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Poésie classique
Damy : Madrigal triste
 Publié le 20/06/13  -  5 commentaires  -  1351 caractères  -  128 lectures    Autres textes du même auteur

Au Caravaggio, peintre baroque (1571 – 1610)

Le Caravage, dit-on, s’est maintes fois battu en duel contre les détracteurs de son art et a fait de nombreux séjours en prison.
Vous remarquerez que le tableau illustrant le poème s’appelle « LE joueur de luth ».

J’ai emprunté le titre à un poème de Baudelaire.
Un madrigal est une forme poétique et un genre musical du Moyen-âge.


Madrigal triste







Ô mon ange acceptez ces quelques marguerites,
Ces roses rouges, ces lys blancs,
Ces fruits doux et juteux, soleils de sombres rites
Provoquant mes amours en duels émérites
De vérités et faux-semblants.

Gardez mon violon, mon archet du silence,
Jouez pour moi l’adagio.
Vos frêles mains, vos doigts légers, votre élégance,
Bénissent pour bannir mon baroque et ma lance,
Ne suis que Caravaggio.

Par ma caresse veux de pourpre la joue oindre
Et de l’encens votre regard.
Dans l’ombre du tableau laissez-moi vous rejoindre.
Sur la chemise vois le clair d’un beau jour poindre,
Je voudrais qu’il ne soit trop tard.

J’essuie à votre épaule et dessus votre gorge
La larme blanche des regrets,
Je bois les lamentos dont votre luth regorge.
Dévoilez votre sein et courons aux champs d’orge,
Nos amours n’ont plus de secrets.

Vos yeux noirs attendris éclairent votre bouche,
Je suis le Dieu du clair-obscur,
Et mon baiser peureux à vos lèvres se couche,
Amie, oh mon ami ! Votre beauté me touche,
Vous êtes sainte ou bien impur.

Io sono solo un triste uomo
E voi sapete che io v’amo


 
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   LeopoldPartisan   
7/6/2013
 a aimé ce texte 
Un peu
L'idée d'un poème sur le Caravagio est vraiment super intéressante, tant ce personnage est lui même un condencé de l'artiste maudit terriblement en avance sur son temps et sur les moeurs qui y avait cours.

Je suis alors assez décu du traitement, c'est d'un sage et d'un conventionnel, tout à l'inverse du peintre. Ce n'est ni baroque ni envolé ni décadent ni ravageur...

Désolé

   Hananke   
20/6/2013
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour

J'ai souvent remarqué que plus la forme d'un poème est difficile
à construire plus la poésie en souffre.
Celui-ci n'échappe pas à la règle.Bien que bâti dans les règles
les nombreuses inversions lassent à la longue.

Je ne vois point de vers m'éblouissant les yeux.

Un bien pour le travail accompli.

Bien à vous

   Anonyme   
20/6/2013
 a aimé ce texte 
Bien
Bonsoir Damy... Voilà une forme classique assez peu courante !
Je ne me suis pas penché sur les règles du madrigal mais je suppose que la forme est parfaite...
Si j'ai apprécié la rime adagio/caravaggio, le poème en lui-même ne me touche pas ; par ailleurs deux vers me semblent incomplets quand bien même je comprends le désir de l'auteur de "parler" vieux françois :

- Par ma caresse veux de pourpre la joue oindre
-Sur la chemise vois le clair d’un beau jour poindre...

Bref, ce madrigal est vraiment triste même si j'imagine la somme de travail et de réflexion qu'il a nécessité...
Je mettrai "Bien" pour cette raison en espérant que l'auteur comprendra mes réticences...

   Miguel   
21/6/2013
 a aimé ce texte 
Bien
Pour avoir vu l'an dernier avec délices la magnifique exposition consacrée à ce peintre (et un film sur sa vie), je suis plutôt sensible au poème. Le frémissement y est contenu, selon une formule de Gide que j'aime à citer, "Le classicisme est un romantisme maîtrisé". Le quintil, l'union de l'alexandrin et de l'octo lui donnent quelque chose de chantant, de mélodieux. Il est vrai que quelques tournures sont lourdes, et les imitations d'ancien français peu abouties, mais j'aime bien la grâce du vers 8 et son rythme ternaire, et quelques autres.

   Anonyme   
21/5/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
La poésie nous apporte par moment des états de grâce, je suis subjuguée par la dextérité de votre plume. Je ne peux et ne veux en aucun cas porter un quelconque "jugement" n'étant pas assez qualifiée et surtout ignorante de cette forme poétique.

Là, évidemment je réagis plus avec l'émotionnel, vous nous offrez un moment de lecture délicat, habillé par vocabulaire dit "précieux", que souligne une forme bien élégante et musicale, j'ai traversé le miroir du temps, au travers de vos mots très subtilement apposés.

J'ai fait de votre poème plusieurs lectures, sans jamais éprouver le moindre ennui, bien au contraire, je suis très admirative et j'emporte avec cette strophe :

"Vos yeux noirs attendris éclairent votre bouche,
Je suis le Dieu du clair-obscur,
Et mon baiser peureux à vos lèvres se couche,
Amie, oh mon ami ! Votre beauté me touche,
Vous êtes sainte ou bien impur.

Io sono solo un triste uomo
E voi sapete che io v’amo"

C'est sublime ...


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