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Poésie classique
David : Impair
 Publié le 06/07/15  -  16 commentaires  -  760 caractères  -  418 lectures    Autres textes du même auteur

Au bord.


Impair



Sous mon crâne il est plus soyeux qu’un édredon,
Dans ma vie il a pris parti sans que je douille,
Il ne craint ni le froid perçant, ni cette rouille,
Il attend, il oublie aussi mon abandon.

De ma grâce en avant-première et sans bourdon,
Vénérable et soutien scolaire où je m’embrouille
À chaque fois que son menton choit sur ma bouille,
Il attend il oublie encor, havre au pardon.

Cette année est une autre étape à redescendre,
À parcourir, à prendre en compte, avec la cendre
Et sa braise est toujours là, vive, au courant d’air.

En cerise il aurait porté le plus beau rouge
À la boucle, à la pince-oreille, où que je bouge
En arrière, en avant-dernière, et sans impair.


 
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   bipol   
12/6/2015
 a aimé ce texte 
Un peu
Sous mon crâne il est plus soyeux qu’un édredon,
Dans ma vie il a pris parti sans que je douille,
Il ne craint ni le froid perçant, ni cette rouille,
Il attend, il oublie aussi mon abandon.

je ne comprends pas cette rouille

à part la rime avec douille

vos images viennent un peu comme cela

Vénérable et soutien scolaire où je m’embrouille

je ne comprends pas ce vers non plus

cela vient certainement de mon ignorance

je n'ai pas trop aimé votre texte

   Anonyme   
7/7/2015
Bonjour David
Je guette la sortie de chacun de tes sonnets (qui se font de plus en plus rares) avec gourmandise et curiosité (en marquant la diérèse sur ce dernier terme)".

Le fond est surréaliste, comme d'hab sous ta plume inspirée.
Le second tercet est un régal (est-ce à cause de la cerise ?)
Comme quoi la poésie selon Breton peut fort bien s’accommoder de la rigueur décrétée par Malherbe.
Je trouve même qu'elle n'y prend que plus d'impertinence.

C'est en quelque sorte un pied de nez à deux idéologies. Celle qui exige de la poésie qu'elle soit rationnelle mais aussi celle qui rejette la métrique et la rime.

J'adore.

Merci David et bravo

   Hananke   
6/7/2015
Quand les sommets brumeux de l'obscurcissement
Sont atteints par l'auteur en recherche de note,
L'exégète se perd et ne sait pas comment
Comprendre ce qu'il lit sans clarté dans la grotte.

Il n'est jamais aisé d'exprimer les vertus
Ou les difformités d'un poème ordinaire...
Alors que faire ici sur ces sentiers tortus
Sinon prendre la fuite avec son dictionnaire ?

   Lulu   
6/7/2015
Je peine vraiment à comprendre ce sonnet. J'ai beau le relire, tout m'échappe. La présentation "Au bord" ne m'éclaire pas davantage...
De fait, je lis cet ensemble un peu comme Tizef qui fait référence au surréalisme... Mais je doute qu'il s'agisse vraiment d'une écriture automatique. C'est tout de même un sonnet... un travail.

Je compte sur vous pour nous éclairer un peu sur le sujet.
Je pensais trouver le sens du pronom "Il" du premier quatrain, mais je ne vois pas du tout à quoi il renvoie... Et la suite me laisse perplexe.

