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Poésie en prose
Cyberalx : Leur façon de vivre
 Publié le 26/08/08  -  9 commentaires  -  1916 caractères  -  53 lectures    Autres textes du même auteur

Une prose inspirée par les gens qui me font de la peine.


Leur façon de vivre



Emportés.
Régis par le rien qui les tue gentiment, anesthésiés par la misère cathodique dans un océan d’encre invisible, les grands-parents oubliés, victimes de guerres commerciales, les mènent dans des écoles pour idiots, leur font manger la nourriture des esclaves, alors que pervers protégés et racistes tolérés dansent sur les ruines des idéaux bafoués et des utopies détruites.

Impuissants.
Regardant, passifs, leurs dictateurs élus assis sur l’immense pile de bibles sans preuves qui chantent l’heureuse mort de l’intelligence, le règne du plus riche, la carrière du menteur, le massacre assumé de ce qui dépassait, l’annihilation de la différence.

Contrôlés.
Mâchant la carcasse de cerfs sans bois et d’éléphants sans défenses, dans les usines fratricides où leurs fils abusés mettent une nouvelle fournée de livres dans l’incinérateur cynique appréciateur.
Des grappes de bombes atomiques surplombent des visages inexpressifs, rangés entre les femmes battues et les loisirs indispensables hors de prix.

Inutiles.
Le sang factice derrière les révélations superficielles teinte l’intérieur de leurs crânes d’ennui programmé, la routine fragile liée à des filatures tout juste camouflées se faufile et s’incruste dans leurs vies dissolues.
Les rires creux de panses gonflées d’air résonnent dans la tête vide des enfants écartelés sur l’autel de la stabilité.

Résignés.
Le tribunal muet, au jury corrompu, glorifie militaires et supporters de tous bords qui, juchés sur les cadavres de chiens dociles, hurlent qu’ils n’existent pas, que la haine est utile.
Les sanglots adipeux de patrons héritiers coulent et noient la chair de ceux qui ne choisiront jamais rien.

Et la pluie n’y peut rien, le vent non plus.

Les morts-nés imbéciles avancent en troupeau, marchant au pas dicté par leur nature éphémère.


 
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   David   
26/8/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Cyberalx,

Le fond est plus désespéré que le ton, marqué de rebellion implicite, et c'est trés bien d'arriver à la faire ressortir de cette façon.

   Anonyme   
26/8/2008
 a aimé ce texte 
Bien
Quelle agréable surprise Cyb !

Je te découvre poèteuh..

Ce texte a du sens, et pas des moindres
J'adhère ; il n'est point besoin de faire des métaphores tordues pour une belle expression poétique.

Une critique cependant, tes phrases sont longues et cèdent à des règles un peu trop scolaires

   Max-Louis   
26/8/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bon jour Cyber,

Ce texte me rappelle (je ne sais pas pourquoi) la chanson
De Jean Ferrat " La montagne " de 1964 et ce fameux vers:
" Manger du poulet aux hormones" mais ton texte, de ton
(sans sauce tomates) et de rythme, se prend au concert
D'une critique sociétale qui ne fait pas dans la dentelle !
Bref, on le subit et il traverse les parois de notre confort,
Qui somme toute tient à un fil qui est prêt à rompre pêle-
Mêle dans nos angoisses d'un avenir incertain qui nous mord !

Max-Louis

   FABIO   
26/8/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Jolie constat de notre société. Toutefois c'est tellement fataliste.Je t'assure il y' a encore du bon et des solutions a trouver pour améliorer tous cela. Pour la forme c'est vraiment bien travaillé, les images sont limpides et précises comme une arme de point

   clementine   
26/8/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Emportés, impuissants, controlés, inutiles, résignés, morts-nés, éphémères.
Est-ce ce que nous sommes pour la majorité?
sans doute mais aussi parfois:
Emportés par la foi, par un idéal.
Actifs pour lutter contre les dictateurs comme l'ont fait nos parents avant nous.
Refusant les controles et méprisant les loisirs factices et couteux, se contentant d'un bout de ciel, heureux simplement de promener avec son chien.
Utiles en accomplissant des tâches simples car aider un seul être, c'est aider l'humanité.
Jamais résignés, toujours cultivant l'espoir comme Nelson Mandela.
Marchant seul à contre courant et puis s'apercevoir qu'on est suivi par beaucoup d'autres.
Ephémères, c'est indéniable.
Oui, c'est sûr, il y a en chacun de nous le pire et le meilleur.
Merci Cyberalx pour ce texte qui chambouille un peu et met cartes ouvertes sur table.

