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| Lebarde
8/1/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Encore un sujet lugubre et macabre sur la mort et l'au-delà alimenté par une légende de la Basse Bretagne.
La source est intarissable lorsqu'il s'agit d'évoquer "autour de l'âtre", avec moult détails morbides , "l'autre monde ", celui des Anaons et des Trépassés. Ce poème sombre, ténébreux à souhait, exploite comme il se doit le filon. Il n'est pas fait pour s'esclaffer et remonter le moral du lecteur... "Une seconde légende bretonne" cela va, mais il faudrait la prochaine fois trouver une histoire plus gaie, je sais qu'elles sont rares en Bretagne ...peut être voir du coté de Merlin l'enchanteur! Pour le reste: l'écriture sans reproche et fluide peut séduire! je le suis modérément. En EL Lebarde |
| Donaldo75
11/1/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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J’aime bien ce poème dans ce qu’il a de sombre et dans la forme maitrisée qui en magnifie le fond. L’ambiance est mystique, avec une tonalité funèbre empreinte de sacré. Le choix du sonnet renforce le ton grave, donne une dimension incantatoire. L’imagerie est forte, opposant le macabre ((orbites vides, os glacés, limon humide) au charitable (pain béni, fruit), amplifiant ainsi la tension dramatique. L’ensemble est efficace et sa forme classique le sert bien.
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| Ornicar
11/1/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime bien
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Avant même d'entamer ma lecture, j'ai reconnu l'auteur grâce à... l'exergue : "une seconde légende bretonne". Comme dans "Les lavandières", l'ambiance est lugubre et imagée. J'ai apprécié l'écriture élégante et soignée, fluide et musicale. A aucun moment je n'ai senti le travail d'écriture. Les rimes, dont certaines - en "able" - sont parfois riches, semblent alors tomber naturellement sous la plume et la langue, comme si elles n'étaient conviées que par l'appel de ces âmes mortes et le déroulé de la légende, en dehors de toute autre nécessité.
Sur l'échelle de mon ressenti, ça reste toutefois assez "sage". J'aurais souhaité un grain de folie supplémentaire. Bien que plaisant, le résultat final est conforme à ce que j'en attendais. Je ne suis ni déçu, mais pas davantage surpris. Ceci étant dit, c'est incontestablement de la belle ouvrage. |
| LeChevalier
13/1/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Je ne suis pas savant en mythologie celte, je ne peux donc pas juger l'authenticité du propos. En revanche, j'estime que l'ambiance funèbre est cohérente, sans maladresses quelles qu'elles soient. Je pourrais dire que je n'aime pas le thème mais j'aime la manière dont il est exécuté, par des moyens stylistiques. La fin du poème est bonne car elle élargit le propos au-delà de la mort. D'ailleurs, je me suis souvenu de « Christine » et du « Jugement de Komor » de Leconte de Lisle, poèmes d'inspiration celte.
Pour la technique des vers, je respecte les rimes pour l'oreille, même si défunts - fins me déplaît pour deux raisons : je ne prononce pas un comme in et j'ai trouvé que ce procédé éviter la difficulté créée par -funts. Le seul défaut que je ne peux accepter, c'est l'utilisation des mêmes rimes dans les deux premiers quatrains. Comme si vous aviez voulu faire un sonnet mais avez changé d'avis à mi-chemin. |
| Provencao
13/1/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Bonjour Curwwod,
Ô légende nuit sans qui la mythologie ne serait pas ce qu’elle est; c’est-à-dire ne serait pas ; à elle seule convient peut-être l’apposition du mythe; ou au moins, le cérémonial insolite, rôdant, doxal et paradoxal, cartel du secret. Au plaisir de vous lire, Cordialement |
| papipoete
13/1/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime bien
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bonjour Curwwod
Si vous ne craignez point pour votre vie, passez la tête au-dehors, où vous verrez avancer le cortège funèbre des Anaons, par qui se scelle le sort de la mort. Réunis autour d'une table, ils égrèneront la liste de ceux que le trépas, a convoqué pour le grand départ. NB ce récit glaçant fait craindre que ce soir, la nuit tombée, l'on frappe à notre huis, et découvre un personnage horrifique nous faisant part de ceux qui ici mourront... ( moi ou Elle ) cependant, si ce texte remonte à des moments anciens, l'actualité ne fait pas mieux, avec ces futurs condamnés de Crans, ces manifestants de Téhéran... " appartient à Dieu seul ", maître de toutes fins...à croire qu'il eut une petite moustache, qu'il eut les cheveux peroxydés... la seconde strophe a ma préférence. au 4e vers, " bruit " peut se pronnoncer en diérèse et donner 13 pieds... Au final, selon moi " défunts et fins " ne riment pas, de par leur sonorité différente |
| Polza
13/1/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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J’avoue avoir eu beaucoup de mal à rentrer dans ce poème.
Ce sont les deux premiers vers qui m’ont quelque peu gêné. « Voyez passer à l’heure où triomphe la nuit Des Anaons transis le cortège innombrable : » Je n’ai su comment lire ce passage, il manque de ponctuation selon moi. Peut-être : Voyez passer, à l’heure où triomphe la nuit/Des Anaons transis, le cortège innombrable : aurait facilité ma lecture et ma compréhension… J’aime les contes et les légendes, j’ai donc persévéré et j’ai bien fait, dans l’ensemble, j’ai plutôt apprécié votre nuit des Anaons. Dans toute la première partie de ce poème, il y a une forte assonance en i qui n’est pas indispensable à mon avis. « Ils cheminent derrière un recteur vénérable » là, c’est du chipotage, mais j’aurais trouvé plus fluide un recteur honorable, même si cela changeait légèrement le sens… « Car le temps de mourir comme le temps de naître Appartient à Dieu seul, maître de toutes fins… » Je ne connais pas la légende des Anaons, mais j’ai trouvé dommage de venir mêler Dieu à cela, je trouve que ça fait moins légende pour le coup. En plus, le poème se termine sur une considération, je trouve cela encore plus dommageable. J’aurais aimé rester dans la légende et le merveilleux du début à la fin (fins…) « l’huis, défunts (defœ) et fins (fε) » vous empêchent d’apparaître dans la catégorie classique, je ne sais si c’était voulu dès le départ ou pas… C’est une légende plutôt plaisante à mon goût qui aurait peut-être mérité d’être étirée sur la longueur. |
| Kirax
13/1/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime un peu
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Je crois que j'ai un peu moins aimé que le précédent poème, mais cela demeure un très bon travail, un ambiance très travaillée et une versification de qualité.
Aucun doute : le dernier quatrain a ma préférence. Merci pour ce moment de légende. |





