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PostBlue : 5:14:31
 Publié le 13/12/10  -  24 commentaires  -  528 caractères  -  710 lectures    Autres textes du même auteur

Dévorer les désirs (...) au bout d'une léontine / Le temps ne finit pas de s'arrêter.


5:14:31





Dévorer les désirs rampant
au bout d’une léontine

Le temps ne finit pas
De s'arrêter

Dévorer les désirs
gravés
au bout
d’une léontine
le temps
ne finit pas
de s'arrêter

Dévorer
les désirs
rampant
au bout
d'une
léontine
le
temps
ne
fi
nit
pas
de
s'
a
r
r
e
.
.
.


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   ristretto   
1/12/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
superbe photo, mise en page judicieuse parfaitement adaptée à ce désir obsessionnel et montant lelong de la chainette ..comme la peite bête qui monte qui monte

un grand plaisir à lire ce poème

   Anonyme   
5/12/2010
 a aimé ce texte 
Vraiment pas ↓
Je suis d'accord pour que la poésie soit un laboratoire d'originalité, mais là on tombe dans l'exagéré! Il n'y a rien d'original, pas de travil selon moi. Si écrire consistait à mettre des mots à la suite peut être que ce texte serait un poème, mais il faut structurer ces mots, leur donner une force, ce qui n'est pas le cas ici.

Bref, pour moi ce n'est pas un poème.

   Arielle   
8/12/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Après avoir cherché le sens de "léontine" que je ne connaissais pas j'ai apprécié ce calligramme auquel j'aurais bien ajouté un T pour terminer sur un arrêt . .
"Dévorer les désirs rampants" j'aime beaucoup mais pourquoi ne changer que le qualificatif dans la seconde strophe sans le changer dans la troisième ?

   Anonyme   
13/12/2010
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Ce texte est "amusant", mais je ne vois pas en quoi c'est de la poésie... Et je ne comprend pas le sens de cette "léontine".
Par contre félicitation pour la photo, elle est bien choisie et très belle !

   Anonyme   
13/12/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Et bien, moi qui ai trop souvent l'impression, s'agissant de manie de mise en page, qu'on se paie ma tronche, je me dois d'admettre que celle-ci me plait beaucoup.

Voir du sable s'écouler dans un sablier serait plutôt de nature à me foutre les jetons, mais là, c'est délicat, ça se mange sans faim.
Quel joli mot que celui de léontine (tellement désuet que mon correcteur orthographique me le surligne en rouge) !

Et finir... ou suspendre... par trois points... là... vraiment !... on frôle le chef-d'œuvre ! ;-)
Et puis, Paris s'écoulant dans un sablier, ça me plait aussi ;-)

   bulle   
13/12/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Pour moi, la poésie est un esprit. À ce titre, peu importe la manière de transmettre un message, à partir du moment où la mise en forme est cohérente avec le fond.

J'ai beaucoup apprécié ce texte parce qu'il reproduit, justement et judicieusement ce que le message tend à faire passer.

Le temps qui s'égrène, le temps qui fuit, le temps qui passe, qui diminue, qui disparaît... et qui pourtant demeure tout en mourant...

   Alexandre   
13/12/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour PostBlue ! Vous avez dit léontine ? Ni Google, ni Larousse, ni Alexandre ne connaissent ce substantif qui doit pourtant avoir un sens que j'espère découvrir très bientôt.
Pour le reste, la photo est belle, la disposition originale mais, faute de "léontine", je ne peux vraiment pas juger de la valeur ajoutée poétique de cet étrange... poème !
Je garde une éventuelle appréciation pour plus tard... si la lumière daigne arriver jusqu'à moi !
Ca y est ! Que la lumière soit et la lumière fut !
Cette fois, la léontine étant une chaîne de montre féminine, je comprends mieux. Je ne savais même pas que ça existait, j'en
étais resté à l'oignon de gousset masculin...
Cette fois ma lecture a un sens, mais tout ceci me laisse quand même dubitatif... quant au côté poétique suspendu à cette sacrée léontine. Je mettrai bien pour le côté imaginatif de la présentation. Merci pour le renseignement. Alex

   Heisenberg   
13/12/2010
Commentaire modéré

   widjet   
13/12/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
D'ordinaire, je ne suis pas client de ce genre d'effet, mais là, étrangement, ça passe.

Je pense que l'une des raisons est la sobriété de "l'effet spécial" et son évidente pertinence. Ici, la forme sert bien le fond, il faut être de mauvaise foi pour ne pas l'admettre. Ensuite, la photo. Très jolie, sobre aussi, mais belle et là aussi fort à propos (avec le titre). Néanmoins, je me pose la question : que suis je sensé évaluer en premier lieu ? Le texte non ? Les mots ? La résonnance de ceux ci ? En d'autres termes, est ce que mon évaluation (et celle de mes compères) eut été la même si la photo était absente ? Je suis certain que non.

