Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie en prose
daphlanote : Hometown
 Publié le 05/11/18  -  16 commentaires  -  1761 caractères  -  226 lectures    Autres textes du même auteur

Trilinguisme en brèche, prétention exemplaire. Vieilles pierres.


Hometown



Beaucoup.
de ces maisons relevées qu'on hTrop. Trop de mots, de vignes et de points, trop de ce terroir abîmé, de ces maisons relevées qu'on habite par ici, parce qu'ailleurs est sans toit, parce qu'ailleurs sans même l'umbre de toi. Toujours tôt persiste la marée, vogue l'esprit et soir étriqué d'aujourd'hui, parce que demain furent les jours pluvieux.

Échappé présent, cogner l'envers, habiter l'espace, envahir les avenues, joindre l'autoroute de la conscience avisée, venir à soi,
Tordre. Tordre le montant serpentant l'allée devenue re-venue -vêtue encore. Rouge est cette porte noyer d'éclats, transie d'effort, élevée par les années. Raidie d'autant, gonds grincer graissés, glacé le hall, le ciel marine en est si froid. Si froissé peut-être, entre-aperçu dès cinq heures du soir par la fenêtre ouverte.

J’échappe la persistance, j’ensevelis le masque et la route de Barrico ne gardera des soieries que le souvenir vernis d’aventures. Li_ li_. Théâtral refus, théorique retour à la conscience, j’incarne alors homme d’habîme, menant sans front, mineur et malaisé chemins de forêt, heurtant ronciers et terrils, évinçai la brûlure et construisis balise à la serpe.
Magie absurde, le chemin serpente encore. Découvert alors il s’apparente existence contiguë. Location liaison d’Esc.alade, trouble géographie, lead est ce qui compte. Occuper l’espace. Entêter le hêtre soufflant, dévaliser fenêtres fermées d’apprendre et d’alors démuni, chassez la mémoire. Aquarelles sous vide, l’histoire est démembrée.


___________________________________________
Ce texte a été publié avec des mots protégés par PTS.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   lucilius   
22/10/2018
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Première question que je me pose : combien vont oser s'aventurer à commenter un texte aussi hermétique ? Même la traduction du titre est hasardeuse. Quant à l'incipit, il ne faut pas compter dessus pour une aide à la compréhension.
A ce stade, une appréciation étant obligatoire, je procède donc à l'exécution de ma sentence.

   Brume   
5/11/2018
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Bonjour

Je vous le dis de suite, je n'ai rien compris.
Rien que sur la forme j'ai beaucoup de mal avec le rythme: cahotique, ça se cogne, ça se heurte, ça trébuche de partout. La construction des phrases est maladroite:
- "{Entêter} le hêtre soufflant, dévaliser fenêtres fermées d'apprendre et d'alors démuni, chassez la mémoire. " - ???

Quand aux temps verbaux, il y a l'infinitif, le présent, du futur et du passé simple, et je ne sais pas pourquoi car rien n'indique ce besoin d'un changement temporel.

Trop de vers sont mis entre parenthèses, mis à part le fait que cela parasite ma lecture, je n'en vois pas l'intérêt.

Généralement je ne reste pas que dans la critique négative mais désolée il n'y a rien à sauver selon moi. Votre prose est illisible.

ÉDIT: commentaire écrit en EL, je découvre à la publication que les parenthèses ont été supprimées. Donc....

   Donaldo75   
25/10/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,

J’ai bien aimé ce poème. On dirait un collage néo-cubiste. Il y a réellement du travail; on ne colle pas comme ça des instantanés, des impressions, avec justement en surimpression des qualificatifs, sans réellement travailler, relire, découper, couper, décoller, recoller, gommer, pester, reprendre du café, oublier de le boire parce qu'une nouvelle idée est arrivée. Et ça, c’est méritoire.

