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Poésie classique
Damy : Danse du ventre
 Publié le 31/05/21  -  11 commentaires  -  761 caractères  -  207 lectures    Autres textes du même auteur

Ghazal.

Le ghazal est un poème d’origine arabe ou persane qui apparaît vers le VIe siècle. Il est encore pratiqué aujourd’hui. Son thème est l’amour porté à une femme. Il est traité de manière érotique ou charnelle. Il a peu à peu évolué pour prendre des formes mystiques, alliant parfois le mélange des genres.

Celui-ci, à la différence des alexandrins habituels, est écrit en trimètres romantiques (3x4 syllabes).


Danse du ventre



Sur mon vieil ud mes doigts joueront un air ardent
Accompagnant avec chaleur ta danse nue,
Tes reins cambrés, ensorceleurs, sans retenue
M’envoûteront dans un plaisir bien impudent.

Je serai seul, dans l’oasis, ton confident.
Un mot d’amour t’enflammera, belle inconnue,
Mais sans l’hymen, ne serait-il trop imprudent ?

Danse du ventre appariant le corps et l’âme,
Vrai don du Ciel ! Un vieux soufi ne renierait,
Dans la ferveur et le respect, tout son attrait :
Pieux namaz à la Beauté qu’Allah ne blâme.

Le mariage un bel Amour consacrerait.


______________________
Ud : instrument à cordes
Soufi : mystique musulman
Namaz : prière persane


 
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   Miguel   
15/5/2021
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Une sensualité tout orientale émane de ce poème; c'est là son charme. Mais l'usage systématique du trimètre donne dans la monotonie ; d'ordinaire ce genre de vers vient pour briser momentanément, afin de créer un effet, le rythme habituel de l'alexandrin. Ici, c'est trop, on s'endort.
La construction archaïque du dernier vers, avec cette antéposition du COD, a quelque chose d'artificiel et d'affecté. On voit trop qu'il n'y a là que le souci de la rime.

Miguel, en EL

   socque   
18/5/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je dois dire que j'ai abordé ces vers avec un certain scepticisme, craignant un orientalisme appuyé, ostentatoire et finalement banal, mais qu'ils ont su me faire voyager. J'ai particulièrement apprécié la touche mystique dans cet érotisme sage et digne... Je ne suis pas entièrement convaincue par le rythme systématique de trimètres car je lui trouve quelque chose d'entêtant, mais après tout n'est-ce pas le but ?

   papipoete   
31/5/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour Damy
Sur la musique de mon instrument, tu danserais, te trémousserais et m'ensorcellerais, au coeur de cette oasis dont je serais le seul spectateur... mais pour cela, et qu'Allah point ne s'offusque, il faudrait nous marier !
NB je pense que le héros, intransigeant sur les codes de la moralité, rêve à la belle et sa danse du ventre, qui met le feu au corps et inonde l'esprit... bientôt, il pourra en jouir sans faillir, puisque par le mariage il en aura le droit !
le zadjal est je crois, ce que notre maître nous enseigna sous le vocable " zégel ", dont je me servis pour écrire " hôte d'eau douce ".
Ces vers me rappellent le temps, où ma maison devint cette oasis... où put se dérouler ce récit... oh, mon dieu détournez votre regard de ces lignes !

   Lebarde   
31/5/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour Damy

Joli poème oriental tant sur la forme que sur le fond.

On "danse nue" au son du ud, on s'envoute, on s'enflamme "sans retenue", mais il est interdit et "serait imprudent" de consommer avant que " le mariage un bel amour consacre(rait)".

Le sujet est d'écriture délicate, sensuelle et poétique et sa lecture est limpide et fluide.
Il peut plaire et me plait assez.

Merci pour ce partage dépaysant.

