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Poésie libre
Eloaire : Paysage
 Publié le 02/01/26  -  3 commentaires  -  1058 caractères  -  39 lectures    Autres textes du même auteur

Un rêve peut-être… mais pas sûr.


Paysage



Un désert brûlant
minéral uniquement.

Il faudrait…

Aveuglement de l'instant,
se crever les yeux
pour que le sang coule sur les joues
ou griller son cerveau
afin que seul l'horizon,
bleu sur bleu mais pourtant distinct,
afin que seul…
afin…

Immobile aux plages de l'amer,
le cœur transpercé
sur le sable bleu,
sous l'arbre bleu,
brûlé par le soleil bleu.

Un crabe sort tout à coup
et galope de travers.
Il serre un doigt humain
dans sa pince
et pousse un cri strident.

Un remous, une baleine peut-être ?

Oh ! la scie !
Quelle douleur !

Dormez, dormez, dormez…
tout s’éteindra dans un instant.
Ailes noires des moulins de la nuit
aidez-moi à passer cette épreuve.
Mais rien sans arrachement ne sera.
Stridules et grincements.
Opaque ventre qui bouchonne
l’inouïe vérité
et enfrissonne le corps.

Il ne restera rien
et j'ai toujours tort.


 
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   papipoete   
17/12/2025
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
libre
Un poème sur le rêve qui étreint l'égaré sur un chemin perdu, au brûlant d'un désert où pourrait apparaître une île salvatrice...
Non, la dure réalité d'un endroit d'où la vie a fui, ou même jamais existé...qui fait froid dans le dos, au milieu de l'Enfer !
NB bien que je ne saisisse pas tout le sel de ces lignes, je les trouve fort bien écrites, et voulant qu'on les découvre, je les bénis !
la dernière strophe si obscure, a ma préférence !
papipoète

   A2L9   
17/12/2025
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Un paysage qui m'entraîne du lunaire, du fond des océans aux sables immortels. Les derniers habitants, entre poisson à dents et crabe à doigts (à trop manger de chairs, il devient rose et cause).
Je garde le bleu car jusqu'à toujours la couleur.
J'aime la note d'humour finale.
Bravo

   Eskisse   
2/1/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Bonjour

un tableau surréaliste dans sa représentation, un crabe qui galope et un doigt, un arbre bleu. Tout cela intrigue et crée un imaginaire parfois détonnant.

J'aime bien la question sur le crabe . Quelles sont les choses ? Ont-elles une réalité ? Comment sont-elles perçues ? Et le Oh la scie ! sorti de nulle part apparemment.
Le rythme de la dernière strophe se précipite.

J'aurais enlevé le "et" final pour plus de solennité.


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