Merci pour le partage et encore bravo.

   wancyrs   
26/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Il y a quelque chose qui m'échappe dans l'ensemble... peut-être le sens de tout ça... mais c'est trop bien réfléchi, trop bien ficelé pour que je ne l'aime pas... texte surréaliste ? j'espère que l'auteur m'en donnera quelques clés

   Absolue   
5/11/2018
Je n'accroche pas. J'ai l'impression qu'il manque des mots, qu'ils sont dans le désordre et que les verbes sont mal conjugués. C'est fait exprès sans doute mais tout comme en peinture, il est des styles qui vous laissent dubitatifs...

   papipoete   
5/11/2018
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
bonjour daphlanote
Je prête mon regard à toute forme de poésie, dont la prose qui n'est pas si souvent à l'honneur dans ces colonnes, mais ... Hometown ! Il faudrait lire votre récit en ... rappel au cas où l'on viendrait à dévisser ! Mais je vous assure que je vous ai lu jusqu'à " démembrée ", et ... les bras m'en tombent !
Mais peut-être que mon inculture littéraire, est la cause de mes égarements ?
Je serais curieux de lire des commentaires bienveillants, pour voir ce que de vos lignes, on aimât ?

   David   
5/11/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour daphlanote,

Tiens, je découvre Barrico, un écrivain italien qui a écrit "Soie" en 1996. Comme le poème parle de route et de soieries, je me suis dit que ça devrait être celui-là.

J'ai lu le poème comme une petite musique où les paroles sont un capharnaüm, j'imaginerais bien une lecture romantique, une séparation douloureuse, mais c'est plus largement le thème de la mémoire qui me semble en jeu par le vocabulaire, peut-être plus simplement une histoire de liberté à conquérir. Il y a de nombreux jeux typographiques, j'aime beaucoup le Esc.alade, ça donne un espèce de vertige, une quatrième dimension insaisissable du texte, même un effet humoristique.

En tout cas, j'ai trouvé le poème reposant, même avec ces petites cruautés, sa violence, ça finit sur "démembrée".

   Lulu   
5/11/2018
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bonjour Daphlanote,

Le premier paragraphe de ce texte m'a touchée. J'y ai lu quelque chose d'intime, comme un plaisir d'écrire ou une urgence à le faire. Mais je me suis retrouvée confrontée à un hermétisme qui m'a trop tenue à l'écart, m'empêchant de comprendre, de ressentir, de voir ou d'imaginer.

J'ai été, par ailleurs, étonnée de trouver dans une même phrase du présent de l'indicatif et du passé simple "j'incarne dans l'abîme, … évinçai"... Cela a contribué à me perdre au coeur des lignes, ce que j'ai bien regretté.

Bien cordialement.

   Stephane   
5/11/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir daphlanote,

J'apprécie ce genre de poème lorsqu'il est travaillé, ce qui est le cas ici, du moins c'est ce qu'il me semble. Déjà, les trois derniers mots nous donnent une explication : "l'histoire est démembrée". Elle n'est donc pas linéaire et n'est donc pas forcément vouée à une explication, c'est ce qui rend le travail ingénieux, à mon sens.

J'ai aussi noté un travail basé sur l'allitération avec la lettre "g" et l'assonance du "s" ("gonds grincer graissés, glacé... ciel marine en est si froid. Si froissé... entre-aperçu dès cinq heures du soir..." suivi, juste après de "... persistance, j'ensevelis le masque... soieries que le souvenir..."

Même travail avec le son "m" ("...homme d'habîme, menant sans front, mineur et malaisé chemins de forêt...")

Je souligne aussi une note "temporelle" (si j'ose dire, puisqu'il s'agit d'espace), avec "habiter l'espace" et "occuper l'espace"). J'y vois une sorte d'allégorie au monde et au vide qui l'entoure, en tout cas à un désir de "comblement" de son propre habitat (je parle de celui du narrateur, au sens littéral, d'où le titre "Hometown".

La lettre "i" est également utilisée à de nombreuses reprises (sans parler de l'énigmatique "Li(en italique)_ li_"... J'en citerai juste quelques-uns, au hasard : "vignes, abîmé, habite, ici, envahir, venir, transie, raidie ciel, persistance, ensevelis, mineur, ronciers, terrils, évinçai, construisis, balise, magie, contiguë, démuni, histoire" (liste non exhaustive).

Voilà quelques tentatives d'explications sans doute assez vaines pour comprendre le texte dans son intégralité mais, comme je le soulignais plus haut - au même titre que l'auteur - l'histoire est démembrée", alors bon...

Cordialement,

Stéphane

   PIZZICATO   
5/11/2018
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Ne pas comprendre une poésie, un texte, ne représente pas, en soi, un critère de rejet. On peut aimer sans pour cela comprendre.

