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Poésie libre
Provencao : Affection
 Publié le 22/04/18  -  8 commentaires  -  654 caractères  -  145 lectures    Autres textes du même auteur

Pour vous, mère...


Affection



Affection
Très chère mère...

À votre soupir
J'ai imaginé tant d'étreintes

Vous enflammiez mon silence
De jours sans fin
Où les saisons défilaient
À perte de souvenirs...

Si près des ombres de vos mots
Où s'effilochaient les années
Entre les gazouillis et les interrogations...

Vous convoitiez mes rêves
Jusqu'au bout de mes nuits
Que pour moi seule
Vous édulcoriez...

Vous m'avez fait imaginer le manque
À l'endroit du songe
Entendre vos balbutiements
Entre mon souffle

Et saisir l'instant
En toute conscience...


 
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   Queribus   
12/4/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

J'ai tout d'abord trouvé le vous adressé à votre mère un peu vieille France; je pense que le tutoiement aurait été mieux venu. Le poème m'apparait assez bien construit sans longueurs inutiles; il se lit facilement avec de belles images poétiques parfois à la limite de la préciosité. Je pense que plus de simplicité aurait été la bienvenue.

Sur le fonds, le poème se veut un bel hommage à votre mère ; l'ensemble me semble assez réussi et part d'un très bon sentiment et son contenu est plutôt positif.

   Ombhre   
13/4/2018
 a aimé ce texte 
Pas
Ce texte est trop plat à mon sens, avec des images sur lesquelles je m'interroge:
"Si près des ombres de vos mots
Où s'efilochaient les années
Entre les gazouillis et les interrogations.."
Pourquoi l'ombre des mots ? Et entre gazouillis (ça c'est logique) et interrogations (de quoi ?)
"Vous convoitiez mes rêves": je vois mal une mère convoiter les rêves de son enfant (où le mot est mal choisi)

Les images, sans doute très intimes, sont peu claires et ne m'ont pas permis de partager cette expérience ou ce sentiment.

Enfin, une poésie libre ne doit pas nécessairement exclure la musicalité, et je ne l'ai pas trouvé dans l'agencement des vers.

Merci pour la lecture.

   papipoete   
22/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Provencao
Vous m'étiez si chère, Mère ; maintenant que je ne vous ai plus, comme confidente, passent les années mornes, mes nuits aux rêves bruts sans teinte rose, bleue ; j'ai songé au manque à travers vos balbutiements, et saisir l'instant ...
Je ne vous entends plus, et votre silence éternel résonne comme une enclume !
NB vous " vouvoyiez " votre mère ; je crois qu'on dût le faire aussi, de manière à s'adresser à Maman, non pas à une copine trop souvent ...

   Lulu   
22/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Provencao,

J'ai beaucoup aimé la tonalité de ce poème qui rend hommage à une mère. Elle me semble douce, fort agréable à lire.

La magie du partage opère dès les premiers vers, notamment dans les trois premières strophes. Le mot-clé est posé d'emblée (c'est aussi le titre), comme une réalité et un constat évidents, entre soi et cet autre "Très chère mère".

J'aime bien ici le vouvoiement. Il dit beaucoup de la relation et du recul pris pour dire cette même relation. Il s'agit d'un hommage et le côté solennel ne me déplaît pas.

J'ai été ralentie dans ma lecture par "Si près des ombres de vos mots". J'ai trouvé la formule complexe, quand tout ce qui précédait s'exprimait dans une certaine fluidité. Peut-être que le mot "ombre" au singulier permettrait de lire ce passage plus facilement... ?

Plus que la forme ou les mots choisis, en fait, j'apprécie vraiment la tonalité posée et réfléchie du poème. Les deux derniers vont en ce sens.

Sur le fond, je trouve que les relations mère/fille ne sont pas toujours évidentes. Alors, j'éprouve beaucoup de plaisir à lire ce texte comme un témoignage d'une belle affection.

Mes encouragements.

   jfmoods   
23/4/2018
Le vouvoiement pourrait générer une distance, dresser une barrière infranchissable entre fille et mère.

Il n'en est rien car l'une porte le rêve, garantit la charge fantasmatique de l'autre (gradation : "J'ai imaginé", "Vous m'avez fait imaginer", marqueurs d'intensité : "tant d'étreintes", "À perte de souvenirs", "Si près", "Jusqu'au bout de mes nuits", hyperbole : "De jours sans fin", exclusivité du don : "pour moi seule").

Au fil du temps (imparfait de l'habitude : "Vous enflammiez", "les saisons défilaient", "s'effilochaient les années", figuration de l'enfance et de l'adolescence : "Entre les gazouillis et les interrogations"), à la lisière des confidences (métonymies en écho : "votre soupir", "des ombres de vos mots", "vos balbutiements" / "mon silence", "mon souffle"), un univers intime s'est structuré, affirmé, solidifié.

Le modèle, attachant (registre lyrique :"Pour vous, mère", "Affection", "Très chère mère"), a su donner des ailes, insuffler l'envie, la soif de s'accomplir, à une femme en devenir (points de suspension qui jalonnent le texte, gradation : "imaginer le manque / À l'endroit du songe", "saisir l'instant / En toute conscience").

L'identification est si forte que les rôles finissent par s'intervertir dans la tête de la locutrice ("Vous convoitiez mes rêves / Jusqu'au bout de mes nuits").

Allitérations (m, f/v) et assonances (é/ è, en) assurent la mélodie du texte.

Ce poème constitue le très bel hommage d'une fille à sa mère.

Merci pour ce partage !

   Gabrielle   
26/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je note la présence de ce qui pourrait être perçu comme un écho :"silence" / "mots" et "mes rêves" /"songe" . En effet il m'a semblé que, dans ce texte, une réponse est apportée : "mots" répond à "silence" et "songe" répond à "rêves", ce qui peut symboliser le lien qui unit ces deux êtres.

Le deux premiers distiques se rapportent à l'expression du lien affectif.

Le dernier distique renvoie le lecteur sur le temps présent alors que les quatrains et tercet font référence au temps passé.

La chute symbolise l'étreinte et renvoie la préférence pour l'auteure du texte donnée au temps présent, apportant ainsi une conclusion à la narration.

J'ai trouvé ce poème touchant.


Gabrielle Michel

   MioModus   
30/4/2018
Hélas, je crois que les balbutiements sont dans votre poésie...
Votre texte est trop simple et ne fait pas entrer dans votre imaginaire.
Les mots sont mal choisis : on dirait que vous avez voulu placer à tout prix : gazouillis - édulcoriez.
On a l'impression que c'est le texte d'un adolescent faisant ses premiers pas vers la poésie.

   antonio   
3/5/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Provencao (comme moi qui suis de Marseille)
Je trouve que certains commentaires sont un peu sévères. Pour ma part, j'ai lu et relu ce joli poème très émouvant, très spontané avec de jolis mots.
Merci pour cette lecture, à vous lire.


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