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Poésie contemporaine
daphlanote : Course de dés
 Publié le 31/12/25  -  7 commentaires  -  1010 caractères  -  151 lectures    Autres textes du même auteur

Bergson sonne l'instant.


Course de dés



Sur la multitude, la précarité fort de nos existences. Il y a l’infinie déséquilibre, le moment l’instant la bascule.

Comme à l’équinoxe


Il est notre air au demeurant restant l’envers du décors est ter. Ternis terminé ter-minus, tout le monde descend. Pas de pause pour les vainqueurs, il est cette roue de vapeur démente et bruyante, celle qui nous emmène ou pas, la métaphore du passeur.

À l’infini péril de nos existences
succède le basculement.
L’équinoxe, inexorable.

Comme ce jour de septembre,
au neuvième au troisième quart,
multiples et possibles ils roulaient
de huit et oui, de fuite en nuit.

À l’infinie précarité de nos souffles,
nos os bottés, ouroboros l’instant.
Le poids grondant de Bergson
vaporise sur les rails des réalisés.

Sont-ce passants sur l’esprit ?
De ces seront du demain au dehors
personne ne sait rien,
juste un pari risqué aux dés.


 
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   A2L9   
18/12/2025
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Dés de coquillages, brillants, dés de bois, brûlants, dés de courses, intuitive. Six et passe.
Un cloche au loin.
J'aime ce poème qui martèle, dés de fer, batailles, battements et articulation.
Merci

   papipoete   
31/12/2025
bonjour daphlanote
Ce texte est-il empli de poésie ?
Je serais tenté de dire, que je vois des lignes à faire disjoncter les neurones, de bon matin !
Je persévère " à l'infinie précarité...rails des réalisés " et mon esprit patine comme dans un sable mouvant.
Je ne connais point cet éminent BERGSON, mais lui préfère Monsieur de La Fontaine, et ses corbeau et renard !
NB allez, je ne veux pas que l'auteur finisse 2025 sur un fiasco, aussi ne noterai-je pas

   Provencao   
31/12/2025
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Bonjour daphlanote,

L'infinie, la précarité de nos existences, et l’infinie déséquilibrée impose son duel en tout domaine. Férue et apeurée autant de l'équilibre que du déséquilibre, l’époque fluctue d’un dé à l’autre.

Au plaisir de vous lire,
Cordialement

   David   
2/1/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Bonjour Daphlanote,

J'étais passé sur le poème. Je n'ai rien lu de Bergson, je crois, car ça peut infuser par d'autres biais, j'ai peut-être lu des auteurs qui l'avaient lu... ou des auteurs qui avaient lu des auteurs qui avaient lu des auteurs... mais en tout cas, peu après cette lecture-ci, je me retrouvais sur un texte à propos de Georges Bataille, que je n'ai pas lu davantage que Bergson, mais avec les mêmes réserves. Et donc, vulgairement, ils n'étaient pas d'accord sur tout. Je tente juste de montrer les rebonds : Daphlanote, une publication, qui de Bergson, quoi de Bataille, l'éternité.

L'éternité - la mer allée avec le soleil - a pris le pas, le pas, sur une première impression de lecture plus simplement musicale et... nimbée de funeste présage, aurait pu venir littérairement. C'était sans doute déjà dans "ourobouros" mais je ne lis jamais en face d'une pharmacie.

Cette "course de dés" je la prend comme une course aux "dès... que", le pari risqué que la prochaine éminence, si ce n'est pas un faux sommet, libérera enfin "notre air" dans une salvatrice expiration. Il y a comme une inversion de valeurs dans le texte, où l'ascension est morbide et le recul prolifique. Avec bascule au début, j'ai confondu, ou pas, un sens entre l'expression de "faire la bascule" comme pour "faire la culbute" (faire faillite). Le pari risqué pourrait être de faire cette culbute, mais sans la faillite, comme je le sentais au premier passage, en simple "passant".

Entre l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours et une sorte - une sortie - de fête foraine halloweenesque, merci pour la ballade !

   Lariviere   
3/1/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Salut Daph,

Quelle bonne surprise de te lire après tout ce temps...

J'ai beaucoup aimé ce texte.

C'est une poésie réflexive encore une fois, mais cette fois l'intellect qui s'en dégage est moins froid, moins hermétique que ce que tu nous livre habituellement.

J'ai été séduit dès l'entame, par ce qui s'annonce un constat sans concession, radical de l'existence.

Un constat amer oui, sur 'l'infini péril", faillible, vacillant, hasardeux comme un coup de dès dans le vacarme ébouriffé de notre condition humaine livrée ici dans le style de l'auteur, mais avec paradoxalement un peu de douceur amenée par la forme choisie, exprimée dans un rythme tranquille, des images assurées et une musicalité agréable. L'impact poétique et réflexif est bien présent surtout dans ce dernier vers qui clôt avec force et un certain effroi métaphysique ce poème.

Merci pour cette lecture, ca fait du bien de lire encore des choses comme ça ici....

Avec toute ma considération littéraire, je te souhaite une bonne continuation.

   Bodelere   
4/1/2026
Un poème "froid" ou "mécanique", à l'image de la locomotive qu'il décrit. Il privilégie la réflexion sur la condition humaine au détriment, peut-être, d'une connexion sensible ou charnelle avec le lecteur.
Ça c'est la première approche...Ensuite comme je ne comprenais pas tout... Equinoxe, ter, neuvième et troisième quart (pour septembre) etc... J'ai demandé à mon pote google et j'ai découvert un univers très intéressant... Entre autre le philosophe Bergson
Ayant tout remis en ordre dans ma tête et ayant toutes les clés, j'ai pu apprécier toutes les finesses du texte
Mais malgré tout, je le vois surtout comme un excellent propos philosophique et non comme un poème même contemporain
Très bon travail d'écriture mais pour moi l'émotion n'est pas au rendez vous

   Kirax   
6/1/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
n'aime pas
Je présente mes excuses à l'auteur, mais le sens du poème est demeuré trop obscur pour mon esprit.
Je n'ai pu m'y plonger et m'y épanouir. On y parle d'équinoxe, mais ma lecture ma laissé de glace comme au solstice d'hiver.
Quant à la versification, elle ne m'a pas paru particulièrement agréable à mon oreille.
Mais je reconnais volontiers quelques jeux de sonorités intéressants, tels que :

" L’équinoxe, inexorable." ou encore "de huit et oui, de fuite en nuit.".

J'espère que je pourrais rentrer dans l'univers de l'auteur une prochaine fois.


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