Mais ici, l'écriture sophistiquée à outrance frôle le non sens et surtout bafoue la grammaire par endroits ; et je ne suis pas particulièrement cartésien.

Rien dans ce texte ne m'a permis d'entrevoir une parcelle d'intérêt.
Avis subjectif peut-être, mais lequel ne l'est pas plus ou moins ?

   jfmoods   
6/11/2018
Voici comment j'interprète ce poème. Je pourrais aussi bien m'être complètement fourvoyé sur son enjeu véritable...

Sous la fausse apparence du foyer protecteur (titre : "Hometown", entête : "Vieilles pierres", "vignes", "terroir") se révèle un monde déshumanisé, village global mijoté par le diable.

- adverbes de quantité mettant en exergue une saturation à l'oeuvre ("Beaucoup", "trop")
- jacasseries audio-visuelles à flux tendus ("Trop de mots")
- ruptures syntaxiques accréditant l'effilochage de la pensée ("J’échappe la persistance", "il s’apparente existence contiguë")
- champ lexical de la violence infligée et subie ("abîmé", "dévasté", "étriqué", "Tordre", "d'éclats, transie d'effort", "Raidie", "grincer", "froissé", "malaisé", "heurtant")
- jeu antithétique des pôles : chaleur / froideur ("Rouge" / "marine")
- marquages spatiaux et temporels forcés ("ici", "ailleurs", "aujourd'hui", "présent")
- perte des repères chronologiques ("demain furent les jours pluvieux")
- destination introuvable ("serpentant", "serpente encore", "trouble géographie")
- allitérations et assonances oppressantes (c, g, r, s / en, i)
- préfixations appuyées matérialisant la répétition usante des actions ("re-venue dé-vêtue")
- marabout en gradation avalisant l'accablement ("si froid. Si froissé")
- injonctions à l'infinitif sonnant comme autant de mots d'ordre (notamment le tryptique de l'appropriation : "habiter", "envahir", "Occuper l’espace")
- confusion entre réalité et vie rêvée ("le souvenir vernis d’aventures")
- h ironique caricaturant le héros des temps modernes ("Théâtral refus, théorique retour à la conscience, j’incarne alors homme d’habîme")
- métaphore ironique ("l'autoroute de la conscience avisée")
- tonalité épique à visée comique (passé simple : "évinçai", "construisis")
- distance à l'Autre (jeu homonymique : "sans toit", "sans même l'umbre de toi")
- slogan publicitaire vantant la gestion de la relation client (italiques : "lead est ce qui compte")
- l'art, produit de consommation rapide, périssable (métaphore : "Aquarelles sous vide")
- impératif désespérant ("chassez la mémoire")
- allégorie en forme de bilan cataclysmique de l'époque ("l’histoire est démembrée")

Au final, ce poème m'apparaît comme une vision très personnelle de ce que j'ai l'habitude d'appeler, d'une manière un peu grinçante, "la modernité triomphante".

Merci pour ce partage !

   Ananas   
7/11/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
J'adore quand l'ignorance rencontre la pureté...

Bref.

Hometown, chez toi donc... enfin chez soi... Adèle ?

Je pense que le fond n'a pas besoin de lanternes, c'est évident comme deux et deux font cent... il y a comme toujours sur la forme, les sonorités pleines de rebondissements, d'excès, de jeux pour camoufler le laid... ou le réel ... Li-li Li_Li Uh-uh

Tu sais que moi ça me transperce... tu devrais pas poster ce genre de choses (avec tout le respect et la vénération que tu peux imaginer dans le mot chose)...

Merci. Parce que si ça c'est pas un phare dans la nuit, y en a qui ont jamais vu de coucher de soleil !

   widjet   
7/11/2018
L'avantage avec ce type de texte assez abscons où l'intérêt réside surtout sur les sonorités ("l'umbre" pour l'ombre, "grincer graissés", "si froid, si froissés"...), la rythmique (texte volontairement saccadé et très virgulé), la recherche (jeu de mots, genre "lead est" = l'idée) c'est qu'on peut se dégourdir les idées pour interpréter et spéculer sur pleins de théories.

Allez, plouf plouf, j'opte pour la rupture sentimentale
L'histoire (amoureuse) est démembrée.

Mais ça pourrait aussi bien parler de catastrophes naturels, des récentes inondations par exemples.

