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Poésie contemporaine
Roxanne : Trahison
 Publié le 14/01/26  -  6 commentaires  -  892 caractères  -  50 lectures    Autres textes du même auteur

On dit qu'être grands-parents, c'est aimer deux fois.


Trahison



Verveine et gâteaux secs : Mamie et son amie,
En conclave vermeil, sucrettent* de patois,
Sur la nappe Vichy, le goûter d’autrefois,
Au parfum éternel d’une éphémère envie.

Gauloise et Heineken : Papi nous initie,
Sifflotant sous le peigne enduit de gomina,
Pour un tour en cachette à dos de Flandria,
Aux petits interdits, épices de la vie.

Par ces vieilles chansons, Grand-mère, fille-mère,
Dissémine au jardin un tabou d’après-guerre,
Où m’accueillent ses fleurs sous l’œil gris des voisins.

Cet amour exclusif sombra dans l’allégresse
D’un repas de Noël : cette même tendresse
Embrassait en son cœur cousines et cousins.


__________________________________________________________________
* Néologisme formé à partir de « sucrette » : petit comprimé de sucre de synthèse.


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   A2L9   
7/1/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Les souvenirs, ceux qui se partagent, ceux qui se gardent, un amour qui se partage, un amour qui se garde.
Mamie ne fume pas, ne boit pas de bière et Papi prendra bien un gâteau sec, on dit beaucoup de choses.
J'aime bien lire le sentiment de cet enfant lorsqu'il observe ses grands-parents et la cousinade.

   Lebarde   
8/1/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
Les grands parents ont de l'amour à distribuer aux petits enfants ( et aux enfants) en parlant d'un passé qu'ils retiendront certainement à force d'avoir été raconté et entendu; mais peut être aussi des secrets difficiles à dévoilerr qu'il faut bien un jour qu'on sache:

"Par ces vieilles chansons, Grand-mère fille-mère,
Dissémine au jardin, un tabou d’après-guerre,
Où m’accueillent ses fleurs sous l’œil gris des voisins."

Le "repas de Noël" est propice aux confidences et aveux "dans l’allégresse".

Hormis le titre "Trahison" qui m'échappe un peu, mais soit...
j'aime bien ce sonnet plein de pudeur, de délicatesse et de tendresse comme savent le faire les grands parents, mais dont le style télégraphique des quatrains peut surprendre dans le contexte.

Merci pour cette belle preuve d'amour et de confiance.

En EL

Lebarde

   Ornicar   
11/1/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Parfum de nostalgie.
Il y a une couleur, une poésie, une tendresse du regard dans ce poème. Le contraste entre les deux quatrains (activité "salon de thé" avec mamie dans le premier et "400 coups" avec papi dans le second) est amusant et le reflet d'une certaine époque. Comme une division genrée des tâches. Il rappellera des souvenirs à certain(e)s et fera naître alors un sourire. La tonalité se fait plus grave dans le premier tercet. Seuls bémols : le titre et le tercet final dont je ne saisis pas le sens, ni pour l'un, ni pour l'autre. Mystère... J'espère que l'auteur(e) pourra éclairer ma lanterne.
Jolie trouvaille très imagée que ce "conclave vermeil". Le néologisme n'est pas mal non plus.

   Donaldo75   
12/1/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Souvenirs, souvenirs....

"Verveine et gâteaux secs : Mamie et son amie,
En conclave vermeil, {sucrettent*} de patois,
Sur la nappe Vichy, le goûter d’autrefois,
Au parfum éternel d’une éphémère envie."

J'aime bien cette utilisation de la forme néoclassique pour décliner ce thème. Le résultat livre une poésie subtile, imagée, tonale dont la lecture réchauffe au coin du feu.

   Provencao   
14/1/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Bonjour Roxanne,

Ressentir, habiter cette profondeur de grande délicatesse, loin d’être pur ressenti, contient un éclat bien plus éthéré que cet âge d'or confortable partout énoncé comme accomplissement de la vie.

Mon passage préféré:

"Par ces vieilles chansons, Grand-mère fille-mère,
Dissémine au jardin, un tabou d’après-guerre,
Où m’accueillent ses fleurs sous l’œil gris des voisins."

Au plaisir de vous lire,
Cordialement

   papipoete   
14/1/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
bonjour Roxanne
Face à nous papi et mamie vivent leur vie, entre gâteaux secs et copines attablées. D'un clin d'oeil, je suis à l'arrière de la Flandria pour une chevauchée fantastique.
Au jardin, mamie fait le tour de ses fleurs, leur parlant de son secret, tabou d'un autre temps, mais moi je sais...
NB une scène de vie charmante, où l'on sourit se rappelant de ces moments, quand nous étions enfants, alors qu'aujourd'hui, nous voici les acteurs principaux de ces rôles.
Clope et cannette de concert, et la Flandria fumant de son huile de ricin...
le premier tercet pour une raison personnelle, m'attendrit particulièrement.
je ne vois pas ce qui s'oppose au néo classique ?


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