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Poésie libre
David : Badisad obistroz
 Publié le 14/04/13  -  15 commentaires  -  895 caractères  -  302 lectures    Autres textes du même auteur

Vent.


Badisad obistroz



(…)


Mes angles,


ils signent quand une équerre vérifie encore un X
tarifé une demi-étoile mais,
ou ils trahissent en soulignant mes ex-signaux,
si aucune guerre étreint ses silences,
ou nos terres trouées restent ouvertes

pour chaque heure
aux recels généreux en ses neuvièmes étés,
gaspillées avec tact.


Ils vrillent en mortaise et nocent tes préaux ombreux,
un rêve qu’un étang jaune enjolive pour une île
sur sept escabeaux libres en soirée.
Les îles requièrent encore au bas régime en guerre,
en décisions,
outre nos cruches teintées ocre,
un total colimaçon avec son itinéraire libre.


T’en prennent les aubes,

ils tissent magnifiques,
en rayons colorés indigo pour abattre Roumains
aux veilles à novembre,

ces entrepôts.


 
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   merseger   
23/3/2013
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
J'ai eu au premier abord l'impression de lire quelque chose de familier : des mots qui existent en français. Puis je me suis imaginé être un spécialiste du chiffre essayant vainement de saisir la teneur d'un message codé. On peut difficilement même en reniant toute volonté d'être intelligible atteindre un tel niveau d'incompréhensibilité. A quoi sert-il donc d'écrire et de publier un salmigondi pareil où chaque phrase est une énigme dont on espère au moins que l'auteur possède la clé. L'obscurissime est-il vraiment synonyme de profondeur ? Dans la fosse des Mariannes peut-être, pas en poésie qui est art de communiquer une histoire, une émotion, une idée, une musique. Ici, rien qu'un amas de mots jetés, au hasard semble-t-il, et qui sont retombés là, en tas, sensés constituer les phrases d'un langage articulé, mais absolument dépourvu, pour moi, du moindre sens.
Je suis désolé, mais je considère qu'il s'agit là d'une approche dévoyée de la poésie.

   rosebud   
17/3/2013
 a aimé ce texte 
Un peu
Or donc "badisad obistroz" est un vent d'Afghanistan. Je situe déjà mieux le théâtre des combats. Car je suppose que c'est de guerre qu'il s'agit.
Une demi-étoile (soviétique?), les neuvièmes étés (d'occupation soviétique?), peut-être.
Les sept escabeaux libres en soirée, alors là je sèche, mais je trouve ça très beau.
Ce qui vrille en mortaise, noce les préaux ombreux, tisse magnifique, en rayons colorés indigos doit être le sillage des missiles ou de je ne sais quelle machine de guerre.
Les roumains là-dedans... j'ai reperdu pied.

On ne peut pas dire que l'auteur nous facilite la tâche et je ne lui en veux pas du tout, parce que malgré tout je ressens quelque chose de grave et de sincère. Pourtant, il me semble que le symbolisme, ou l'hermétisme voulu aurait encore gagné à ne pas massacrer la syntaxe avec une telle sauvagerie. Il y a suffisamment de cruauté sur Terre pour ne pas en rajouter.

   Lariviere   
14/4/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour,

De belles images, "malgré tout"... et une phonétique plaisante, envoutante, noyé dans le "frog sens"... Car oui, celui-ci m'échappe majoritairement... c'est comme un mot, une idée sur le bout de la langue, ça enerve, ça déconcerte, mais c'est stimulant et vivifiant.

C'est stimulant, c'est singulier, c'est admirable, mais malheureusement, ça décoit aussi...

Car j'aurais quand même aimé avoir quelques pistes palpables pour capter les différents degrés de lectures que je devine mais qui, fautes de mieux, ne font que m'effleurer la peau sans laisser transparaitre un seul embryon de beauté "perceptible" dans ce vent afghan chargé de mystère.

En l'état, je ne vois rien ou vraiment pas grand chose de communicable, juste des frissons qui resteraient regrettablement mécaniques. C'est dommage, il me semble, car ce texte gagnerait certainement à être appréhender avec quelques fragments de clefs...

Bonne continuation à l'auteur !

   tchouang   
29/3/2013
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
bonjour. texte hermétique proche de l'écriture automatique. ce n'est pas désagréable à lire, mais à la limite de l'ennui car il n'y a presque rien à quoi se raccrocher. en bref : jolie petite collection mots qui vont bien ensemble, mais sans plus.

   Anonyme   
30/3/2013
 a aimé ce texte 
Pas
Je suis sincèrement désolée devant ce poème.
Je l'ai lu trois fois et je n'ai rien compris.
Parfois ce n'est pas grave de ne pas comprendre, lorsque la métrique est enchanteresse.
Mais ici, il n'y a aucune mélodie à la lecture.

