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Poésie libre
Claus : Vil
 Publié le 14/01/14  -  5 commentaires  -  1242 caractères  -  107 lectures    Autres textes du même auteur

Ou Ville.


Vil



Pardon peut-être
De ne pas m’être
Servi de toi.
De ne pas avoir su.

Pardon peut-être,
Tu es grande,
Et moi pour la première fois petit.
Blotti devant,

J’ai bien senti derrière et autour
Le bourrelet,
Les bras et les seins,
Gros pour la première fois

J’ai bien senti
La main dans les cuisses,
Et pardon peut-être
De ne pas m’être servi

De ce qui te grouille dessus,
Des bruits
Et de tous les recoins,
De tout ce qui te fait grande.

-

Tu n’as rien pour plaire,
Ni le silence,
Ni l’obscurité,
Ni la solitude,

Qui sont
Vérité,
Repos,
Et liberté.

-

Pardon peut-être
De ne pas m’être
Servi de toi.
Tu es pleine,

Et moi pour la peine,
Petit et autre,
Blotti
Dans le confort.

Pardon peut-être
De ne pas naître
De chacun de tes souffles,
Mais chaque pas en toi

Te fait plus grande,
Plus riche et plus dense.
Alors non.
Déjà que

Trop d’êtres te grouillent dedans.
Je leur suis dessous ou dessus,
C’est selon,
Mais je suis dedans.


 
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   socque   
30/12/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un poème très étrange pour moi, que je n'ai pas bien saisi mais qui m'a laissé une impression plutôt forte de regret et en même temps de fierté, d'isolement voulu. Le chapeau éclaire peut-être : le narrateur est "vil dans la ville", il parle de son incapacité à "posséder" la ville et se faire posséder par elle.

Si c'est ça, je trouve l'approche vraiment intéressante, exprimant avec habileté l'aliénation et une relation d'amour et de répugnance mêlés avec les "êtres qui grouillent dedans". Beaucoup d'ambivalence.

   senglar   
14/1/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour Claus,


"Vil"... "Ou Ville" : pas trop compris... : 'Un Vilain à la Ville' ?

"Le bourrelet" : J'imagine bien les limites sur un plan (murailles) mais "Les bras et les seins" je ne vois pas. "La main dans les cuisses" non plus...

"Pardon peut-être
De ne pas m'être
Servi de toi."
Une chose est certaine, ce monsieur n'est pas Rastignac.
Une autre chose est certaine aussi, il considère la ville comme un ventre. Reste à savoir de qui... Celui de Lisa ou celui de Louise ?

brabant

   Anonyme   
17/1/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
On peut imaginer pas mal de choses ici, et pourquoi pas un mec qui vient d'être papa sans doute pour la première fois et qui se sent un peu démuni, un peu maladroit, un peu désorienté, et qui doit de toute manière faire face à la vie... qu'il à l'air de se prendre en pleine gueule.
J'ai en tout cas pensé à ça en lisant ce texte.

   David   
17/1/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Claus,

Ça me plait bien, l'atmosphère est prenante, il y a les deux trios du milieu qui font sagesse zen, et les pardons successifs aussi ont un petit air de propos de monastère, mais dit comme ça il manque encore les côtés charnus, grouillant, d'une ville/femme et ville/ruche, ou même ville/cadavre avec ce "Trop d’êtres te grouillent dedans". Le rythme prend des airs de métronome pour parler d'une certaine frénésie, ça fait un chouette contraste aussi.

   Anonyme   
4/10/2016
 a aimé ce texte 
Pas
Après plusieurs lectures, j'ai toujours autant de mal avec ce texte, qui cultive l'ambiguïté, je n'arrive pas du tout à en cerner le sens véritable.

Ce "Pardon peut-être", accentue ce fait, car en général il s'adresse à une personne, et là, à qui est-il destiné, je ne m'y retrouve pas vraiment, vous avez pour moi, une manières d'utiliser votre phrasé d'une manière déroutante.

Je perds le fil d'un semblant de compréhension, des informations diverses, n'ayant pas tout à fait de relation les unes avec les autres, finissent par m'éloigner de votre écrit.

Exemple :

" J’ai bien senti derrière et autour
Le bourrelet,
Les bras et les seins,
Gros pour la première fois"

J'ai pensé à une "femme"

Et là :

" De ce qui te grouille dessus,
Des bruits
Et de tous les recoins,
De tout ce qui te fait grande. "

J'ai pensé à une "Ville"

Franchement c'est bien trop complexe, le ressenti en souffre, il est bridé par ce manque de possibilité de ne pouvoir interpréter un peu ce qu'à voulu dire l'auteur.


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