   rosebud   
6/7/2015
 a aimé ce texte 
Bien
Je ne comprends toujours pas pourquoi tant de leçteurs s'acharnent à vouloir comprendre un poème. La poésie n'a rien à faire avec la compréhension! Le plus étrange c'est que tout le monde s'extasie avec la Terre bleue comme une orange parce qu'Eluard l'a dit et baillerait d'ennui si ç'avait été Tartempion. Soyons honnêtes: la Terre bleue comme une orange, ça ne veut rien dire. c'est même exactement pour cela que ça prend tout son sens.
Cet impersonnel Il est ce que vous voudrez. Y compris ce que David n'avait jamais envisagé. Y compris s'il n'y souscrit pas. Combien de chansons que nous avons fredonnées en yaourt sans avoir la moindre idée de ce cela voulait dire, mais avec l'impression précise de ce que cela signifiait pour nous.
Par exemple, je vois très distinctement l'ange gardien de David, juchés sur ses épaules, sans peser aucun poids, mais soyeux comme un édredon, et où qu'il bouge, inquiet, vigilant de ses gestes, toujours sur le qui-vive, n'abandonnant jamais son poste, et sa braise toujours là, vive, au courant d'air. Clair comme de l'eau de roche ,non?

   PIZZICATO   
6/7/2015
Je considère que la lecture est avant tout un plaisir. Plaisir de découvrir, d'apprécier, d'analyser.
Mais s'il faut se malaxer les neurones en lisant une poésie afin d'y trouver un sens, ou bien si on n'en trouve pas se dire << waooh ! Quelle belle poésie surréaliste ! Je n'ai rien pigé mais c'est super >> je dis simplement je n'aime pas.

   Lyl_mystic   
7/7/2015
J'ai d'abord pensé à une sorte de corps, à cause des éléments physiques...la cendre m'a renvoyée à un corps incinéré d'une personne chère qui continue à vivre en quelque sorte...peut-être aussi l'insensibilité de ce corps qui est rapporté. Le premier vers ne serait donc pas à prendre au premier degré mais il s'agirait de l'expression d'un souvenir, d'ailleurs le deuxième vers est rapporté au passé.

Ensuite j'ai pensé que ça pouvait être une métaphore d'un organe comme le cerveau ou le cœur.
Finalement l'idée de rosebud est plutôt convaincante.

L'expression est originale même si elle ne me parle pas vraiment...le moins que je puisse dire est que ma lecture a été pleine de surprises devant certains mots, certaines expressions : J'ai une impression d'incohérence mais elle n'est sûrement qu'apparente...j'ai bien aimé les rimes, certaines sont peu communes ('ouille'). Ce n'est pas vraiment ce que j'aime lire en poésie mais c'est plutôt curieux et comme parsemé d'indices (avant-première/avant-dernière ?)

J'aime bien le "En cerise" je ne peux m'empêcher d'y voir une façon d'exprimer une période de l'année. D'ailleurs c'est cela qui prédomine dans ma lecture, l'impression que certains mots sont détournés de leur sens initial, troublant. On pourrait penser à une certaine maladresse dans l'expression si le tout ne me semblait pas excessivement construit et "prémédité" ;)

   CalamusInscius   
7/7/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
Je trouve ce sonnet sublime et extraordinairement émouvant.
J'y vois une fillette en échec scolaire, la perte d'un père qui aidait aux devoirs.
Je ne sais si j'ai bien fait de creuser ça, mais je m'en fous : ce portrait enfantin d'un père défunt me ravit. Vrai ou faux, c'est la même chose.
Ça pourra bien s'ajouter à la gloire de mon pair !

   leni   
7/7/2015
Pourquoi s'acharner à comprendre alors qu'il n'y a rien à comprendre
Du moins pour moi Je respecte cet écrit qui amène des réactions diverses et un jour peut-être je serai Champollion Tant mieux si certains partagent un même ressenti
Je sais David vous me l'avez dit:"Un arbre cache parfois la foret"
Je lirai vos commentaires
Mon salut cordial

Leni

   Robot   
7/7/2015
J'ai avant tout apprécié le rythme surtout, bien que ce ne soit pas ce que je préfère ce texte présente quelques vers qui créent des images.
Mais j'ai du mal à accrocher à l'ensemble. Ce n'est pas le texte qui est en cause, je pense que cela tient à ma propre culture qui s'accommode mal avec ce genre.
Je n'attends pas d'explications car s'il devait y en avoir je ne comprendrais pas que le poème n'ait pas suffit à les exprimer et ce serait dommage alors que "il" n''ait pas été explicité dans le texte; cela voudrait dire pour moi que l'on a voulu volontairement tenir le lecteur dans l'obscur. En un mot, si c'est du surréalisme, le texte doit se tenir sans rien avoir à ajouter autre qu'un sentiment ou un ressenti lors de sa construction.

