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Poésie libre
daphlanote : Destination
 Publié le 14/05/20  -  12 commentaires  -  956 caractères  -  288 lectures    Autres textes du même auteur

Dernier dialogique.


Destination



– Où tu vas ?
– 'Sais pas.

Ostracisme en partage, rien qu'un point de départ et l'exil en exode. Exulter des codes, extruder les mots et se taire alors. Tellement.

– Et toi, tu sais ?
Comme si
– Peut-être bien.
Et puis peut-être (Et sinon tant pis.)

Parce qu'y croire encore et faire terre les remords, jusqu'au redoux. Décisionnaire dérisionnel à l'oubli sélectif et destination viable. D'ailleurs, ici, c'est autre part.

– Mais où tu vas ? C'est important.

D'ici, d'ailleurs ou d'alors. Transition transitif en transit. E. Chelonner ses priorités. Grader. Graduer.

Tuer ?

Saluer les dentales à terme. Terme à terre, terme à temps, température soi, relever la démence et avancer. Re-mort est doux.


___________________________________________
Ce texte a été publié avec des mots protégés par PTS.


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Provencao   
18/4/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai aimé cette originalité d'écriture en cette destination.

J'y ai lu, en lecture appuyée, des altérations sur une « destination" aliénée de l'impact du point d’arrivée, mais non pas du point d’arrivée lui-même.

Une destination qui reste ancrée dans son aspiration honnête, en dépit de l'abîme, en visée post-mortem.

J'ai aimé cette destination qui ne se trouve pas nécrosee par l'abandon de signet qu’entraîne l'humilité conjecturale.

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Donaldo75   
25/4/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Cette forme libre n’est pas banale et assez peu courante sur le site. J’ai trouvé à l’ensemble un vrai côté Nouvelle Vague cinématographique, du genre Jean-Pierre Léaud cause dans le poste de la voix-off et on l'écoute parce que ça nous rend plus intelligent, nous ouvre des portes ignorées jusque-là.

Bravo !

   Malitorne   
14/5/2020
Modéré : Commentaire hors-charte (se référer au paragraphe 6 de la charte et en particulier au fait de comporter des remarques désobligeantes, mettant en cause l'intégrité de l'auteur dans son écriture).

   Vincente   
14/5/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Écriture bousculée, cahotant dans les hésitations "dialogiques", mais dont la plume avoue des constructions réflexives peu conséquentes entre elles, tant le sens narratif y est incertain, les jeux de sens au travers des jeux de sons dans des sortes d'échos syllabiques perturbés trébuchent, argument, se désavouent et se dispersent…
Le lecteur est ainsi porté à une interrogation qui rejoint ces deux phrases d'introduction :
" – Où tu vas ?
– 'Sais pas.
"

Je dirais que le lecteur "accompagne" presque contre son gré le questionnement/dérive des personnages. Une certaine force d'écriture s'affirme en cela.
Pourtant l'identification, que je dirais "minimale" pour participer à la scène, "comprendre" a minima ce qui se joue ici, demande bien des investigations sémantiques ; même avec cet effort d'identification ou quelques perceptions subliminales l'ont reste un peu hagard face à ces émanations évanescentes. En effet, prises isolément les expressions accolant leurs notions complémentaires ou opposées (" Exulter des codes, extruder les mots et se taire alors. " – "faire terre les remords, jusqu'au redoux" – " Décisionnaire dérisionnel à l'oubli sélectif et destination viable. D'ailleurs, ici, c'est autre part. ", etc…) sont riches de sens, intéressantes, mais j'ai du mal à les apercevoir comme chemin de la "Destination". Justifiant ce titre qui nous annonce un but, considération au demeurant très fuyante… Fuir ! mais alors vers où ? Vers la "mort" en se tuant, non quand même pas…

"Relever la démence et avancer. Re-mort et doux. ". (j'aime bien d'ailleurs ce "re-mort est doux"…). Une renaissance après l'épreuve, donc. Le final dévoilerait ainsi un certain optimisme, je reconnais en être presque étonné.

