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Poésie néo-classique
Faige : Dialogue mystique
 Publié le 26/08/08  -  4 commentaires  -  754 caractères  -  70 lectures    Autres textes du même auteur

Sonnet en prière.


Dialogue mystique



Les mots s'imposent comme Tes mains à mon front,
Dans Tes bras ils me jettent éperdue sur la page,
Loin des flots agités, blanche sous Tes ravages...
Tu gommes encore, complaisamment, mes affronts,

Pour que je lève enfin, sous l'effet de Ta grâce,
Un regard d'Amour, aussi fruit d'une audace
Impie, car comment puis-je parler aux Cieux
Quand l'Homme lit, écrit et T'oublie, ô Dieu,

Quand de si pauvres pointes osent ainsi s'élever
Au sommet d'une gloire armée pour effacer
Ton Appel perdu en une foi repoussée,...

Et pire, jadis pure, à présent je T'ignore,
Pour tracer, à grand-peine et d'une plume d'or
Factice, des mots trop brillants à Ton Silence.


 
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   Anonyme   
26/8/2008
Dans /Tes/ bras/ ils /me /jet/ten/t é/per/due/ sur/ la /page,

13 syllabes

Tu/ gom/me/s en/co/re,/ com/plai/sam/ment,/ me/s a/ffronts

13 syllabes

Un/ re/gard /d'A/mour/, au/ssi/ fruit/ d'u/ne au/dace

11 syllabes

Quand/ de/ si/ pau/vres/ poin/te/s o/sen/t ain/si /s'é/le/ver

14 syllabes

   David   
26/8/2008
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Faige,

Les images sont menées avec tact ; dans "ils me jettent éperdue sur la page, Loin des flots agités, blanche sous Tes ravages... Tu gommes encore" il y a une page blanche, une idée de plage.

Le mysticisme, la spiritualité, est revendiqué presqu'à chaque vers par les majuscules nombreuses, le vocabulaire ; rien de trop lourd pourtant, le sonnet comme forme doit y être pour quelque chose, la subtilité ressort par exemple dans ce "ô dieu" qui pourrait être lu comme - odieux - pour cette "Homme" qui lit, écrit, la majuscule n'est plus divine.

L'image de la montagne dans le premier tercet est trés bien trouvé, c'est du Moise (le prophète qui s'est fait faxer les dix commandements)

Pour la fin l'association de "pire" et "pure" me plait beaucoup, que pourrait être - pire que pure - ? et cette fin sur le silence qui est si présent dans plein de poèsie.

Je suis d'accord avec Emrys pour la mesure des vers, je reconnais dans tes fautes des confusions sur le silence, encore lui décidemment, par exemple :

"Quand de si pauvres pointes osent ainsi s'élever"

Lire - pointezosentainsi - ne pas faire silence sur les liaisons avec le pluriel, ne vient pas facilement, et comme évidence non plus, une lecture poétique serait forcément appliquée ?

   Anonyme   
27/8/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Et la césure du sixième pied, faige ! Allons ! Elle coupe "comme" en deux (vers 1) ^^
un défi à Dieu soi-même, mais aussi un défi à l'académisme de la poésie. Le jeu en vaut la chandelle.
"en une foi repoussée" : je l'entends aussi ainsi : "en une fois repoussé" (repoussé s'accordant à appel) = Tu es expéditive et déterminée.
Il est pire que pur, cet affront, il déclame ton ignorance des règles de métrique ainsi que des lois divines. C'est convainquant. Bravo !
Ton idée de jouer avec l'épaisseur et la droiture des caractères penche à épaissir le propos.

   Anonyme   
27/11/2016
 a aimé ce texte 
Vraiment pas ↑
Je n'aime pas cette profusion de majuscules, pour ma part, elles n'apportent rien à l'écrit, et je les trouve disgracieuse. "Le dialogue mystique" n'a nul besoin de cette démonstration, il est suffisamment parlant.

Pour ce qui est le fond du texte, à chacun son ressenti à ce sujet, comme on dit "chacun voit midi à sa porte". C'est un texte qui en moi n'a pas de résonance, puisqu'il s'agit d'une prière et qu'elle ne m'est pas adressée. Ici en l’occurrence aucun partage, c'est un acte personnel qui me peut que me laisser de marbre.

Je ne suis pas arrivé à sentir le côté poétique ce texte. Il ne me suggère rien, aucune image n'a fait basculer mon émotion.


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