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Poésie néo-classique
Concours :  Mon frère mon ami… [concours]
 Publié le 30/08/26  -  5 commentaires  -  1553 caractères  -  111 lectures    Autres textes du même auteur

« Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères
sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots. »
Martin Luther King.


Mon frère mon ami… [concours]



Ce texte est une participation au concours n° 42 : La tolérance
(informations sur ce concours).





Mon frère, mon ami, je t’écoute penser,
Ton Dieu n’est pas le mien mais j’entends tes prières,
Elles font parfois peur… sans vouloir t’offenser.

Comme toi, mon esprit s’invente des lumières,
Se forge des valeurs et des convictions
Qui ne justifient pas nos luttes meurtrières.

Mon frère, mon ami, vis tes émotions
Mais si le poing levé, tu cherches l’algarade,
J’attends naïvement des explications.

Je t’aide volontiers à monter sur l’estrade
Pour cracher tes rancœurs et crier « liberté »,
Exhorter si tu peux… aucun choix ne se brade.

Je me laisse emporter par ma crédulité
Mais je suis convaincu que notre terre est ronde,
En déplaise à qui veut farder la vérité.

Mon frère, mon ami, faire marcher ce monde,
Servile et tourmenté que souvent je pourfends,
Suppose le respect d’autrui chaque seconde.

Quand tu contraints et bats les femmes, les enfants,
Nargues les droits humains… je ne sais pas me taire ;
C’est la société qu’ardemment je défends.

Mon frère, à grand regret, tu deviens adversaire,
Si la force brutale est ton seul argument.
Vivre ensemble n’est point un précepte sectaire

Mais la tolérance est complexe assurément.


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Provencao   
14/8/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
Bonjour,

Sous cette carapace " mon frère " un écrit à mon sens très lourd, très indigeste et très fort en émotions. Ses repères m'échappent complètement.

Chaque écho revêt un coloris sombre, presque redoutable ...qui ne m'emporte pas.

J'en suis fortement désolée

Bon courage pour le concours.

   jf2   
30/8/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime un peu
Les deux premiers tercets introduisent remarquablement le sujet : on est sur un aspect religieux.
La suite me convainc moins avec des thèmes maintes fois abordés : le refus de la violence, le respect des femmes et des enfants et des droits humains en général. J’aurais préféré une vision plus personnelle.
Le dernier vers est pertinent, mais j’aurais souhaité que cette idée soit plus développée.
Sur la forme, des expressions bien trouvées : mon frère, mon ami; tu cherches l’algarade.
D’autres plus conventionnelles : marcher ce monde ; la société qu’ardemment je défends.
Le poème est agréable dans sa construction et facile à lire.
Mais en fait, la terre est-elle vraiment ronde?

   Pussicat   
30/8/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
n'aime pas
Je n'accroche pas du tout, un texte que je lis comme un sermon plaqué sur différents angles : la religion, la politique/les idées, la société, les droits... avec des partis pris clairs énoncés grossièrement avec violence parfois :
- "Ton Dieu n’est pas le mien "
- "mais j’entends tes prières, / Elles font parfois peur" (La Bible, c'est pas un chemin de rose, pour les versets du Coran, je ne sais pas)
- "Je t’aide volontiers à monter sur l’estrade / Pour cracher tes rancœurs et crier « liberté »
- "Je me laisse emporter par ma crédulité / Mais je suis convaincu..."
- "tu deviens adversaire"

Qui parle, qui est ce "Je" gardien du vivre ensemble (sermon) ? l'adresse "Mon frère, mon ami" devient condescendante à mesure que j'avance dans ma lecture, un détournement qui m'appartient mais dont je n'ai réussi à me défaire.

Cette strophe n'apporte rien, elle ne fait qu'énoncer le thème :

Mon frère, mon ami, faire marcher ce monde,
Servile et tourmenté que souvent je pourfends,
Suppose le respect d’autrui chaque seconde

Le texte est contraignant dans son contenu, sombre, violent parfois ("tes prières, Elles font parfois peur" / "cracher tes rancœurs" / "tu deviens adversaire") sans grande poésie, sans musique. Je n'adhère pas.

Edition : il n'y a pas d'ouverture pour faire entrer la lumière, le texte s'inscrit dans une opposition et le vers final est destructeur : si "la tolérance est complexe assurément" elle n'est pas déployée dans cette Terza Rima (dont la rime est soignée, point fort du texte.)

Tous mes encouragements pour le concours.

   Cristale   
30/8/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Le dialogue reste possible tant que le désaccord demeure dans le respect, mais lorsque la brutalité s’impose, la tolérance trouve sa limite, c'est ce que j'entends de ma lecture.
J'entends également dans ce poème une réflexion sur la difficulté du « vivre ensemble » sans renoncer à ses propres valeurs.

Techniquement, la terza rima se déroule sans difficulté, certains dodécasyllabes justifient sans doute le choix du néo-classique sans porter atteinte au rythme ni au discours du poème.
De bonnes rimes dans l'ensemble bien que les trois diérèses en i-ons me gênent un peu point de vue sonorités.

Bravo pour votre participation et bonne chance pour le concours.

   VanEger   
30/8/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
n'aime pas
Le message du pasteur King mis en exergue est à resituer dans son contexte : les USA des années soixante. Ce serait le trahir que vouloir lui donner une portée plus large et chercher à le faire coller à l’actualité des années 2020.
Cela dit, voici encore un texte qui m’amène à me demander si on fait de la bonne littérature avec de bons sentiments.
Ce qui est clair c’est qu’on ne risque pas d’en faire en s’aventurant sur le terrain de la religion chaussé de Pataugas pseudo-œcuméniques tels que les vôtres. « Une capitulation est essentiellement une opération par laquelle on se met à expliquer au lieu d'agir. » (Charles Péguy)
Je salue l’élégance de l’écriture. Mais je n’adhère pas à cette façon de brader un « vivre ensemble » qui me paraît aussi attrayant que ces « moments de convivialité » qu’on s’obstine à nous infliger dans le monde du travail, tous plus sinistres les uns que les autres et qui n’ont d’autre but que donner bonne conscience à ceux qui les organisent.


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