La voix off déclare la "démence" situationnelle dans laquelle sont plongés ces deux personnages, soit, mais j'ai trouvé que le côté très "cérébral" du questionnement et des formulations que l'auteur prête à cette voix off sont de registres bien différents de ceux en scène-dialogue. Et les ponts qui la relient à eux manquent de cohérence de timbre. Je pourrais dire en exagérant que la voix off est celle d'un psy-socio-philosophe, un intellectuel qui interprète les atermoiements existentiels de deux migrants, ou sdf, ou jeunes en mal de partance. Ce n'est pas cette intention narrative qui me dérange – au contraire, la façon recèle de ressorts –, c'est la limitation dans laquelle elle se trouve, si étriquée dans un texte court, avec une contextualisation réduite à la plus simple des expressions.

   HERLINE   
14/5/2020
 a aimé ce texte 
Pas
Par respect envers votre travail je ne tomberai pas dans l'excès critique ni la diatribe...Mais pour être franc avec vous, je me demande encore que veut dire ce texte, où il va, que cherche t il à prouver ou à insuffler?...J'ai d'abord cru à un texte de Raymond Devos, puis me suis ravisé...
Trop de phrases alambiquées qui ne veulent à mon sens ABSOLUMENT rien dire...Mais vraiment rien dire ! Ou alors la subtilité m'échappe..sa marginalité me désespérant...

J 'ai depuis longtemps adopté pour axiome que les mots associés à d'autres mots, sans contrat bilatéral, n'engendrent que d'autres maux nécessitant des antalgiques en guise de doux calices...des ruptures de contrats à l'amiable, quelques contraventions pour excès de subtilités...

Avec humour, je dirais que Si j'étais un mot, une lettre, je prendrais la plume souvent, ou je téléphonerais à mon avocat pour demander des libérations conditionnelles et des remises en liberté.

Ce matin j'ai vu marcher des mots qui se tenaient par la main...Je me suis demandé quelle était leur destination: c'était vers le tribunal pour y déposer plainte, et intenter au narrateur un procès kafkaïen!
( jolie prosopopée)
Sans moi pour cette fois, mais merci pour ce partage.

   papipoete   
14/5/2020
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
bonjour daphlanote
Il ne suffit pas d'écrire " j'aime beaucoup " parce que !
Il ne suffit pas d'écrire " je n'aime pas " parce que !
Les deux formules demandent un argumentaire aussi étayé l'une que l'autre, ce que je tente de faire pour toute forme poétique.
" Destination " me laisse pantois, tant je me demande si l'auteur écrivit en fermant les yeux, laissant à sa plume le soin de faire de son mieux ?
Il est des textes dont la liberté des vers, même si je n'en comprends pas le sens, m'épatent par leur construction, par le sens profond qu'ils veulent évoquer ( un thème pour moi inconnu, mais reconnu )...
Cher poète, je ne voudrais point vous faire offense, mais l'orthographe de certains mots ( faire TERRE les remords ) par exemple, est-il voulu ? les lignes qui suivent, me font penser aux osselets jetés par un chamane au sol ; selon leur disposition, les augures vous diront ce que vous avez à craindre, ou au contraire vous rendre plein d'espérance...
Je serai très curieux de la teneur de vos remerciements, qui peut-être m'ouvriront les yeux ?

   Stephane   
14/5/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bravo Daphlanote pour cet exercice de style stylisé, pas facile à concevoir, entre destination dérisoire et destination déraisonnable, à moins d'une raison fiable.

Ca parle de mots, de remords, d'exil et d'exode, mais toujours (ou presque) au sens large - le second degré derrière la façade.

"Terre les remords, jusqu'au redoux", puis "Terme à terre... Re-mort est doux".

Le mot clé est "dentales". Je n'y vois donc pas d'exil au premier degré mais une difficulté à prononcer certaines consonnes - comme le "s" - en graduant les sonorités afin d'y parvenir.

Et s'il s'agit d'une dernière discussion entre deux individus atteints de démence, c'est extrêmement bien dosé.

Un grand bravo, donc.