Un texte musical et théatral (l'allusion à Barrico n'en est que plus évidente) qui se doit d'être lu et relu afin qu'il se décante (un peu).

Pour l'émotion (la mienne en tout cas), on repassera.

Merci

W

   sourdes   
7/11/2018
Daphlanote,

J’ai rêvé d’automnes flamboyants sur des brandes de ceps de vignes abandonnés et fichés en terre autour d’une maison où tremble l’absence de l’aimé jusqu’aux fermes de la charpente ébranlées par des marées de couleurs du ciel qui viennent les caresser en se glissant à travers les tuiles soulevées comme des clins d’œil du temps…Je m’arrête là car il ne s’agit pas de moi mais de vous qui m’avez invité à imaginer.

Merci pour ces impressions que je pourrais renouveler à chaque lecture. Votre texte est une langue qui prend tout son sens en le lisant simplement à haute voix, puis en accentuant modérément avec allitérations et consonances, puis en soulignant sans exagération les syllabes longues et brèves, à l’antique. Je sens le sud transpyrénéen, ou transalpin avec des renversements de perceptions et de conscience, auxquels la familiarité avec les métamorphoses des mythes et des paysages ont pu conduire depuis longtemps!

Merci pour cette lecture stimulante et j'aurai plaisir à vous lire à nouveau, en écartant l’idée de vouloir retrouver ce qui aurait été perdu à la fin de ce commentaire.

Sourdès

   Lariviere   
8/11/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Daph' ('tain ca rajeunit d'écrire ça...)

Je ne me lasse pas de (re)lire ce texte... ;)

Il est trop dense pour pouvoir en faire la moindre critique utile dans l'espace d'un commentaire tellement il y a de choses à dire et à relever, sur fond et forme, mais dans tous les cas, les impressions sont présentes, en suspensions, assez puissantes en terme d'évocations (de quoi? pffff...)...

Pour parler un peu de la forme. Je trouve cela complètement réussi ; il a ce style, ce travail étrange, très intellectualisé, très froid, qui réussi bizarrement à réunir l'épure presque zen et l'écriture automatique surréaliste pour donner un poème moderne de qualité, tout aussi beau, qu'inquiétant. Ce n'est pas un univers qui est décrit ici, c'est un monde "démembré" avec toutes ses dimensions, un monde dense, sans dessus-dessous, où brûle la passion, et surtout la poésie, sous le froid en surface des mots et de la construction.

Sur la forme. L'entame est superbe ; sur le rythme et le fond...

Les mots choisis sont une tuerie ; Ce sont des mots-soldats qui ne savent pas sur qui ils tirent, comme souvent, mais qui visent justes...

Pour le sens profond, j'avoue que je me régale à la lecture ; je n'ai pas encore tout bien saisi, mais qu'importe ; on sent que tout se tient, plus ou moins, que tout est à sa place, ou pas, justement...

Les références sont à la fois très personnelles et reconnaissables, partageables dans leurs universalités, pour ceux qui désirent rentrer dans un autre univers que le leur, et non pas simplement tambouriner à sa porte, avec colère et incompréhension...

Bref, c'est un beau texte, littéraire (désolé du gros mot!), un vrai poème, en fait ; car on peut relire aisément, on ne se dit pas "finalement boaf" mais au contraire, on y trouvera toujours un petit peu plus de sens, de beauté, un petit peu plus de que ce qu'on avait compris ou ressenti avant.

Perso, je ne suis pas objectif ; je suis fan de ce style singulier...

Je peux comprendre aisément que ce travail poétique ne plaise pas à tout le monde, car c'est assez singulier, difficile à capter en terme de sens, certainement difficile à lire aussi en terme de "forme" et de syntaxe contrariées et que les goûts et les couleurs dans tous les cas, ca ne se discute pas ; en revanche, je pense qu'il faut reconnaître le travail manifeste de qualité qui est effectué ici, que le résultat et le ressenti nous plaisent ou non, ce qui est une autre histoire...

Le vers de fin est magnifique également.

Je remercie l'auteur de nous faire lire et partager son (trop rare) travail en ligne et je lui souhaite une bonne continuation !

EDIT : après lecture du com. de David ; bien vu le thème de la mémoire ^^

   Donaldo75   
10/11/2018
Modéré : Doublon.


Oniris Copyright © 2007-2018