   Ioledane   
3/4/2013
 a aimé ce texte 
Un peu
Passée plusieurs fois sur ce poème, espérant avoir un déclic qui me permettrait d'en comprendre le propos ou tout au moins le sujet.
J'ai vu de jolies formules, des images originales, mais je n'ai toujours rien compris.
Il paraît pourtant y avoir dans ce "Vent" un souffle, mais quelle en est la clé ?
Il me semble que parfois la poésie est hermétique, juste pour le plaisir d'être hermétique.
Ce n'est pas ce que je prise, pour ma part.
Désolée mais s'il y a un sens je suis complètement passée à côté.
Je note "moyen" tout de même, pour les tournures et pour l'attrait de l'énigme (j'ai eu envie de chercher, ce qui n'est déjà pas si mal).

   ikran   
14/4/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

ce texte est absolument dépourvu du moindre sens, et je trouve cela excellemment fait. Les mots rencontrent des aspects d'eux mêmes qu'ils n'avaient encore jamais vu. Empêcher le sens de filtrer pour ne garder que les mots en l'état.
C'est une très noble façon de faire de la poésie à mon goût, et qui demande de sacrifier l'opinion publique tant elle est personnelle et hermétique.

   brabant   
14/4/2013
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour David,


A la première lecture je me suis dit que ce texte avait des résonances en moi, littéraires, bédéiques et autres, comme des cailloux ronds, c'est-à-dire que l'énoncer n'a pas été heurté (mes énonciations sont mentales mais égales à des énonciations orales). J'aurais pu en écrire certains traits, certaines rasades, comme si j'avais appuyé par intermittence sur un siphon d'eau de Seltz.

"Par les ombres myrteux je prendrai mon repos"
Bad is sad au bistrot et Black sad

:D


Puis je suis allé lire les autres com ; on n'affronte pas seul un texte de David (ou alors c'est que l'on est suicidaire) ; ainsi ce texte relaterait une guerre, j'ai enrichi mon horreur (le "Vent" incipital m'avait semblé d'emblée avoir des allures de pet) mais aussi mon vocabulaire.

Mais est-il possible de savoir si David est sérieux ? J'ai choisi pour "Badisad obistroz" le tourniquet que l'on pousse pour entrer dans un bar ou le double battant à hauteur de dessous de bassin mais qui montre les seins des saloons, et les "angles" de David m'ont semblé des angles d'attaque/ points de vue dans ces lieux où l'on refait le monde à grand renfort de (coups de) cruches et d'escalier en colimaçon autour d'une barre jusqu'au petit matin. Chacun a les guerres qu'il peut mais j'apprécie l'innocence de celle-là. Au pire une gueule de bois... carabinée bien entendu !

César, Rabelais, Ronsard, les Grimm, Joyce, les surréalistes et les dadas, Sir Basil Liddell Hart, même combat !


:))))))))))))

   Pouet   
15/4/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai pensé au début à une gueule de bois. (avec le titre "obistroz", au bistro)

La fin, avec "pour abattre Roumains" me semble être un rappel de l'actualité (un peu passée mais proche quand même) des héroismes d'un gouvernement qui se prétend de gauche.

Alors j'ai relu et je penche plutôt pour un poème "engagé".

Je note l'emploi répété de "guerre", comme un goût de révolte.
Le début: "ils signent" et ils trahissent", j'y vois une évocation des hommes politiques.
Ensuite "préaux ombreux", pourquoi pas une évocation des réformes de l'éducation nationale. "enjolive pour une ile": la démagogie, le populisme. "nos cruches teintées ocre": le peuple qui gobe suffisamment pour élire. "un total colimaçon avec son itinéraire libre": la différence entre un programme et son application.

Voilà en résumé ce que j'ai compris. (ou ce que j'ai voulu comprendre ce qui revient au même)

J'aime quand un poème "hermétique" et assumé dévoile quelques trouées de sens différent pour chacun.

