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Poésie contemporaine
Cristocdleballe : Les gouttes ne doutent jamais
 Publié le 11/12/10  -  9 commentaires  -  2777 caractères  -  113 lectures    Autres textes du même auteur

Réflexion d'un poète...


Les gouttes ne doutent jamais



Je les regarde danser
En ondes, sur sol trempé.
Chopin en soliste de mes pensées
Me murmure ce temps qui s’échappe,
En laissant derrière lui la nostalgie,
Et la pluie de nos âmes alanguies…

Une douce mélancolie me happe,
Un rien ne m’épate
Sur l’asphalte
De mes paradis perdus.

J’envisage les anges nus,
Désailé pour l’ordinaire
D’un monde éphémère,
Où nous sommes tous les héros,
De notre propre tragédie…

Ha ! qu'elle est belle cette vie,
Qu’elle est belle cette fille,
Les seins dressés vers l’éternité,
Le sourire pendu au défi
De n’être qu’une béquille,
Pour un poète de papier…

Sur ma table de chevet,
Ernest Hemingway
Me parle d’amour calciné,
D’amitiés fragiles,
Comme un taureau dans une arène
Où des âmes sans peines,
Mystifient un matador,
Seul au milieu de son monde,
Seul face à sa mort,
Face à ses heures
Qui ne sont que des secondes…

Au loin, un anonyme m’écrit
Il me parle de Bukowski
Me dit : « Écris jusqu’au sang,
Tes univers sans testaments.
Tu es dans le VRAI ! »
Mais je n’écris que du faux,
Avec une plume de clavier,
Sans papier, sans encrier,
Sans le savoir des justes,
Sans la connaissance du précieux…

Plus proche de moi,
Il y a cette femme qui lit mes mots,
Parcourt ma vie de zéro,
Qu’on ne peut multiplier…

Je ne sais si c’est l’amour,
L’amitié ou la vérité,
Qui sort de sa bouche…

Ses louanges m’éclaboussent,
Me font réfléchir, je tousse,
Je fonce sur mes touches,
J’écris sans déraisons,
Je vis ma passion
Sous des constellations
Qui n’ont pas d’opinions.

Mais je sais qu’il est loin,
Ce sol d’éternité,
Ce bar où Chopin,
Bukowski et Hemingway,
Se saoulent de vers capiteux,
De vers plus proches des cieux,
Que tous ceux,
Que je n’ai jamais su écrire.
Je ne peux vous mentir…

Je les rêve ces vers,
Ils vivent dans mes artères,
Dans mes chimères,
Dans mes mystères,
Mais n’ont pas la force de sortir,
En mon cœur, je les sens mourir…

Vous savez déjà, je ne peux vous mentir…

Je ne sais écrire ces bonbons,
Ceux qui carient les songes,
Et tuent la création.
Je ne sais qu’écrire des ordures,
Étant un éboueur sans facture,
Que cette foutue vie éponge…

Ce sont des gouttes que je vois derrière ma fenêtre,
Elles s’écrasent sans le doute, sans le souci d’être…

Demain elles seront vapeur,
C’est un peu ça le bonheur…


 
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   Lariviere   
26/11/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour !

C'est un poème très musical, mais peut être un peu trop "bavard" !...

J'ai apprécié la première partie jusqu'à la sixième strophe, ensuite, je trouve que l'on change un peu de thème et de ton (intentionnel ?), ou en tous cas, que le thème dévie puis tourne légèrement en rond...

Alors, c'est vrai il y a du rythme et c'est musical. Parfois la répétitions de rimes plates ( exemple : neuvième strophe) me gène à la lecture, parce qu'elle donne un coté léger à ce poème qui est au contraire assez profond sur l'ensemble de l'écriture et sur le traitement "existentiel" choisi par l'auteur.

Je trouve la phrase de fin superflu, voire handicapante pour la valeur poétique du texte.

Bonne continuation !

   Anonyme   
29/11/2010
 a aimé ce texte 
Pas
Bonsoir ! Le titre déjà pose question : Le goutent ne doutent jamais. Faute de frappe, de syntaxe, de grammaire ? Bref, passons à la suite... Tout d'abord c'est un peu longuet et aussi un peu décousu ; j'ai quelque mal à suivre le parcours de ce poète torturé ! Serait-ce une façon d'exorciser un mal-être ?
Ca part un peu dans tous les sens !
J'ai relevé quelques "bizarreries" : Un rien ne m'épate ???
Désailé pour l'ordinaire ???
Même Chopin, Hemingway et tutti quanti n'arrivent pas à sauver ce texte du naufrage... Je pense qu'il serait bon de le revoir de A à Z... Désolé !

