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Poésie libre
cottington : La complainte de Morrigan
 Publié le 29/10/13  -  7 commentaires  -  1172 caractères  -  148 lectures    Autres textes du même auteur

Inspirée par Morrigan, déesse de la guerre dans la mythologie celte.


La complainte de Morrigan



Dans les volutes argentées d’un matin irlandais,
elle s’est avancée criant qu’elle n’était pas seule,
au creux d’elle-même, d’autres cœurs battaient,
de la lave magique fusait dans ses veines.
Les éclats de son cocon brisé irradiaient
et dans un mystérieux envol, elle s’annonça au monde :
dans un recoin d’infini, elle avait accouché d’elle-même.

Parée de plumes brillantes, elle devint reine,
transmit l’art des guerres stridentes, quelques-uns de ses mille pouvoirs…
Ainsi fut-elle adorée par les hommes pour une petite éternité…

Puis le monde chavira lentement,
les flots lavèrent ses paroles, délayèrent sa musique
et le silence finit d’avaler son règne.

Le temps a ruisselé tout autour,
réfugiée au milieu des arbres, elle chante aux êtres de bois
l’offrande de sa couronne en échange de sa liberté…
Nichée dans des festons d’écorce, elle grignote sa délivrance.

Son regard accable l’horizon,
des promeneurs la frôlent sans la voir ;
elle hante les feuillages, belle comme jadis.
La complainte de Morrigan tourmente encore la forêt.


 
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   Robot   
9/10/2013
 a aimé ce texte 
Bien
Un thème intéressant pour lequel j'attendais un peu plus de lyrisme. Je lis sans déplaisir cette présentation au style de reportage journalistique. Cependant j'aurais voulu la voir magnifier par quelques envolées qui lui manquent.

   PIZZICATO   
29/10/2013
 a aimé ce texte 
Bien
Je découvre avec intérêt cette figure de la mythologie celte.
Ce récit, écrit comme un conte, me laisse une impression agréable.

   Anonyme   
29/10/2013
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonsoir cottington. J'ai découvert avec plaisir ce personnage de la mythologie celte mais je pense que vous auriez dû proposer ce texte en prose car les vers, souvent mal tournés, ne lui apportent rien de plus. J'ai souri face à "la petite éternité", contresens s'il en est. Comme disait un humoriste qui avait l'humour féroce ( ce qui n'est pas mon cas !), l'Eternité c'est long... surtout vers la fin.
Bref ! Il y a la matière première pour façonner quelque poème épique, Morrigan et sa légende, mais la forme n'y est pas et c'est dommage ! Au plaisir en attendant votre prochain poème... Bien cordialement, Alexandre

   Arielle   
30/10/2013
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Débarrassée de la lave magique,du mystérieux envol, des mille pouvoirs et autres pacotilles du même genre j'aurais apprécié cette complainte de Morrigan qui, recèle quelques jolies images :

"au creux d’elle-même, d’autres cœurs battaient"
"le silence finit d’avaler son règne"
"Nichée dans des festons d’écorce, elle grignote sa délivrance"

Telle quelle je la trouve trop alourdie par les artifices de l'héroic-fantasy qui l'éloignent de la légende celte à laquelle je suis attachée.

La fin, plus discrète, me touche davantage que les deux premières strophes bardées de strass et de grands mots (infini, éternité)

   CharlesJosephin   
30/10/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
il y a des poèmes qui séduisent d'emblée, mais ils ne résistent pas tous aux relectures multiples et patientes, d'autres qu'il faut relire et nécessite le temps de l’imprégnation pour entendre le sens, les sens, l'essence. il est de ceux-là.
Cottington l'histoire que tu racontes ravive ma mémoire, les mondes anciens ne partent jamais, ne serait-ce que parce que c'est par eux qu'existent les mondes nouveaux. Les royaumes d'un jour s'éteignent puis fantômes parlent à travers ce qui nous ancre dans les mémoires et que nous nions, inconscients de nos consciences et connaissances... le silence avale les règnes, mais prisonnier du silence, rien ne s'oublie et l'arbre et les êtres de bois en sont le symbole. Les éternités humaines ne durent pas bien longtemps, les infinis humains ne sont que recoins. ET cela dure depuis l'aube de l’humanité. Ainsi cette belle poésie, aux accents lyriques, remet dans le cadre de la forêt et des Dieux qui nous ont faits une des vérités de l'espèce humaine et de ses cycles de croyances. j'aime parce que l'accent et juste, le décor très visuel, le message signifiant. et parce
l'accent est poète, résolument poète.

   David   
5/11/2013
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour Morrigan,

Le poème évoque une reine disparu, un mythe plutôt vues ses origines magiques. Le premier passage la décrirait presque comme un insecte, à la façon d'un papillon par exemple, le "elle avait accouché d’elle-même" illustre bien la transformation de la chenille qui se met en cocon avant que la transformation ne lui laisse déployer les ailes de son nouveau corps.

C'est une reine guerrière, un puissant mage, mais pourquoi n'y a-t'il pas de relaté quelques hauts faits ? C'est ce qui me reste à la fin de ma lecture, comme si j'avais lu "elle est belle, elle a fait de grandes choses" mais sans la voir ou connaitre son histoire.

Le poème reste incantatoire mais ne devient pas épique, mise à part quelques mots sur la naissance, le reste tient à peu près dans le second passage, un "sa vie, son œuvre" bien trop succinct.

La fin semble raconter la façon dont sa présence est encore ressentie dans la nature, une forêt en l’occurrence, le ton est mélancolique, il est même fait usage du verbe "hanter" mais je ne sais rien du destin qui semble l'avoir amenée là, peut-être est-ce une métaphore de l'histoire de l'Irlande elle-même, mais je vais chercher trop loin peut-être.

En tout cas, je trouve le poème trop peu narratif pour planter un personnage, son histoire est tout juste esquissée.

   Anonyme   
26/10/2016
 a aimé ce texte 
Bien
"La complainte de Morrigan", une lecture aisée, fluide, qui fait entrer dans un monde imaginaire, c'est distrayant. Nous voilà plongé dans l'univers du mystérieux, de l'étrange.

Et là, comme en tout, les choses se gâtent, quel dommage, j'aurais aimé flâner dans ce monde magique encore un moment, histoire de penser que le pays des légendes est différent de la vie réelle. Donc un peu déçu, je suis trop vite projeté à nouveau dans la réalité, qui là aussi n'est pas simple.

La forme de ce texte est sans défaut apparent, le fond est par instant enchanteur, mais c'est un peu trop court, pour que je sois pleinement "embarqué", même si le titre m'annonce une complainte, j'aurais voulu continué dans la légèreté des deux premières strophes.


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