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Poésie libre
cyclo : V. W.
 Publié le 04/07/08  -  6 commentaires  -  789 caractères  -  64 lectures    Autres textes du même auteur

Hommage à Virginia Woolf, et à sa mort choisie.


V. W.



À la fraîcheur de l’eau elle transmet la sienne
Elle qui fut jadis incandescente
Quand dans un lit captif elle attendait le prince
Chargé de décoiffer ses orteils pétrifiés

Mais voici qu’aujourd’hui le prince a disparu
Et la voilà bien seule à espérer qu’arrive
Du fond du flot boueux quelque poisson de lune
Qui pourrait raviver sa mémoire en dérive

Alors de son pied nu elle tâte le sable
Mouillé qui répercute le silence
L’hiver est si pur en ce jour qui décline
Le nuage là-haut ressemble à un caveau

Et elle avance lente dans l’eau glacée
Qui lui bat les mollets comme une écharpe
Puis elle s’enfonce des cailloux pleins les poches
À la fraîcheur de l’eau elle transmet la sienne


 
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   Melenea   
4/7/2008
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Le titre a t'il une signification particulière? parceque moi cela m'a fait pensé à la Volks Wagen,,, et je ne vois pas le lien ;)

Sinon je me suis laissé emmené par les mots, mais je reste sur ma faim, car on a l'impression d'un cliché, entre deux même vers, le premier et le dernier... Mais très intemporelle comme image... Qui est t"elle? pourquoi est elle là?
Bref comme déjà dit, je reste sur ma faim...

Mél

   daphlanote   
4/12/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
« Elle qui fut jadis incandescente ». Tout de même lieu commun, tout à fait évitable ; regrettable donc.

« ses orteils » Ca sonne plutôt incongru dans le contexte, tout de même...

« flot boueux ». Complètement antithétique avec la première strophe, j’aime.
« raviver » me gêne un peu. Même si je vois mal comment l’éviter.

« Alors de son pied nu elle tâte le sable
Mouillé qui répercute le silence ». J’aime beaucoup ceci.

« Le nuage là-haut ressemble à un caveau » Osé. Peut-être un peu trop. Mais c’est pas mal ! Ca s’écarte de cette histoire de prince/princesse un peu bateau (prétexte au texte ? Inutile à mon sens).

« Et elle avance lente dans l’eau glacée ». Je salue le « lente ». On a toujours tendance à mettre l’adverbe, qui serait incroyablement gênant ici.

« Qui lui bat les mollets » Grand oui.
« comme une écharpe » Grand non.
-_-‘. Je n’aime pas du tout cette histoire d’écharpe. Par contre, l’eau qui bat les mollets, c’est doux, léger, poétique en somme (même le verbe « battre » contraste avec cette prétendue douceur).

« Puis elle s’enfonce des cailloux pleins les poches ». Retour à la terre. Magnifiquement placé en fin de texte. Il aurait pu être une conclusion.

« À la fraîcheur de l’eau elle transmet la sienne ». J’aurais isolé celui-ci, pour renforcer la symétrie.

Bien bel instant en tout cas. Rien d’extravagant, mais quelque chose qui se détache. Une envie de sens qui n’étouffe pas, et une audace agréable.

Je n’ai pas trouvé la clé du titre (peut-être un seul intérêt phatique ?), mais il remplit bien son office. Même si, sous un tel tire, j’aurais plutôt vu quelque chose de complètement désaxé, expérimental même.

   Hani   
4/7/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Très joli texte, malgré son titre énigmatique et quelques ruptures de ryhme. On se laisse emmener... au fil de l'eau...

   cyclo   
7/7/2008
Je précise que le titre est une allusion à Virginia Woolf, qui s'est donnée la mort en se noyant, après avoir rempli ses poches de cailloux. je viens de lire une bonne biographie de cet écrivain.

   David   
8/7/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Cyclo,

Une trés bonne impression, un contraste entre la forme libre et l'absence de rime mais quand même la présence d'une forme, une espèce de faux semblant réussis de poesie plus classique.

   Anonyme   
28/10/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Pourquoi ces V.W., pourquoi pas directement Virginia Wolf, puisque vous lui rendez hommage, allez jusqu'au bout de votre idée.

Je vais commencer par ce qui me dérange un tout petit peu, ce sont ces "qui '5) " ; et bien sûr toujours ce manque de ponctuation, qui laisse au texte, cette impression d'inachevée.

Après tout cela ce texte-ci m'a plu, sa simplicité évoque ce moment crucial, dans ces moindres gestes, image très présente et frappante, j'avais presque envie de la retenir ... La strophe de fin, déterminante est bouleversante.

Vous savez écrire, il y a de l'élégance dans votre plume dotée d'une certaine sensibilité, j'aime "le sable mouillé qui répercute le silence", ainsi que "le nuage là-haut ressemble à un caveau", et puis "A la fraîcheur de l'eau, elle transmet la sienne".


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