Stéphane

   Lirian   
14/5/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour, daphalnote,
J'ai bien aimé le début, avec son petit côté 'En attendant Godot'. J'ai moins aimé la fin alourdie notamment par ce 'faire terre', une glissade malencontreuse, pour moi. La couenne Onirienne n'est pas facile à percer, et malgré tout je vous complimente pour les risques que vous prenez à publier ceci et ici. Continuez avec votre plume, la vôtre!
Merci.

   Lebarde   
14/5/2020
Ed
Si vous vouliez assommer le lecteur que je suis, avant de le noyer, vous avez parfaitement réussi, mais en écrivant ça, j’ai conscience que j’analyse et ai essayé de comprendre et donne l’impression de porter un intérêt à votre travail.
Et je ne voudrais pas vous faire croire que c’est le cas. Quel manque de tolérance direz vous?
Peut être après tout, pourtant je ne crois pas avoir ce défaut!
Mais ce qui est sûr, c'est que je ne comprends pas tout.

Votre monde, votre expression et vos lignes de pensées sont tellement en marge, que vous devez vous sentir bien impuissant à convaincre et entraîner les foules.
Comme à priori cela semble être votre souhait, alors tout est bien!

Je vous laisse vivre votre monde, je reste dans le mien, ne m'en veuillez pas.

Lebarde

   Pouet   
15/5/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Slt,

Un style toujours très perso, c'est déjà beaucoup.

Un petit texte bien sympathique, de futilité, de vacuité, un peu de Godot qui va sûrement arriver, un peu de jeux de mots par fois un peu appuyés.

Bien bien "l'ostacisme en partage"...

Même si c'est pas souvent, ça fait toujours plaisir de lire du Daph la note.

   Lariviere   
15/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Daph,

Je ne vais pas faire un commentaire fleuve (pour une fois) pour ne rien dire et encore moins disserter prosodie ou même forme sur ton superbe poème, ca serait comme d'essayer d'attraper un lièvre avec un chien prévu pour du gibier à plumes (!) et l'inverse est aussi vrai.

Ici ce que j'apprécie, c'est que les chicanes toujours trop artificielles et réductrices de la raison sont utilisées non pas pour supprimer la poésie ou pire en essayant de l'infantiliser, mais au contraire forcent et appuient, sur fond et forme, sur sa démesure, afin de jouer sur des sensations, toutes sortes d'émotions et de ressentis parfois en apparence antagonistes, que je trouve très subjectivement d'une grande beauté esthétique.

Il faut relire Sappho, sa poésie n'était pas plus sophistiquée, elle était de son temps.

J'ai trouvé ce poème particulièrement remarquable, très poétique, moderne et réussi.

Encore bravo et merci beaucoup pour ce moment de lecture

   sauvage   
15/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Comme tous, je ne pense pas avoir réussi à décrypter l'ensemble des sens de ce poème, d'un bel hermétisme.

Je le perçois comme un monologue intérieur que j'ai réusmé comme ceci à la première lecture : tergiversation d'un esprit flottant.

Puis, j'ai creusé.
Et toi, tu sais? / Comme si / Peut-être bien. / Et puis peut-être. (Et sinon tant pis.) /
Ce monologue creux, c'est le mensonge à soi-même, notre ignorance et nos hésitations sur la destination, la destinée.

Les phrases sont brèves, développées souvent de la même manière, en rapport aux temps, au lieux, à soi, tel un triptyque ternaire (avec quelques variantes bien sûr). Après le mot "important", le rapport aux choses change, se mélange, transite, se succède, voire s'extrude comme ce "Re-mort est doux" extrudé de "faire terre les remords, jusqu'au redoux".

Tout est ciselé comme ici, on le rythme se fait décroissant :
"Ostracisme en partage, rien qu'un point de départ et l'exil en exode"
ternaire de 6 syllabes
"Exulter des codes, extruder les mots et se taire alors."
ternaires de 5 syllabes
"Tellement"
3 syllabes et développement subtil de "se taire alors"

A partir de là, l'on sait que la poétesse ne se taira pas, bien heureusement pour nous.

Merci et au plaisir de vous lire.

sauvage


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