Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie classique
David : Cycle aux mots stricts
 Publié le 03/03/13  -  11 commentaires  -  747 caractères  -  342 lectures    Autres textes du même auteur

Circulez.


Cycle aux mots stricts



Je n’ai plus de briquet, brimé d’une Amérique,
Une allumette ira, comme aurait dit Éric,
Alors je l’ai décrite avec ce stylo Bic :
Elle est nue et son bras viendrait du Mozambique !

Elle est droite, ennuyeuse, et son soufre anarchique
À l’air ininflammable, avec ce côté chic,
Était insubmersible autant qu’un Titanic :
Il n’avait plus de feu qu’un soleil mécanique.

Une autre cigarette, avant tout ce hip-hop,
Priait que son mégot ne s’écrase à ce stop :
Pour le prochain bûcher, je brûle un misanthrope.

Ô, ça m’a pris d’émoi, bien plus nu qu’en tutu !
Qu’avais-je donc roulé ? La délinquante eut eu
Ce soupçon qu’elle aurait
pris ce même air de
clope.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   rosebud   
12/2/2013
 a aimé ce texte 
Pas
Le sens m'échappe (pas grave); l'intention m'échappe (plus grave);la construction des phrases m'échappe (beaucoup plus grave).
La seule chose qui émerge du fatras c'est le choix délibéré de rimes qui claquent. Ca ne suffit pas, surtout si tout l'édifice repose dessus quitte à être construit en dépit du bon sens et au mépris de la gravité: tout s'écroule dans un nuage de poussière (de cigarette?)
J'ai beau fouiller dans les gravats, je ne retrouve rien de reconnaissable.

   socque   
19/2/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Des rimes extrêmement recherchées dans leur genre ! "ique" distincte de "ic", et "op" de "ope", c'est bien histoire de se jouer des codes du classique...
Pourquoi pas, d'ailleurs ? Je crois que j'aurais vraiment apprécié cette pochade si j'avais un minimum pigé l'histoire... Là, non, et ça m'a gênée.

   Pimpette   
27/2/2013
 a aimé ce texte 
Bien
Je l'avais laissé celui là et je reviens à lui!

Je retrouve enfin un peu de cette liberté d'expression sans laquelle, pour moi, il n'y a pas de poésie!

Là, notre auteur se permet des choses et marche un peu dans le caniveau à l'occasion...Un air frais circule...

'bien plus nu qu'en tutu' m'enchante

Pourquoi:'strictes'???...ainsi que l'idée de brûler les misanthropes!!!

Pourquoi:'strictes'???

   David   
3/3/2013
Quelques mots par ici

   Labrisse   
3/3/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour Cher David,

Alors tout de go et c'est de bonne amitié, vous vous êtes donné la peine de commenter mon roue libre ou mes moules, je vous dois bien la pareille ... de plus j'ai un excellent sauvignon (Duras mumm !), une bonne (délicieuse) journée de jardin dans les pattes, je suis fourbu... la soupette est sur le feu... restons entre amis, c'est le meilleur moment pour vous donner mon sentiment.

Dès le premier coup d'œil, ce qui interpelle le plus est ce concert de jeux de mots, ces torsions sémantiques, ces entrecroisements dynamiques… ces tentatives de la nouvelle musique. Je rebois un coup.

Hhhaaaa !

Vous êtes assez spécial dans votre catégorie (d’ailleurs j’oserais dire que vous êtes même le seul dans votre catégorie) au point de plaquer l’histoire a l’arrière plan pour aller aux figures de style (vous affectionnez particulièrement certaines métonymies) et cela est amusant au sens de l’habitué (pas blasé quand même) de poésie qui vous écris. Un autre p’tit coup il reste un fond de soleil, héhéhé !

Haaaah ! Putain qu’il est bon !

Vous allez dans des jungles peu arpentées de la gent poétique ici bas et si votre ramage …. Heu ! Vous allez dans des jungles sémantiques pour accomplir une musique (très bien rythmée) ou je ne voudrais pas foutre les pieds…. Cette poétique est dangereuse, elle est trop près de la recherche atomique, du quantum obsessionnel, de grain foutraque philosophal et je me dois de vous prévenir d’un danger. Point à la ligne (tiens mon verre est vide (mais la bouteille est bien garnie héhéhé !)

Le lecteur lambada (chorando se voÏ) dont je fais partie, moi, le huit milliardième de l’humanité (connue), donc infime chose au sens fourmilier du travail… je trouve ce poème facile à lire mais impossible à apprécier autrement que par cette bizarrerie lexico-musicale dont vous avez le don bizarre. Allez tiens, un p’tit coup !

Hhhaaaahhh !

Bref, je vous dis à jeune et à qui veux bien l’an tendre que vous êtes aussi cinglé qu’un poète et que ca ne peut pas faire de mal. Par contre mon goût personnel irait plus à des pièces de beuverie ou autres joyeuseté pantagruéliques et rabelaisiennes que ces affaires de clopes et de mégot, car si la fumée conserve les viandes, l’alcool conserve les fruits.

Amitiés

Labr hip sse.

   Jano   
3/3/2013
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Vous avez l'air si peu sûr de votre poème, David, que vous vous empressez d'envoyer des explications. Explications que je ne lirai pas car je n'en vois aucunement l'intérêt. Si un poème ne se suffit pas à lui-même c'est qu'il est raté. Si l'auteur se sent obligé de le décortiquer c'est qu'il est en plein doute, qu'il cherche à donner un sens, une direction aux lecteurs. Aveu de faiblesse. Le sens ne vous appartient plus, c'est à nous de le trouver, de l'imaginer. Laissez-nous l'interprétation, que diable !