   Damy   
7/7/2015
Indépendamment du sens qui m'échappe à moi aussi, mais cela importe sûrement peu à l'auteur, je suis étonné que ce poème figure dans la section classique quand, par ex., un mot composé est coupé en 2 par la césure à l'hémistiche: "avant-première" ou quand l'adjectif est ainsi coupé du nom: "soutien scolaire", "autre étape", etc. ou encore quand le césure se place après 7 syllabes: "Et sa braise est toujours là,". Mais, soit l'auteur se fiche aussi des règles, ce que les correcteurs auraient complaisamment laissé passer, soit, ce qui est plus probable, les règles m'échappent aussi (?).
Bien sûr, je serai friand de tes explications là-dessus, David, si tu veux bien.

   Lariviere   
7/7/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour David,

Moi non plus je ne laisse pas passer la publication d'un de tes sonnets sans y prêter attention, oeil et oreille...

Ici, comme d'habitude, j'aime bien ce travail d'écriture qui fusionne forme classique et sens surréaliste voire mallarméen. Mallarmé, c'est ce qui me vient le plus facilement à l'esprit quand je lis et essaie de comprendre le travail de David, tant sur la forme que sur le fond. J'aime l'idée du style et de la persévérance dans le travail du style. Je préfère donc lire des auteurs qui sont sur cette démarche d'écriture, de travail sur le style, de progression artistique assumée, quel que soit l'auteur, d'ailleurs...

Il y a de beaux classiques ici. Je ne les commentes pas, je les apprécient mais ils ont déjà leurs troupeaux d'admirateurs... il y a de beaux libres aussi, souvent un peu trop solitaires... Et il y a David... Qui expérimente maintenant depuis quelque temps cette passerelle (virtuelle finalement) de la poétique entre moderne et classique.

Sur ce texte, j'aime toujours le travail sur le sens, le non sens, le sens malarméen, le fond, qui s'appuie autant sur l'intention intellectuelle préalable que sur le résultat métrique, sur la musicalité pour créer une autre tournure de style, de sens, tournure d'esprit aussi ou poésie sera rythmée par la phonétique autant que par l'action.

Ici l'action, le fond, est quand même il me semble simple à comprendre : c'est le rapport entre un gars et son impair... C'est si compliqué que ça ?... Remarquez, quand on ne comprend pas les parallèles poétiques entre la terre et une orange (Bon, prenez une boule, une bleue (c'est la terre) et une orange (c'est l'orange) et... Pfff, non, posez la boule, posez la terre, posez l'orange et laissez tomber...), on peut peut être ne pas comprendre le type de relation intime et profonde qu'un homme peut avoir avec son impair... Un homme, ou une femme, hein ?...

Personnellement, Je suis d'accord avec Rosebud ; je me fous de comprendre une poésie. Comprendre une poésie, c'est de la perte de temps et d'allégresse. Une poséie personnellement, ca parle ou ca ne parle pas. Ici, il faut essayer de faire une effort, car le but est aussi d'aider l'auteur à progresser dans SA voie(x) et non pas celle du lecteur. Sur Oniris, on n'est pas que dans la consommation, mais aussi dans l'entraide et la convivialité...

En conclusion, j'ai aimé l'impair. J'ai trouvé néanmoins que sur le travail spécifique de construction propre à l'auteur il y avait moins de laisser aller, de lâcher prise qu'habituellement au niveau du sens ou du non sens. Ici, le sens est assez clair tout du long... Il y a bien cette tournure de phrase, de syntaxe, cette tournure stylistique si singulière et appréciable, qui délivre le sens, les sensations, qui libère la lecture et l'a déploie dans une dimension personnelle, unique et assez agréable ; mais à la différence d'autre sonnet, ici, le sens "rationnel" est présent, profond, omniprésent. Oui, j'ai trouvé qu'il y avait de la profondeur dans ce poème.


