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Poésie néo-classique
Christine : Bateau de papier
 Publié le 15/04/18  -  20 commentaires  -  594 caractères  -  381 lectures    Autres textes du même auteur

À mon vieux professeur poète. Merci !


Bateau de papier



Sur la page du vieux carnet,
Qui sommeillait dans mon cartable,
J'ai lu les quatrains d'un sonnet
Griffonnés sur un coin de table.

Une rêverie inlassable,
Où ton âme s'abandonnait,
À cueillir des roses de sable
Au cœur des bouquets de genêts

En bateau j'ai plié la page
Pour le lancer au fil de l'eau
Tout chargé d'odeurs et d'images,
Et de ce qu'on voit les yeux clos.

Pourront alors prendre le large
Tes mots, pour n'en rien oublier,
Et ton nom écrit dans la marge
Sera celui de mon voilier.


 
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   Brume   
28/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour

Votre bateau de papier a une belle âme.
J'aime chaque strophes. Que de tendres vers.
De la tendresse, mais pas de happy end.
Vous laissez filer les mots, dans un adieu.

Je n'y connais rien aux règles de la poésie classique, donc je ne vais pas commenter la forme. Juste vous dire que j'ai pris plaisir à prendre le large en me laissant voguer sans accroc dans votre bateau de papier.

   Provencao   
30/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Quel bel hommage rendu en cette poésie neo-classique.

J'ai particulièrement aimé ces vers :"bateau j'ai plié la page
Pour le lancer au fil de l'eau
Tout chargé d'odeurs et d'images,
Et de ce qu'on voit les yeux clos."

Où ce quatrain s'ouvre comme si vous vous confiez a ce poète pour la premiere fois, en occupant le lieu de l'instant où la poésie trouve son moment de vérité.


Merveilleux.
Avec plaisir de vous lire
Cordialement

   Marite   
2/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Nul doute que l'enseignement de ce vieux professeur poète a été efficace ! Ce poème est délicieux à lire, sans fioriture mais avec tout ce qui fait le charme de la poésie classique ou, dans ce cas, néo-classique : les rimes judicieusement alternées ... le rythme ... les images ... en particulier celle du voilier de papier s'élançant vers le large.

   Hananke   
15/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour

C'est une jolie surprise que ces quatre petits quatrains néo-classiques.
Très poétiquement, l'auteur nous emporte du passé au présent
avec son petit voilier fait de mots retrouvés de l'école.
J'eus aussi un professeur poète qui publia un recueil vers la fin
des années 60 et mon grand regret, plus tard, fut de ne point l'avoir
acheté.
Un texte simple empli de poésie où il n'est nul besoin de se torturer
la cervelle.
Je l'ai dit et le répète : poésie égale simplicité.

   Anonyme   
15/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Christine...

Pourront alors prendre le large
Tes mots, pour n'en rien oublier,
Et ton nom écrit dans la marge
Sera celui de mon voilier.

Pour ma part, je n'oublierai pas les vôtres !

Bravo et merci pour cette lecture dominicale et tellement... poétique !

   Lulu   
15/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Christine,

J'ai beaucoup aimé votre poème que j'ai trouvé à la fois doux, délicat et tendre. J'ai aimé sa simplicité. Vous ne prenez pas de détours pour dire votre reconnaissance et votre poésie - la vôtre qui s'exprime par le poème et celle du poète professeur dont vous faites un bel hommage.

L'image du bateau de papier nous renvoie, par ailleurs, un peu à l'enfance, au jeu auquel on se prête volontiers quand on écrit soi-même, adulte, un joli poème tendre. Cela nous rappelant que la poésie se poursuit toute la vie, qu'elle n'est pas seulement l'innocence, mais peut-être une aspiration à l'être aussi. Ainsi, faire glisser sur l'eau un bateau de papier semble-t-il un geste anodin, beau, tranquille, mais surtout poétique, quand vous lui donnez le souffle du souvenir.

En outre, j'ai aimé toutes les images nées au fil de ma lecture et évoquées dans ce poème, telle cette "âme [s'abandonnant] à cueillir des roses de sable / Au cœur des bouquets de genêts", ainsi que celle du bateau... On se mêle volontiers à votre rêverie, à votre souvenir et à vos gestes "...j'ai plié la page / Pour le lancer au fil de l'eau" et à vos sensations "Tout chargé d'odeurs et d'images".

Enfin, j'ai aimé le rythme régulier des quatrains ; une forme que j'affectionne particulièrement, lui trouvant souvent une dynamique parfaite pour poser une belle musicalité que les rimes, ici, renforcent à merveille.

Bonne continuation.

   EricD   
15/4/2018
C'est d'une très charmante simplicité et, au dernier quatrain, c'est franchement émouvant.

   papipoete   
15/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Christine
j'ai lu un passage de poésie, et fermant les yeux j'ai plié cette page, la muant bateau de papier voguant sur l'eau, gréé de ma voile où tu écrivis pour moi, ces mots si doux .
NB vous avez bien retenu la leçon de votre professeur, et joliment vous en faites démonstration .
La 3e strophe est ma préférée, et la dernière est fort poétique !
( je préfèrerais " rose/des/sables " )
Votre première parution en appellera sûrement beaucoup d'autres, tel ce bouquet d'octosyllabes !