Lebarde

   inconnu1   
31/5/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un avis partagé sur ce poème. j'apprécie la nouveauté du ghazal que je ne connais pas. la technique classique. J'avais lu ce poème en EL et j'avais été déboussolé par l'utilisation systématique des trimères, cherchant désespérément les césures à l'hémistiche. Maintenant, on s'y fait très vite. Comme toujours la technique me convient parfaitement

Sur le thème, j'accroche moins la poésie galante que ce soit celle de Ronsard, de Marot ou autres. C'est une affaire de goût. J'ai eu un peu de mal avec la construction de 2 vers que j'ai trouvé un peu désuet: "Mais sans l'hymen, ne serait-il trop imprudent" et "Le mariage un bel amour consacrerait". Peut être aussi que j'ai eu plus de mal à me projeter dans l'exotisme d'un oasis. Je n'en ai pas l'expérience et du coup cela me semble loin.

Mais globalement, j'ai apprécié la nouvelle expérience et le style classique

Bien à vous

   Anonyme   
31/5/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir Damy,

Tout d'abord merci d'avoir laissé une explication de ces mots dont j'ignorais la signification.
C'est un plus non négligeable.

C'est un bien joli ghazal érotico romantique que j'ai pris plaisir à découvrir même si les trimètres sont assez déstabilisants.

Mais j'évalue l'exercice et du ghazal, et des trimètres ( pas évident d'écrire tout un poème sans les habituels alexandrins)

Je salue donc la performance pour ma part réussie.

   domi   
1/6/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Si l’auteur ne les avait pas signalés, je n’aurais peut-être pas vu (senti) les trimètres, c’est presque dommage de l’avoir fait car cela a emprisonné ma lecture, alors que spontanément j’aurais fait d’autres césures, qui « curieusement » ne me gênent pas, même irrégulières, et ne m’empêchent pas de gouter au phrasé classique…

Alors, à la réflexion, je pense que c’est peut-être « grâce » à ce travail sous-terrain des trimètres que cette « irrégularité » passe si bien…

Mais je préfère quand même ne pas « m’arrêter » toutes les 4 syllabes à la lecture car ça devient lassant.

Bref, une technique nouvelle pour moi qui m’interpelle, merci.

Certaines tournures sont un peu alambiquées pour moi, et le fond aussi, ce qui freine un peu mon enthousiasme, mais c’est quand même un joli poème.

   GiL   
1/6/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
J’aime beaucoup ces trimètres fluides dont la répétition crée un rythme envoûtant en phase avec le sujet.

La première strophe crée parfaitement l’atmosphère orientaliste du poème, la deuxième évoque avec délicatesse une relation plus personnelle.
Mais la suite m’apparaît confuse et le vers médaillé trop artificiel.

Ma note reflète le plaisir que j’ai éprouvé à la lecture des huit premiers vers, pondéré par les quatre derniers.

   Cristale   
2/6/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ici l’ambiance a un petit côté mystique et envoûtant. La cadence des trimètres accompagne le rythme de la musique orientale.
L’absence de déterminants au vers 8 jusqu’à l’hémistiche du vers suivant me gêne un peu, ainsi que la construction, dans la même veine, du vers 11. C’est joli graphiquement mais la fluidité se perd le temps que la pensée traduise l’image. Le vers médaillon mériterait peut-être une refonte.

Le premier quatrain est sublime,

Un ghazal exotique et sensuel qui respecte les règles du genre dont j'applaudis la performance d'avoir tenu la cadence du trimètre de bout en bout sans induire de monotonie, et ce n'est pas si simple qu'il n'y paraît. C'était osé mais réussi.

Merci Damy

   Cyrill   
2/6/2021
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Damy
J'aime beaucoup ce rythme avec les trimètres tenus de bout en bout. La mélodie s'installe dès le premier vers avec l'ud.
J'ai trouvé un charme fou à ce sensualisme oriental tout en retenue.
J'ai apprécié aussi le futur, expression de promesses, employé dans les deux premières strophes, qui ont ma préférence.
Je connaissais vaguement le ghazal, je crois savoir qu'il en existe plusieurs formes.
Bravo pour le travail minutieux, le résultat est tout à fait convainquant.

Cyrill

   Damy   
6/6/2021


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