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Poésie contemporaine
Laurent-Paul : Abysses
 Publié le 01/01/26  -  5 commentaires  -  320 caractères  -  63 lectures    Autres textes du même auteur

Petit bassin.


Abysses



tous ceux qui bravent
l’eau lourde et noire
de la mémoire
où les étraves

de nos épaves
sombrent sans croire
que leur histoire
n’est plus le savent

on ne retrouve
rien dans la douve
océanique

aucun navire
que la panique
et le délire


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   papipoete   
16/12/2025
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
contemporain
" tous ceux qui croient retrouver au profond des abysses, l'épave de leur navire, se trompent...on ne retrouve que traces de panique "
Je pense que ces vers sont métaphoriques, de l'espoir déçu, de la désillusion...
NB un texte à lire à voix haute, en inspirant l'air qu'il faut, pour le lire d'une traite jusqu'à...délire
Techniquement, ce texte ressemble à un sonnet, pour le moins moderne, et pourtant chaque vers mesure 4 pieds, et on put parler d'une forme " néo-classique "
Texte de petite longueur, mais que je vois d'une réelle profondeur.
papipoète

   A2L9   
19/12/2025
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Une aspiration, une chute dans le vide, ni paroi ni harpon. Simplicité de l'image que j'aime.
La panique et le délire s'embrassent, se marient, étreignent.

   Donaldo75   
24/12/2025
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
Je suis mitigé à la lecture de ce poème. Il y a une sorte de musicalité dans la rime surtout dans les deux premiers quatrains mais à part ça je n'ai pas été aspiré par le texte. Il me manque quelque chose mais je ne saurais dire quoi. Pas forcément le sens, d'ailleurs. Je suppose que je n'ai pas tout capté et comme le format est assez court, il ne me reste pas grand-chose de ma lecture, juste cette impression d'avoir raté quelque chose.

Pourtant, cette musicalité des deux premiers quatrains me plaisait bien.

   Ornicar   
24/12/2025
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
La mémoire vue comme des gouffres marins et les souvenirs perdus comme des épaves. J'aime bien le parallèle, assez classique certes, mais d'autant plus efficace que le poème est très concis avec ses vers de quatre pieds.

Cependant, ne dit-on pas que le diable se cache dans les détails ? J'ai vraiment eu du mal à entrer dans ce texte lors de mes premières lectures. En cause, le découpage artificiel en strophes et l'absence de ponctuation. Si on écrit le vers 8 comme ceci : "n’est plus, le savent :" (virgule après "n'est plus" et deux points après "le savent") de manière à ce que le cerveau relie "le savent" au sujet du premier vers "tous ceux", la compréhension devient plus immédiate. Il pourrait d'ailleurs en aller de même pour les six vers suivants qui me semblent former un seul tout. Sans changer un seul mot à ce poème, il me semble qu'une présentation différente en améliorerait grandement la compréhension. Comme ceci par exemple :

Tous ceux qui bravent
l’eau lourde et noire
de la mémoire
où les étraves
de nos épaves
sombrent sans croire
que leur histoire
n’est plus, le savent :

on ne retrouve
rien dans la douve
océanique
aucun navire
que la panique
et le délire.

Ensuite, deux pécadilles, que je n'aurai pas relevées en temps normal, titillent mon oreille dans un format aussi court :
- au vers 2, l'allitération "l’eau lourde" que je ne trouve pas heureuse.
- au vers 13, idem avec la présence du "que" dans le voisinage d'une autre sonorité dure ("aucun")

Pour terminer, une curiosité, non dénuée de poésie, m'intrigue en même temps qu'elle me séduit : le titre ("Abysses") et l'exergue ("Petit bassin") sont antinomiques par la réalité qu'ils décrivent et la différence d'échelle qu'ils représentent. De sorte, qu'au moment de livrer ce commentaire, je me demande si je ne me suis pas "noyé dans un verre d'eau"...

   Robot   
1/1/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
Si je comprends le message qui suggère une forme de déprime je suis gêné par la construction de ce texte qui me paraît artificielle., surtout à l'oralité.

Les vers auraient pu être rassemblés différemment pour donner de la cohérence à la lecture.
Concernant le tercet final le heurt des sons (aucun - que) pourrait trouver sa solution ainsi:
aucun navire
seul le délire
et la panique.


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