu en pays totalitaire. Mais votre texte n'en dit pas tant, il suggère et j'aime cela. J'aurais évité des mots faciles, abstraits ou qui banalisent: "mystère" ou "vision" ou "évasion" ou même "solitude". Mots inutiles parce que le poème les dirait plus fort encore sans eux. Enfin, j'aime la forme, ces vers qui rendent le rythme haletant, hésitant, trébuchant, qui montrent le tâtonnement de celui qui s'avance ainsi, sans joie, dans sa journée de "labeur" de besogne.

   Francis   
2/9/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Tout semble voilé de la brume matinale à la pâle lueur des heures avancées. Le fermier semble être un fantôme fondu dans ce décor. On ne perçoit sa présence que par une cigarette, quelques mots, l'odeur du café. Le rythme semble lent. Il souligne la solitude ou l'ennui. Une vie dépourvue d'artifices, loin des trépidations de la ville.

   Blacksad   
2/9/2015
 a aimé ce texte 
Bien
Une évocation simple mais poétique sous son apparente prose innocente de la vie paysanne, sans filtre rose (le labeur, la somnolence, la vacuité, la solitude,...).

On se sent immédiatement transporté et les images se forment nettement dans l'esprit du fait des mots bien choisis. Les coupures à mi-phrase rappellent qu'on est bien dans un texte à visée poétique et donc avec un certain rythme, même incertain, et pas dans une simple escription de roman.

Un texte plutôt réussi de mon point de vue

   Anonyme   
2/9/2015
 a aimé ce texte 
Bien
Je trouve que ce texte aurait été aussi bien présenté en prose. Pour ma part, je ne suis pas trop favorable aux enjambements systématiques. Mais c'est un choix.
Une description intemporelle d'une ferme au début du jour.

" L'heure du labeur
ralenti débute à la première cigarette,
après le café somnolent." belle image.

   hersen   
2/9/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Très beau texte de ce moment particulier de la journée, quand chacun et chaque chose reprennent leur place dans l'activité imminente.
Le fermier n'est que sous-jacent, absorbé dans ce décor des bruits de la ferme étouffés et de lumière tamisée du petit jour. Il faudra attendre encore un peu, le temps d'un café, d'une cigarette, pour que tout se remette en branle.
Le temps est suspendu; à cette heure-là du jour, on aime profondément son métier, on laisse encore un peu filer le temps avant d'être rattrapé par les tracas et les impératifs de la profession.

La seule petite chose qui me gêne : emplis de vacuité; j'aurais plutôt vu "en suspens", ou quelque chose qui s'en rapproche. Mais sans doute n'ai-je pas ici compris l'idée de l'auteur.

Bravo.

   Anonyme   
3/9/2015
 a aimé ce texte 
Bien
Une belle description sur un métier difficile. Des mots d'une belle profondeur pour décrire la lumière déclinante du soleil, etc.

On dirait une sorte de tryptique.

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