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Poésie néo-classique
Damy : Stabat mater dolorosa
 Publié le 04/12/17  -  7 commentaires  -  1035 caractères  -  185 lectures    Autres textes du même auteur


Stabat mater dolorosa



Je vois le vent voler dans tes yeux verts de vagues,
Immobiles, perdus dans un pâle horizon
Où tes rêves sont nus et perdent la raison.
J’ai revêtu mes doigts de l’onyx de tes bagues.

J’avais cueilli pour toi ces deux roses trémières
Alors que ton regard est tourné vers la mer.
Mes remords ont plongé dans l’Atlantique amer
Où j’ai noyé ton corps et tes amours premières.

Je ne suis que bourgeon, ton pétale fané
S’étale sur la mousse humide de mes larmes,
Mes viscères broyés, je fus abandonné
Dans mes désirs brûlant de tes horribles charmes.

Il fume à tout jamais le feu des feuilles mortes
Quand mes vers nécrosés gisent à ton côté.
J’implore ton pardon. Les douleurs que tu portes
Dans mon âme malade ont toute soif ôté.

O sta mater mea ! Reste debout, j’arrive,
Il n’est plus très long temps pour que sur l’autre rive
J’accoste enfin livrer dans mon humble appareil
Pour toi seule un amour à ton amour pareil.


 
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   Ramana   
21/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bon ! Traduction du titre : "Elle était debout, la Mère douloureuse". Ce titre fait référence à : "Le Stabat Mater Dolorosa, plus connu comme le Stabat Mater, est une séquence attribuée au franciscain Jacopone da Todi († 1306). Dans la liturgie romaine, elle est chantée le 15 septembre pour la mémoire de Notre-Dame des douleurs."
J'ai bien du mal à interpréter ce texte ; est-ce la douleur d'un fils devant le décès de sa mère elle-même douloureuse, qui attend le moment ou lui-même passera sur l'autre rive pour la retrouver ?
Faut-il voir là quelque chose de plus mystique, et alors la "mater dolorosa" ne serait autre que la mère du Christ en exacte référence à l’œuvre liturgique citée ?
Toujours étant dit, ce texte exhale un parfum poétique certain. Même si le thème me reste flou, sa force ne me laisse pas indifférent.
Les strophes ne présentent pas un rythme régulier dans les rimes, telle strophe est abba, telle autre abab, et telle autre aabb. Mais cela ne m'a pas dérangé.

   papipoete   
4/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Damy
Avec vous comme avec d'autres, je m'instruis ; apprenant des mots nouveaux, des termes savants, et plein d'autres choses ! Encore faut-il qu'il y ait de la place dans un tiroir cérébral, mais je range !
L'aimée s'en est allée, et le " coeur en peine " pleure de " tous ses remords plongés dans l'Atlantique amer " .
NB " je ne suis que bourgeon, ton pétale fané/s'étale sur la mousse humide de mes larmes " ; belle envolée poétique !
" Dans mon âme malade ont toute soif ôté " inversion que l'on ne manquerait pas de me reprocher !
La forme néo-classique est respectée .
Mon interprétation n'est peut-être pas celle de l'idée de l'auteur ? Qu'il me pardonne alors ?

   PIZZICATO   
4/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
" O sta mater mea " me laisse à penser que la situation est à l'inverse de la séquence à laquelle il est fait référence ici.
Le fils qui pleure la disparition de sa mère. C'est ma façon de percevoir ce texte (?)

De belles images habillent cette poésie qui me plaît beaucoup.

   Alexandre   
4/12/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonsoir Damy. Heureux de te retrouver dans tes oeuvres !

Je n'ai pas cherché à comprendre à qui était adressé ce poème, sombre s'il en est, mais la lecture de ces magnifiques alexandrins aura suffi à mon bonheur...
Pour exemple :
J’avais cueilli pour toi ces deux roses trémières
Alors que ton regard est tourné vers la mer.

Métrique parfaite, rimes de qualité, la poésie classique comme je l'aime... même si je n'ai pas tout compris.

En ce qui concerne le final, par ailleurs excellent, rien ne presse pour accoster sur "l'autre rive", expression qui me rappelle Théodore Monod !

Bravo et merci pour cette somptueuse suite de quatrains !

Bonne continuation Damy...

   Marie-Ange   
5/12/2017
J'aime à retrouver votre plume au détour de mes lectures.
Surtout que vous vous faîtes de plus en plus rare.

Vous êtes talentueux, à n'en pas douter, mais je n'ai pas
retrouvé dans ce poème-ci, l'étincelle qui vêt vos mots.
Ils leurs manquent cet éclat qui me faisait revenir vers
eux. Je reste cependant un inconditionnel de votre poésie.
Peut-être que l'homme a pris toute sa place sur le poète.

Vous me semblez habité par une mélancolie bien profonde,,
que vos mots prisonniers malgré eux, n'arrivent pas à vous libérez.

Je ne noterai pas ce poème, parce que mon ressenti m'inspire
et m'impose de la retenue face à tant de tristesse.

   Bidis   
5/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Je ne cherche pas à comprendre. J'apprécie simplement de très très beaux vers et les accents vrais d'une souffrance.

   silver   
5/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un poème empreint d'une profonde tristesse, qui semble alourdie de culpabilité et de remords.

J'ai presque le sentiment que l'auteur a délibérément choisi de conserver les clés de l'interprétation...

Qu'importe, l'émotion est là, portée par de belles images, à la fois fortes et pleine de retenue, d'humilité même

J'aime tout particulièrement la première strophe et aussi ces deux vers pour leur beauté poignante:

"J’avais cueilli pour toi ces deux roses trémières
Alors que ton regard est tourné vers la mer"

Et ceux-ci, pour leur mystère:

"Mes viscères broyés, je fus abandonné
Dans mes désirs brûlant de tes horribles charmes."

Mais tout le poème est beau...

Juste un tout petit bémol sur "gisent à ton côté." dont les sonorités ne me semblent pas gracieuses

Grand merci pour ce partage


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