Maintenant et une fois encore parce qu'elle colle au fond, je ne vais pas la dissocier de l'ensemble dans mon évaluation.

Sur les mots eux même, je suis moins emballé. "Léontine" c'est très musical, mais j'ai un peu l'impression que ce mot a été placé un peu pour faire parler et interroger le lectorat (ça a marché d'ailleurs). Tout comme Arielle, je me demande pourquoi l'auteur n'a pas repris les mêmes mots (figés et gravé)

Voilà pour moi.

W

   Lhirondelle   
13/12/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Bonsoir Postblue

Un calligramme, une photo... Belle chaînette de mots bien à-propos et juste le temps de dire que je trouve l'ensemble agréable à regarder, à lire...

L'hirondelle

   Anonyme   
13/12/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↓
J'aime bien, malgré le fait que le "decrescendo" n'est presque pas assez marqué pour moi ; je n'eus pas été contre une strophe de plus.

Idem pour le premier "Le temps ne finit pas /De s'arrêter", il aurait été plus pertinent sur une ligne, à mon sens.

Mais j'apprécie. C'est sobre, percutant, j'aime l'alternance rampants/gravés.

   Anonyme   
13/12/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
répétition, répétition, la répétition m'énerve. bon j'avoue que ce petit texte me fait travailler mon imagination, mais c'est vraiment parce que j'essaie de trouver un sens. je ne vais pas non plus m'auto-vibrer.

je ne trouve rien de plus à ajouter.

   Heisenberg   
14/12/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Il est dit que le plaisir étant éphémère, et le désir durable, les hommes sont plus facilement menés par le désir que par le plaisir, je pense que cette poésie l'illustre parfaitement. Par ailleurs je vois dans la forme du dessin une représentation d'un sexe féminin auquel on s'abandonne dans les replis du temps. Enfin pour paraphraser Grimaldi "Le temps est […] toujours décevant puisqu’il est l’ajournement de l’avenir ; et toujours enivrant puisqu’il est la promesse de l’avenir. Cette ambiguïté est celle du désir : à la fois espérance et insatisfaction, joie de conquérir et tristesse de posséder, promesse et désenchantement, ....." Merci POSTBLUE

   Lechat   
14/12/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Postblue

C'est bizarre, un texte tout simple avec une phrase que je trouve magnifique "Le temps ne finit pas de s'arrêter".
Et pourtant, je suis sûr que ce poème va me rester longtemps dans la mémoire. En fait, il me fait plus l'effet d'une photographie que d'un texte. Comme un instantanné de mots qui tape en plein dans le mille.
La concision du texte fait sa force et son expressivité.

   shanne   
14/12/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,
Je ne me lasse pas de regarder cette poésie, comme si j'étais devant un chef d'œuvre qui stimule les sens. Pour moi, tout est parfait, le choix de la photo, des mots glissés et la présentation. Super...et un grand bravo

   Anonyme   
14/12/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un poème tout visuel, j'aime ton calligramme en forme de flèche. On a l'impression d'un prolongement naturel entre l'illustration et le texte. Ici la répétition des vers ne m'ennuie, c'est un peu comme l'écho d'une horloge au tic-tac régulier. Il y a de l'innovation dans cette présentation et les mots semblent prendre une importance particulière. Bonne continuation !

   Anonyme   
15/12/2010
Commentaire modéré

   Anonyme   
15/12/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Cela me rappelle les calligrammes d'Appolinaire. Je trouve l'association de l'horloge en photo et du texte très réussie. Ce texte qui s'étire jusqu'à n'être plus que des points. Les points suspendent le poème qui est une litanie. Le procédé et ces quelques mots ont eu sur la lectrice assidue de poésie que je suis leur effet.

   Anonyme   
15/12/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Une poésie comme je les apprécie.

Tant dans l'utilisation et le choix des sonorités dures associées aux sifflantes que dans le rythme imposé (ou suggéré) et la suite.

La suite, les mêmes vers déclinés de manière différente, ajoute à l'impression d'arrêt sur le temps, et me fait penser à un bonbon que l'on garde sous la langue, avant de le faire rouler, de le déposer sous la langue à nouveau pour en savourer le goût jusqu'au bout.

Je me demande encore si vous exprimez l'envie de voir le temps se remettre à avancer, ou si vous désirez exprimer l'envie de le voir rester à l'arrêt.

L'effet instantané est renforcé par l'image. Arrêt sur le temps.

J'apprécie l'utilisation de la léontine.

La fin, l'arrêt arrêté avant la fin laisse penser à une reprise de la trotteuse, tout autant que son inverse.