Dudit poème n'est pas mauvais, riche en sonorités, tellement que je le verrais bien slamé, sauf la dernière strophe vraiment trop alambiquée.
La signification ? Je n'en sais fichtre rien. A mon avis vous avez davantage joué avec les mots que cherché à faire de la métaphysique.

   Anonyme   
4/3/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Celui qui regarde une toile de Soulages ou Rothko n'y trouvera pas forcément de sens. Le poème de David est une couleur, avec des reliefs qui plaisent ou ne plaisent pas. Peu-être n'est-il pas aller assez loin, plusieurs couches auraient donné plus de lumière. J'espère que le bras vient effectivement du Mozambique, ce sont les meilleurs et la performance calorifique du misanthrope vaut bien un bûcher. Cette allumette et cette clope vont vivre une histoire éphémère que David nous aura dépeint... à quand le plafond de la chapelle !

   brabant   
4/3/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour David,


Ce sonnet m'a été une confiserie - ou plutôt un assortiment de confiseries - cyclique/citrique, un petit tour en Haribo cyclé/recyclé Amérique : Bubblizz Cola en piste pour Apollo fraise, Frittizz ananas sur Langue Citric Cola, Briquettes en vrac entre Dentiers Tutti-Frutti, Tétines citric sur collier d'Acrolasso pomme...

Les Schtroumpfs Pik ont été dévorés par des Crocos en vrac au moment où je me disais que j'allais peut-être saisir un sens :)

Gloups ! Blurp !

Qu'importe ! j'ai la bouche en feu et mes papilles sont interdites ! Pif ! Paf ! Voici des oursons acidulés qui cueillent des fleurs Fini aux tiges de Dulcipica Vidal, j'ai ci-fait un beau voyage en Disco Fruits Astra Sweets. Content de rentrer à la raison car voici que s'approchent des araignées Joubini Trolli et des scorpions Roypas.

J'ai rien compris mais je décerne quatre Smiley Acide et un Smack Color Fizz à ce sonnet explosif.

A sa dame allumette j'offre un Orangina Pik :)


"ça fait VLAM ! ça fait SPATCH ! Et ça fait CHTUCK !
Ou bien BOMP ! ou HUMPF ! parfois même PFFF !
SHEBAM ! POW ! BLOP ! WIZZ ! "


:))) ))) ))) )))

   Pouet   
9/3/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Hymne à la nicotine...

Coloré et enlevé comme une danse gitane.

Je ne suis pas certain d'avoir pu tout filtré mais ce texte ma foi est fort bien roulé.

Que ne ferait-on pas pour l'amour d'une blonde?

   Fortesque   
12/3/2013
 a aimé ce texte 
Bien
"Un homme sans feu est un homme sans queue !", nous dit le bon sens populaire. L'espièglerie du propos se manifeste aussi par le petit bout de la lorgnette dans le travail de l'auteur où il n'est question, au fond, que de zizis en cols roulés ( ou en tutus ! ). Par le truchement du symbole, le briquet, l'allumette et la cigarette deviennent le passeport pour un billet aller-retour vers le continent féminin, cette Amérique qui restera toujours à conquérir. Il est question de zizis parce que, stricto senso, ce qui marque indubitablement le désir masculin, mise à part le bouquet de roses et les jolis poèmes, c'est évidemment l'érection de l'engin, ce feu d'artifice flamboyant qui ne laisse aucune place à l'interprétation. Et on voit bien ici que le poème se réduit à faire l'énumération des symboles phalliques qu'il catégorise. Le feu du désir qui se voudrait infini est perdu, fait signifié par l'absence du briquet dont la flamme garde toujours sa vigueur. De quel feu brûle le désir quand on ne peut pas bander comme un taureau, semble questionner le poème ? A défaut du briquet, on n'a guère d'autres choix. Soit l'allumette, avec son lot quotidien de ratés à l'allumage, chose qu'une femme ne peut souffrir bien longtemps. Soit la cigarette, molle copie du cigare, qui se consume trop vite en un mégot rabougri impropre à l'explosion finale. Pourtant, s'agissant de mettre le feu aux poudres, un tison ou une bougie aurait eu mieux encore ce caractère romantique qui seyait tant au sonnet à une certaine époque. L'auteur se rend-t-il compte que sous la peau fripée de ses vers se cache un flux bouillonnant qui n'attend que de pouvoir raidir son propos ? J'en veux pour meilleur exemple ce bout de phrase "à l'air ininflammable" qui pourrait tout autant se lire comme "a les reins inflammables" ! Malheureusement, le texte ne parvient jamais qu'à nous faire plisser le front ! C'est bien dommage ! Alors ? Apologie du désir qui peine à consumer ou éloge du phallus en panne, ce "Cycle aux mots stricts" ? On penchera plutôt vers la seconde proposition puisque le caractère cyclique du désir rappelle fortement l'alternance "pénis en berne, pénis en érection". D'autre part, le mot "strict", s'il peut signifier aussi bien "sévère" que "intraitable", et même "exigeant", peut certainement vouloir dire "inflexible, rigide, raide, dur et ferme" !

   fugu   
15/3/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
L'amorce de ce poème n'aurait-il pas été déclenché par l'écoute de Luna Parker avec ses états d'âme ? : )

Ce que j'aime dans ce poème c'est qu'il y a un champ lexical malgré le coté foutraque. Ce n'est pas du n'importe quoi !

J'aime beaucoup les rimes en [ic] des deux premières strophes, ça cliquète et c'est tonique !
Niveau sonorité ça claque sec !

Ce n'est sans doute pas un hasard s'il est question de hip hop après.

   Laroche   
8/4/2013
Commentaire modéré


Oniris Copyright © 2007-2018