   PIZZICATO   
15/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Quelle belle idée que ce " bateau de papier " qui va porter au fil de l'eau, "Tout chargé d'odeurs et d'images ", ces mots, passagers d'un frêle esquif.

Une poésie tout en simplicité et délicatesse dédiées à ce prof poète.

   Louison   
15/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un vrai plaisir que ce poème, il s'en dégage une image de douce nostalgie, j'ai presque l'odeur du vieux carnet.

Merci pour ce beau moment.
Allez, je le relis encore une fois, et je vois le voilier de papier flotter au fil de l'eau.

   jfmoods   
15/4/2018
Ce poème est composé de 4 quatrains à rimes croisées, suffisantes et riches.

Les subordonnées relatives des vers 2 et 6 étant déterminatives, les virgules en fin de vers 1 et 5 apparaissent contre-productives.

La demi-pause en fin de vers 6 étonne entre une préposition et le verbe conjugué dont elle dépend.

Je ne comprends pas comment le poème glisse de la seconde à la troisième strophe. Aussi, j'aurais mis un point.

I) Un héritage oublié

1) Un souvenir

La locutrice exhume du passé un poème, ancien (personnification : "du vieux carnet, / Qui sommeillait"), demeuré inachevé ("les quatrains d'un sonnet"), et écrit de manière impromptue ("sur un coin de table").

2) Un moment de bonheur

Ce texte, issu d'un main sûre (entête : "mon vieux professeur"), vibre d'exaltation (adjectif qualificatif : "Une rêverie inlassable", métonymie : "ton âme s'abandonnait", image de la quête : "cueillir des roses de sable").

II) Une passation de relais

1) L'incubation d'un univers

La lecture du poème déclenche, chez la locutrice, un prodigieux tourbillon d'émotions, de sensations exaltantes (hyperbole : "Tout chargé", gradation hyperbolique : "d'odeurs et d'images, / Et de ce qu'on voit les yeux clos").

2) Le poème à venir

Assimilée à une aventure en haute mer (champ lexical : "bateau", "lancer au fil de l'eau", "prendre le large", mon voilier"), l'écriture n'attend plus que les vents de l'inspiration (rejet : "Pourront alors prendre le large / Tes mots").

Merci pour ce partage !

   Francois   
16/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Voici un bien joli poème, à la fois simple et original...

J'aime particulièrement le dernier quatrain :
"Pourront alors prendre le large
Tes mots, pour n'en rien oublier,
Et ton nom écrit dans la marge
Sera celui de mon voilier."

Histoire de critiquer un peu, je dirai juste que j'aime moins le vers
"Au cœur des bouquets de genêts"
que je trouve moins mélodieux.

   Christine   
18/4/2018

   Quidonc   
19/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Christine,

J'ai beaucoup aimer votre bateau de papier où la simplicité rime avec poésie.
On monte à bord de ce voilier avec un indicible plaisir, accompagné d' une belle et légère mélancolie qui souffle dans ses voiles.
Au début, j'ai été surpris par le tutoiement et puis j'y ai vu de la complicité.

Merci pour ce partage

Quidonc

   Anonyme   
24/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Cette strophe a retenu le plus mon attention :

" En bateau j'ai plié la page
Pour le lancer au fil de l'eau
Tout chargé d'odeurs et d'images,
Et de ce qu'on voit les yeux clos. "

Elle personnalise le mieux ce "Bateau de papier", ce qu'il représente, les autres propos des deux premières strophes me semblent un peu plus en demi-teinte.

C'est un texte fluide dans son ensemble, j'ai cependant buté sur " Pourront" qui débute" la dernière phrase.

Cependant dans cette dernière strophe de bien belles pensées se profilent.

" Pourront alors prendre le large
Tes mots, pour n'en rien oublier,
Et ton nom écrit dans la marge
Sera celui de mon voilier. "

   Miguel   
28/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Quel joli chant ! On en est tout ému. Le geste transgressif traditionnel de l'élève devient ici hommage et héritage. Le voyage des mots est poétisé d'une manière neuve et touchante. Ah, si le professeur que je suis pouvait un jour, même longtemps après ma mort, recevoir un pareil hommage...

   ZALTANA   
30/6/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Mille mercis Christine pour avoir fait resurgir du tréfonds de l'océan de mes souvenirs celui d'un professeur qui m'a tant appris. Votre poésie est empreinte de cette tendresse inlassable que l'on éprouve à la simple évocation d'un nom.

   Evy   
8/7/2018
Douceur et élégance pour ce soupir silencieux et nostalgique.
Je ne sais pas pourquoi mais il m'évoque une scène au début du siècle.
Très agréable transport...

   Kherza   
14/8/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
C'est sublime. Tout y est dit avec précision et simplicité : la rêverie, le voyage, l'enfance, la tendresse, le souvenir. Merci!

   Castelmore   
3/10/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour,

Je découvre ce texte après Sappho ...
Je frissonne encore après une seule lecture ... un seul mot Superbe ...je prends tout tout

Je ne vous quitte pas ...je retourne à ma lecture de votre chef- d'oeuvre

Merci, merci ...merci


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