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Poésie contemporaine
Cyrill : Être en silence
 Publié le 23/04/18  -  8 commentaires  -  1342 caractères  -  121 lectures    Autres textes du même auteur

À l'écoute...


Être en silence



Silence, il fait doux sous les hêtres
Essence et bruissement de fleurs
Les battements lents de mon cœur
Se taisent au miroir de l’être.

Silence à l’ombre du feuillage
Les sens en sursis, essaimés
Aux quatre vents, dont l’alizé
– Sur sa paume erre mon visage –

Embaume ma chair esseulée.
Distance. Recueil. Disparaître.
L’encens se dissout pour renaître
Au paysage imaginé.

Le long du fleuve lent qui danse
Et murmure ses clapotis
Mon âme meurt, se meut, revit
Au gré de l’eau les maux se pansent…

Mensonges baignés dans l’oubli
Comme roseaux, sages et frais
Souvenirs tus, rêves muets
Vains messages évanouis.

Silence, il fait doux sur le fleuve
Immense est son consentement
À dérouler son beau ruban
Paresseux, auquel je m’abreuve.

Bain de liqueur au fond des yeux
Opalescence des couleurs
Calme pensée vide de heurt
Qu’un vert-de-gris noie dans le bleu.

Vacance sur reflets d’argent
Plus un son au creux de la vague.

Une réflexion qu’on élague
La patience est un mouvement

Le repos, un puits d’ignorance
Où le bruit n’a pas raison d’être.

L’abri n’a ni toit ni fenêtre
L’ami vous y suit en silence.


 
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   Queribus   
6/4/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Un poème contemporain qui ressemble beaucoup à un poème néo-classique avec de belles images poétiques mais parfois au bord de la préciosité; j'ai quand même trouvé le texte un peu long; j'aurais aimé quelque chose de plus "ramassé" et de plus direct. Un sonnet, je pense, aurait pu dire la même chose en moins de mots.

Le tout témoigne cependant d'un gros travail sur la langue et l'expression poétique et mérite le respect...et une bonne appréciation.

   Hananke   
23/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour

J'ai bien aimé ce joli texte très poétique sur le silence.

Une très belle première strophe donne le la puis nous entraîne
à travers les arcanes de l'âme de l'auteur.

Au gré de l'eau les maux se pansent, oui j'approuve totalement
ce beau vers : il m'arrive souvent de faire de longue promenade
au bord de ma Loire.

Oui, un très bon texte dont j'apprécie beaucoup la poésie
qui s'en dégage.

   PIZZICATO   
23/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
" il fait doux sous les hêtres " pour ce retour sur soi ; une sorte d'état des lieux de " l'Être ", paisibe et sereine dans le silence.

De belles images qui rendent bien cet état d'esprit.
Entre autres :
" Embaume ma chair esseulée "
" Au gré de l’eau les maux se pansent…"
" Une réflexion qu’on élague
La patience est un mouvement "

Un beau moment de lecture.

   Provencao   
23/4/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
"La patience est mouvement "
J'ai beaucoup aimé dans cette poésie, cette reparablite par des mots, meme si les mots lui résistent en opposant à la volonté créatrice arbitraire les contraintes de leurs sonorités, et tout ce qui relève de leur existence indépendante.

J'ai bien aimé le langage original, où les mots restent ce qu'ils sont indépendamment de votre volonté :"Embaume
ma chair esseulée.
Distance. Recueil. Disparaître.
L’encens se dissout pour renaître
Au paysage imaginé."

Belle sensibilité dans ce langage très personnel.

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Robot   
23/4/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Poésie fluide agréable à l'oralité. Des images souvent belles et expressives. Je me suis moins attaché aux binômes de la fin qui à l'exception du dernier ressemblent un peu trop à des adages.

Silence, il fait doux sur le fleuve
Immense est son consentement
À dérouler son beau ruban
Paresseux, auquel je m’abreuve.

Bain de liqueur au fond des yeux
Opalescence des couleurs
Calme pensée vide de heurt
Qu’un vert-de-gris noie dans le bleu.

J'ai apprécié de relire ces deux quatrains évocateurs.

   papipoete   
23/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Cyrill
silence ! tendez l'oreille pour écouter le bruit qu'il fait ; tendez le nez pour écouter les senteurs qui veulent aussi se faire apprécier ; silence ! il fait doux partout, sous les ombrages et le fleuve déroule son ruban de vagues d'où le moindre son s'évapora ...
NB un moment de contemplation par tous nos sens, que l'auteur éveille au long de ses vers mélodieux et les 4 distiques sont comme un soupir, après un si long plaisir .
" contemporain " est-il le fruit original présenté, ou une autre forme " déclassée " ? car ces octosyllabes me semblent se présenter sous un bel atour !

   Lulu   
23/4/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'aime beaucoup le titre. Il est très suggestif, évocateur, avant même de lire le poème qui s'y rapporte. Il semble être un poème à lui seul.

Ensuite, j'ai beaucoup aimé cette apostrophe : Silence,... parce qu'elle est douce, poétique, imagée.

J'ai apprécié que le narrateur soit présent, discret "mon cœur" ; "mon visage" ; "je m'abreuve" ; "mon âme meurt..."

J'ai adoré cette strophe :
"Embaume ma chair esseulée.
Distance. Recueil. Disparaître.
L'encens se dissout pour renaître
Au paysage imaginé."
J'y trouve une force poétique touchante, du fait du choix des mots et d'une ponctuation sensible.

Cependant, j'ai trouvé dommage que cette ponctuation soit, ailleurs, moins rigoureuse, moins posée, comme ici :
"Mon âme se meurt, se meut, revit / Au gré de l'eau les maux se pansent".
Je crois, en effet, qu'il manque un point après "revit" et une virgule après "l'eau". A moins que je n'ai pas saisi le passage comme vous souhaitiez le transmettre... ?

Au début, j'avais trouvé le poème à peine trop long, mais, en définitive, la lecture se tient dans la longueur, d'autant qu'on sent un travail réel dans la construction.

Mes encouragements.

   jfmoods   
23/4/2018
Ce poème en octosyllabes, à rimes embrassées, pauvres, suffisantes et riches, majoritairement masculines, est composé de 7 quatrains et de 4 distiques.

Au début, il n'y a rien. Rien, hormis cette douleur lancinante de l'amour perdu. Il y a le fracas intérieur qui récite sa mélopée.

Cette douleur, la nature va la prendre en charge : le végétal va l'accueillir, le vent va l'apaiser, l'eau va l'anesthésier.

Le fracas appelle l'accalmie, ce silence réparateur qui ouvre et clôt le poème.

Merci pour ce partage !


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