   Anonyme   
27/8/2008
 a aimé ce texte 
Bien
Pour ma part, j'ai très vite pensé à "hexagone" de Renaud, en version sombre et désespérée.
Un peu trop emporté ? un peu trop manichéen ?
Il me semble qu'on peut rester scotché à la "misère cathodique" sans pour autant être régi et gouverné par ce rien. Qu'il n'y a pas que des "écoles pour idiots", et qu'il n'y a pas tant d'idiots que ça ! Qu'il n'y a pas que des tribunaux "au jury corrompu".
Je n'ai pas pour habitude de boire l'ami Ricorée tous les matins dans la prairie de ma petite maison, pourtant. je suis plutôt sombre de tempérament ! Voilà pourquoi d'ailleurs je jubile un peu à cette lecture.
Mais bon, Hasta sempre !

   Anonyme   
27/8/2008
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
la forme est maitrisée sans doute... on sent le travail que chaque phrase a dûe demander avant d'être finalisée... sinon pour le fond je reste sceptique... et il m'a même ammené à me poser cette question : est-il possible de vivre ou tout simplement survivre lorque l'on a une vision du monde et des humains aussi noire, pessimiste et desespérée ? - je peux comprendre et apprécier la lucidité sur les failles incommensurables des systèmes et des valeurs humaines, mais j'ai du mal avec cet sorte de dénigrement systématique qui ne pose l'humain qu'en victime ou voire pire, bien pire, en machiavélique fomenteur de sa propre destruction... j'aime bien sentir, mais c'est mon sentiment hein ? comme d'hab, sous la désillusion, sous l'extrême clairvoyance un peu de bonté et d'optimisme, car l'humain c'est ça aussi non ?

   Anonyme   
1/9/2008
 a aimé ce texte 
Bien
Étrange sentiment à la lecture: les phrases trop longues, à mon gout, cassent le rythme. Mais le fond sonne juste pourtant.

Un pessimisme que je ne comprends pas très bien, mais je suis trop optimiste peut être.

Des phrases qui me choquent: "des écoles pour idiots", d'autres qui m'enchantent "bombes atomiques.....femmes battues".

Bref, un texte surprenant, peut être trop manichéen parfois.

   Anonyme   
5/9/2008
Je ne jugerai ni commenterai la forme, car je n'ay connais pas grand-chose. Pour le fond, j'ajouterai mon grain de sel :

les mènent dans des écoles pour idiots
Je dirai plutôt écoles idiotes, comme expliqué sur le forum.

racistes tolérés
Il est vrai que le racisme existe, mais cependant je pense qu'il a fort heureusement décliné ces derniers temps, qu'il n'est pas si toléré que ça, et qu'il y a des idéologies idiotes qui sont plus à craindre actuellement.

heureuse mort de l’intelligence
La mort de l'intelligence ? Je ne pense pas. Pas du tout. L'intelligence et les gens intelligents (comme toi Cyberalx) existent et existeront toujours à mon avis. Ce qui est en train de se passer, ce me semble, c'est que l'intelligence perd sa place de choix au sommet de la société, si un jour toutefois elle a occupé cette place.

Les sanglots adipeux de patrons héritiers coulent et noient la chair de ceux qui ne choisiront jamais rien.
Parce que les patrons, eux, choisissent ? Non, ils subissent eux aussi la marche infernale de notre société aux fondements idiots, sauf que eux en sont les bénéficiaires. Au contraire, le choix est la dernière nécessité, je dirais. Un pauvre doit se demander si il va acheter les fournitures scolaires de son fils ou un steak. Un riche prend les deux et bien plus encore, sans se poser de questions. Je sais que tu ne voulais pas parler de cela, mais plutôt du "sens de sa vie". Moi je dis que le fils d'un PDG aura autant de chances de devenir boulanger qu'un fils de boulanger de devenir PDG, et cela par simple conformisme et obligations.

Je ne noterai pas car il ne s'agit que d'opinions, dont je ne suis pas sûr par ailleurs qu'elles aient leur place dans un commentaire, mais après tout. En tous cas félicitations Cyberalx pour t'être attaqué à ce texte ambitieux et qui nous force à nous avouer une chose : notre société est à refaire, peut-être bien à partir de zéro…


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