   Maëlle   
1/12/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bon désolée, mais dans mon cas il y a une incompatibilité de thème. "l'auteur qui se regarde écrire", pour moi, c'est quasi rédhibitoire, je trouve que c'est un sujet sans intêret. A moins de sublimer par métaphore, ce qui n'est pas le cas ici.

Je vais tout de même sauver le rythme, dans ce texte, qui m'a semblé agréable.

   Chene   
1/12/2010
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Bonjour

En miroir à l'accroche de ce texte :
Réflexion d'un lecteur...

Déjà le titre reste une énigme grammaticale...
La longueur du texte n'a rien pour donner envie de poursuivre.

Je ne suis donc pas allé très loin dans ma lecture : ma motivation à poursuivre a été vraiment mise à mal par l'approximation orthographique de ce texte (même si je sais très bien que ça se corrige, sauf que j'estime que l'effort doit d'abord venir de l'auteur pour respecter ses lecteurs et la langue française).

Bon courage à l'auteur pour la correction
Chene

   Anonyme   
13/12/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'adore comment c'est raconté... J'adore le thème.. Pour moi c'est magnifiquement traité, avec finesse et légèreté.
Voilà une belle poésie, très bien structurée, et venant du cœur ( comme il le faut pour une belle poésie. ).

En revanche, elle est un peu longue... Mais ce n'est pas grave car le contenu est bien traité et pas lassant. Pour ma part, cette poésie est un petit bijou, riche et poétique.

Bonne Continuation!

   Anonyme   
15/12/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Ce qui est dit me touche. Le bar avec Chopin et Bukowski (sans anachronisme ou avec) je l'ai vu. J'ai plus ou moins aimé le phrasé mais on s'y habitue. L'avantage de ce poème c'est qu'il ne se rémunère pas de mots. Les choses à dire sont dites sans mot super... flu, fétatoire, ieur, latif... Bref je veux dire que je lis ici de l'humilité. J'ai trouvé imagé le coup de l'écriture sur clavier,
sans encre, sans papier.

   irisdenuit   
16/12/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Une belle musicalité. Un thème original. Je l'aurais préféré en libre.

J'aime beaucoup la finesse de ce poème.

Un peu long pour moi cependant mais je salue le travail de l'auteur.

Merci et à bientôt.

Iris

   David   
19/7/2013
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour Cristocdleballe,

J'aime beaucoup le titre, la confusion qu'il contient, il donnerait presque envie de lire "les doutes ne gouttent jamais" alors que c'est bien le contraire ici, il me semble, il pleut des doutes dans ses vers, en quelque sorte.

Comme un poème incantatoire en appelant à Chopin, Hemingway, Bukowsky, avec aussi un "anonyme", et "cette femme", ça fait un peu de monde pour un poème qui pourrait sembler centré sur son narrateur.

Il tient tout juste la longueur à mon avis, mais a quand même attrapé un bout de ma curiosité.

   Anonyme   
18/10/2016
 a aimé ce texte 
Vraiment pas ↑
C'est à mon goût bien trop long, je suis pourtant allé jusqu'au bout de ma lecture, en étant attentif du mieux que je pouvais, plus j'avançais dans ma lecture et plus cet écrit me déplaisait, il est très ennuyeux.

C'est un texte larmoyant, je m'explique, c'est dégoulinant comme dans cette strophe :

" Au loin, un anonyme m’écrit
Il me parle de Bukowski
Me dit : « Écris jusqu’au sang,
Tes univers sans testaments.
Tu es dans le VRAI ! »
Mais je n’écris que du faux,
Avec une plume de clavier,
Sans papier, sans encrier,
Sans le savoir des justes,
Sans la connaissance du précieux…"

Il est joué sur la tonalité du "Vrai" pour du "Faux", je n'aime ce faux-semblant ... Ce côté, je ne suis pas poète, je ne sais pas écrire, je suis "nul" ... et j'en passe.

"Ma vie de zéro", là on en remet une couche, "que je n'ai jamais su écrire, je ne peux vous mentir" et à nouveau "je ne peux vous mentir", des fois que l'on n'est pas bien compris.

Jusque dans le titre " les gouttes ne doutent jamais", jusqu'à la fin dans ces deux phrases très appuyées :

" Ce sont des gouttes que je vois derrière ma fenêtre,
Elles s’écrasent sans le doute, sans le souci d’être…"

Trop, c'est trop, le doute a sa raison d'être et surtout lorsqu'on écrit, mais de-là à se complaire dedans, à sans gargariser, il y a un juste milieu ...


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