   Lunar-K   
15/4/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut David,

Ça faisait longtemps que j’espérais te lire un jour en poésie libre. Curieux de voir ce que ça pourrait donner, tout en craignant quelque peu que ton style si caractéristique ne pâtisse de cette absence de contrainte (ou d’une autre forme de contrainte). Il n’en est rien, et je ne suis franchement pas déçu du résultat ! Le style est sauf, mais comme décuplé. Quand j’arrivais encore à comprendre plus ou moins tes poèmes classiques, j’avoue n’avoir rien compris à celui-ci, sinon par bribes, ci et là, mais comme décousues à l’extrême, absurdes même si j’en tente une quelconque réunion. Ce qui normalement devrait me refroidir pas mal, moi qui privilégie généralement la compréhension à toutes autres considérations. Et pourtant, pas du tout…

C’est qu’il y a je pense une autre forme de compréhension possible face à ce texte, un autre niveau de lecture. Ça a d’ailleurs toujours été un peu le cas avec tes poèmes, sauf que j’ai ici l’impression que cette tendance est portée à son extrême, généralisée à toute poétique. Au fond, je crois que le commentaire de Merseger est encore la meilleur façon d’entendre cela : c’est bien du français, en apparence, et pourtant plus vraiment. Je ne décèle aucune erreur de construction, de grammaire, mais ça sonne tout comme s’il n’y avait que ça. C’est une impression assez étrange qui émane de cette écriture, et c’est personnellement ce que j’admire tant chez toi, cette façon qui est la tienne de t’approprier la langue pour nous la rendre comme étrangère, de toujours tendre à la limite, et de t’en jouer. Si je dis que ça a toujours été un peu le cas auparavant, c’est que les limites que tu explorais alors était pour l’essentiel celles du classique, avec quelques débordements bien sûr de temps à autre, mais relativement bien contrôlés encore. Plus ici (et en cela ce texte me paraît presque un manifeste).

Tout cela est évidemment très polémique, tant ça peut sembler manquer d’émotion et de sens. Je pense d’ailleurs t’avoir déjà dit combien en cela tu me rappelles Mallarmé. Il y a de l’extrémisme même là-dedans, d’une certaine façon, dans cette volonté de toucher à une poésie qui serait strictement formelle et dépourvue de tout autre contenu qu’elle-même, de mettre en scène sous de faux prétextes (ces vents afghans en l'occurrence) le langage pour lui-même, pour son concept, et en faire exploser les bordure, les dépasser de tous côtés (langage et poésie). Une sorte de « métapoétique » au fond, comme réflexion de la poésie sur elle-même, sur sa propre technique et sa propre expression. Ça fait mal quelquefois, certes, mais qu’est-ce que c’est rafraîchissant et bienvenu à mon sens !

Bravo, et bonne continuation !

   KIE   
16/4/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Car le pouvant dans cet espace, lui seul, s’installe, asémantique, un écho brut.
Par les intervalles blancs, le verbe, débordé, se rétracte, éversé.
En négatif, ce texte, l’esprit, de son écriture doit prendre le rebours, en faire une anti-lecture.
En effet, soyons clair, désormais, ne s’impose plus, puisque désinvesti le mot du sens illusoire, de l’idée que l’ombre éclatée.

Détricotage de l’écriture, ce « dé-écrire » savant, si l’on veut, ne se résout que par une démarche parallèle : le « dé-lire » du lecteur.

   Mona79   
16/4/2013
Dans mon esprit ces vents ont généré une tempête dont je reste encore tout étourdie. Des signes cabalistiques, sous rayons X, ont fait pirouetter dans mes yeux effarés cent-mille étoiles à compter en gouttes de lumière et d'ombre éclatées.

N'ayons pas peur des mots, de leur assemblage hors normes : triturages de cervelles s'en suivent.

Entrepôts bizarres, bazars où loger tous ces mots désordre dans un ordre initiatique qui n'appartient qu'à l'auteur. KIE, lui, a tout compris : une longueur d'avance ! Respects !

David, un peu de lumière pour les béotiens, please !

   phoebus   
19/4/2013
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

J'ai eu l'impression d'être plongé dans un film de Leos Carax, notamment Holy Motor ou surtout "Mauvais sang". Des angles, d'où partent des diagonales qui se croisent pour tisser l'imaginaire captant une réel où s'entrecroisent les consciences désengluées de l'être, flirtant avec un néantisation qui déploie son discours fait de formes et de fonds colorés qui se décodent dans le symbolique.
1 pour le réel, 2 pour l'imaginaire et 3 pour le symbolique sans oublier l'élévation spirituelle ou peut-être mystique.

   David   
27/4/2013
Quelques mots par ici !

   Anonyme   
10/5/2013
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Je trouve que cette prose manque singulièrement de rythme, de rimes...
Il y a quelques phrases qui sonnent bien, quelques mots qui font bien... Mais à part cela je n'y vois pas grand chose d'intéressant. Comme d'autres l'ont souligné plus haut, je n'arrive pas à me représenter le sens de ces phrases, c'est trop abstrait, trop personnel... trop nébuleux...

J'en viens presque à me demander si cette écriture amphigourique ne cacherait pas une tentative d'"escroquerie intellectuelle" ...


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