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Poésie classique
Damy : La gloriette [Sélection GL]
 Publié le 07/08/13  -  11 commentaires  -  1051 caractères  -  234 lectures    Autres textes du même auteur

À Jean Rameau, poète gascon (1858-1942).


La gloriette [Sélection GL]



Sous la tonnelle de glycine
Comme un doux rêve je dessine,
Ô brave Jean :
Aller revoir la gloriette
En chantonnant une ariette
À la Saint-Jean.

Depuis Paris jusqu’en Gascogne
Ton vers est doux pourtant il cogne
À mon tympan,
Tant va la lyre de ta muse
Quand la mienne n’est que camuse,
Si loin de Pan.

Lorsqu’on t’apprit chez les Hirsutes*
La mort du fils au cours des luttes**
Dans ses vingt ans,
Tu t’en vins aux Landes natales
Pleurer en rimes ermitales
Tous les printemps.

Sous le kiosque de musique
Je lis son poème classique
Aux fleurs d’antan.
Du rameau jusqu’à la rivière
Il embrume un peu ma paupière,
Mais il m’attend.



___________________________

* Bar d’artistes du boulevard Saint-Michel à Paris que fréquenta longtemps Jean Rameau et où il fit les déclamations de ses premiers vers.
** Le fils de Jean Rameau trouva la mort pendant la guerre de 14-18.


 
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   Anonyme   
22/7/2013
 a aimé ce texte 
Bien
D'ordinaire je n'apprécie guère le genre élégiaque, mais je dois dire que la simplicité du propos me séduit et me touche. Le rythme doux et léger où se cachent des dodécasyllabes par la grâce huit + quatre ajoute pour moi à cette ambiance sympathique, pas prise de tête ni lamentation malgré la tristesse de ce qui est dit. Je salue également l'attention aux rimes (une mention pour "glycine"/"dessine") en regrettant tout de même "Jean"/"Saint-Jean" où vous faites rimer le même ou quasi avec le même.

Bref, en ce moment de canicule j'ai apprécié ces quelques vers frais comme une orangeade près d'un saule pleureur !

   pieralun   
28/7/2013
 a aimé ce texte 
Bien
Bien que quelques rimes me semblent travaillées au forceps, j'ai bien aimé cette petite comptine à la poésie légère.

   David   
28/7/2013
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Le mot du titre est joli et a une histoire singulière, ajoutées à cela quelques jolies rimes également, muse/camuse, luttes/hirsutes et cogne/Gascogne. Le "Ô" devrait être suivi d'une exclamation, mais ça ne semble pas le ton du poème, assez sobre.

   Pimpette   
7/8/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Adorable!
On dirait un texte du 15eme ou 16 eme siècle, je ne suis pas à ça près...
C'est tout tendre...

"Je lis son poème classique
Aux fleurs d’antan.
Du rameau jusqu’à la rivière
Il embrume un peu ma paupière,
Mais il m’attend."

   Anonyme   
7/8/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour

Comme toujours chez Damy, belle forme classique sur celui
qui se voulait le fils spirituel d'Hugo.
Joli petit poème qui glisse comme un archet sur les cordes
du violon.
Juste une petite restriction pour cogne et camuse semblant n'être
ici que pour la rime.
Bel ensemble au final.

Bien à vous.

Hananké

   brabant   
7/8/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Damy,


Merci de m'avoir fait connaître cet écrivain (romancier/nouvelliste)-poète éminemment sympathique. L'osmose semble s'être produite entre ton propre poème et le style et l'esprit de l'homme qu'il fut. J'ai vu sur Wiki qu'il s'était bâti une thébaïde, je me trouve donc bien des atomes crochus avec lui. S'agit-il de La gloriette ?

Et si tu prétends que ta lyre n'est que camuse, je crois bien que la mienne n'est qu'obtuse eu égard à cet Hirsute !

Sur ce je m'en vais voir de plus près son vers qui cogne...

Merci :)

   Anonyme   
7/8/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Damy et merci de m'avoir fait découvrir Jean Rameau dont j'ai pourtant parcouru durant des années le superbe parc qui lui est dédié à Mont de Marsan.
Un bel hommage à ce poète qui venait se resourcer à cette Gloriette bâtie de ses mains sur les bords de l'Adour...
Un très beau poème classique proposé sous une forme assez peu courante... Bravo et encore merci !

   Ioledane   
7/8/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un texte savoureux, écrit d'une belle plume classique et bien rythmé.

Ma seule réserve porte sur la rime "Jean" / "Saint-Jean".

Pour le reste, une excellente lecture.

   Anonyme   
7/8/2013
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Damy,

Je veux d'abord saluer la grande qualité prosodique de votre texte. Vous parlez "d'ariette, de lyre, de kiosque à musique", et je trouve que celle de vos mots est digne de l'orchestre. Je suis par contre réticent à " Ö brave Jean " qui fait calembour avec le classique appel à la population : " Ö braves gens ...".
Voilà en tout cas du classique original dans sa versification, et qui mérite donc d'être distingué pour le travail fourni et la personnalité qui s'en dégage.

Pour autant je ne suis pas fan des hommages poétiques qui prennent la forme d'une narration assez banale, moitié panégyrique, moitié nostalgie contemplative.
J'ai un peu l'impression d'être assis sur un banc d'église à écouter un ami du poète qu'on a choisi pour sa plume facile, lire un texte consensuel et lisse, pour que chacun comprenne bien et que tout le monde s'y retrouve.

Pour moi, cette forme de poésie bride la poésie. Je ne connaissais pas Jean Rameau, mais à travers vos mots j'ai du mal à le distinguer des poètes de mon quartier. C'est qu'il manque le prisme des figures de style (métaphores, oxymores, métonymies et autres synesthésies...) par lesquelles on transforme l'anecdote en événement.

Cordialement
Ludi

   Miguel   
8/8/2013
 a aimé ce texte 
Un peu
"Comme un doux rève je dessine" : voilà à mon sens un genre d'inversion très artificiel et qui passe mal. "La mort du fils au cours des luttes" me semble aussi très maladroit. "du" n'est pas un possessif" et ce pluriel, "des luttes", pour la guerre de 14, me semble peu évocateur.
Pourquoi "son poème", ce passage à la troisième personne alors qu'on a eu du "tu" tout au long ? Que signifie "tous les printemps" ? Je ne dirai pas que ce poème est mauvais mais il me laisse sur une impression mitigée. Il est toujours risqué d'écrire un hommage : on a tendance à forcer un peu le cadre de la poésie pour y faire entrer toutes les évocations qu'on veut.

   Mona79   
20/8/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime bien Jean Rameau, je le lisais quand j'étais gamine (sans tout comprendre, d'ailleurs !) C'est là un joli poème, léger, mélancolique, qui prête à rêver. Merci Damy pour cette heureuse réminiscence.


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