Intéressant, à n'en pas douter. On s'approprie aisément l'oeuvre et on la contextualise à loisir.

   framato   
15/12/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une boucle temporelle lascive qui n'en finit pas de s'étirer comme pour mieux s'arrêter... Dévorante, comme le temps qui nous ronge, implacable, puisqu'il n'en finit jamais... de s'arrêter.
J'aime l'infini (le non fini) de ce texte en suspension. La variation sur un seul mot de chaque strophe m'a fait penser à Soie, de Barrico, qui utilise le même type de procédé dans ce roman court. C'est bien vu, et, quant à moi, je suis persuadé que sur une telle structure (elle me semble très présente, malgré l'étiolement dû à mise en page et que je trouve très pertinent) faire plus long aurait été trop lourd.

Un texte vraiment intéressant. Merci Postblue. Le fond et la forme se rejoignent bien sur ce texte. Bravo !

   aldenor   
15/12/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Il n’y a pas beaucoup de texte, alors autant approfondir au mot à mot :
Ce ne sont pas des « désirs rampants », rampant est au singulier ; donc qui dévore les désirs, rampe au bout de la léontine.
Par contre ces désirs sont bien gravés, au pluriel, au bout de la léontine dans la 2eme strophe.

Bon. Ceci dit, je n’aime pas trop le verbe ramper dans ce contexte ; descendant ou glissant par exemple me paraissent plus seyants à l’intemporel.

« Le temps ne finit pas
De s'arrêter »

La coupure est heureuse, comme un arrêt avant l’arrêt, elle évoque bien la perpétuité de l’arrêt. Et la conception elle-même du temps qui s’arrête sans cesse est troublante et poétique.

Enfin je trouve le calligramme réussi : Le temps qui se morcelle, s’étire, s’égrène, disparaît...

   Raoul   
17/12/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Le texte et ses nuances est fin, subtilement joli, intemporel. Il résonne bien. L'utilisation du rare léontine est intrigant, charmant, et les points de suspensions finaux viennent à point nommé pour que ce soit parfaitement équilibré.
Seul petit "reproche", le choix de la photo qui entraîne un peu trop le calligramme vers le suranné et le nostalgique à mon goût.
Sinon, agréable lecture.

   PierreLune   
29/12/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Postblue très belle présentation visuelle qui évoque à la fin l'arrêt du ressort de la pendule. Par contre je trouve qu'en poésie la photo "trop réaliste" ne sied pas. Elle est par trop parlante. J'aurais préféré une pendule dessinée au fusain et plus "fondue". Je suis allergique aux photos trop délimitées je préfère des frontières floues...
Sinon votre poésie rythme à merveille tous les désirs ancrés à chaque portion de temps symbolisés par les flèches. Bravo pour votre audace à vouloir arrêter "comme en dehors du temps" ces désirs...Et aussi bravo à l'art que vous avez en me faisant ressentir tant d'émotions avec si peu de mots. Ici la répétition me semble indispensable et donne vie à votre poème.
Si seulement nous pouvions écrire le plus beau poème du monde avec un seul mot... Réduire réduire comme vous le faites j'aime beaucoup.

   PostBlue   
15/3/2011
Petite piqûre de rappel à l'occasion du changement de catégorie.

   David   
21/3/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Postblue,

C'est une montre à gousset je crois que tient le lapin d'Alice au pays des merveilles, mais le point commun, ça serait cette impression d'éloignement de la fin, comme si la phrase s'en allait avec le texte sous les derniers points, laissant le lecteur comme Alice, à vouloir courir après. Le mot "léontine" est étrange aussi, je le lis comme une féminisation d'un prénom masculin, moins criante à une époque où il était plus courant, mais aujourd'hui assez androgyne (je me rappelle alors de "Ernestine" de Noir Désir, avec un peu la même impression).

Quand à la phrase elle-même "dévorer les désirs" c'est un kaléidoscope je dirais : on dévore sa proie, on dévore les livres, c'est une image de la passion, alors dévorer les désirs eux-mêmes, c'est une surenchère, un rêve d'Icare.

Puis vient le pléonasme : "Le temps ne finit pas/De s'arrêter", c'est la même distance qu'entre le Carpe diem et la fable du lièvre et de la tortue, comment profiter de l'instant si celui-ci, son profit, dépend d'une certaine indifférence à celui-là, l'instant pour lui-même. À part ce deuxième lapin dans cette histoire de montre, il y a aussi ce verbe "arrêter" qui mènera à la fin du texte, ouverte sur ces trois points verticaux, qui ont bien l'air de le contredire : le temps ne s'arrête pas... à moins de garder les yeux sur la montre, à moins de compter les secondes au petit matin, à moins d'être envahis de désirs rampant, ou gravés, ou même les deux à la fois...

   Marie-Ange   
13/11/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Le temps qui n'en finit pas d'être le temps, sa sempiternelle ritournelle dont on ne peut se passer, est-ce qu'on la subit, ou est-ce qu'on la vit, comme Anonyme l'idée première fut celle du sablier, le temps qui fait et qui fera encore encore couler beaucoup d'encre.


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