Sur la forme pure, j'ai aimé la construction et la prosodie. Je sais les spécialistes CE plus qu'au fait. S'il est publié tel quel, ce texte doit répondre aux exigences de la catégorie classique. Métrique, césures, diérèses ou synérèse, rimes ABCDEFG, etc...

Personnellement, ce n'est pas mon préféré de tes sonnets "Davidien", mais pour l'exercice de style, le rythme et le travail d'écriture ; pour le fond aussi, en filigrane, j'ai bien aimé.

J'aurais aimé trouvé plus d'impact dans les deux quatrains, mais c'est peut être une histoire de goût personnel...

Moi, c'est ce tercet là que j'ai trouvé pas mal :

"Cette année est une autre étape à redescendre,
À parcourir, à prendre en compte, avec la cendre
Et sa braise est toujours là, vive, au courant d’air."

Merci David ! Bonne continuation !

   fugu   
7/7/2015
 a aimé ce texte 
Bien
Se pourrait-il que cet Impair serait une façon déguisée de dire un père ?
En relisant ce poème, j'y pense un peu plus. Ça pourrait tomber sous le sens.
Et même si ce n'est pas le cas, après tout c'est ma lecture (et j'en fais ce que je veux, Na !)
Toujours ce style reconnaissable, ça faisait longtemps : )

   lala   
7/7/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Beaucoup a déjà été dit !
J'aime lire, détester, relire, trouver une clé, lire encore, croire comprendre, un peu, relire et apprécier.
J'ai besoin d'un sens, d'un message, je ne peux pas applaudir et me satisfaire de ne rien comprendre.
J'avais cru à la perte d'un enfant dont le souvenir "plus soyeux qu'un édredon" perdure, "sa braise est toujours là".
Mais c'est plutôt l'enfant qui se souvient de son père, qui a grandi sans lui "sans impair" (bien vu !), qui a reçu ce "soutien scolaire", de celui qui se tenait derrière lui à lire ses devoirs, "son menton choit sur ma bouille", ou à les corriger avec "le plus beau rouge", dans ces classes qui se succèdent, "avant-première", " avant-dernière".

Quand les avis sont partagés, c'est donc que des lecteurs ont pris plaisir à lire un auteur. Respect ! Même s'ils déclarent ne rien avoir compris, peut-être ne cherchent-ils pas la même chose que le lecteur "standard" ?

   laralentie   
8/7/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J’aime beaucoup les jeux sur les sens de ce poème notamment impair/un père. J’entends le « il » qui parcourt le poème à la fois comme un père et son impair : l’abandon. Le « il » semble également signer la difficulté du locuteur à nommer ce père, qui n’a pas su tenir son rôle.
Les vers qui me touchent le plus sont ceux qui expriment le déni de la souffrance « sans que je douille », « sans bourdon » et en même temps (oh ! ambivalence !) la manifestation de celle-ci « échec scolaire », par exemple.
Ceux qui manifestent l’espoir insensé d’une demande de pardon.
L’absence qui crée finalement une présence, une omniprésence du père dans les pensées me paraît également très bien rendue. L’utilisation des temps me paraît judicieux : le présent des 3 premières strophes qui donne l’effet d’un passé envahissant le présent et le conditionnel passé de la 4ème strophe où perce de nouveau l’espérance, avec une avancée ( ?) puisque cette fois il s’agit d’un passé.
Le vers « dans ma vie il a pris parti » avec de nouveau ce jeu sur les sens permet d’évoquer à la fois le parti du père de l’oublier mais aussi le père parti et encore, parce qu’il y a suppression de la virgule, que le père lui a pris une « parti »de sa vie.
La 3ème strophe hésite entre l’attirance vers les cendres ou l’élan, par l’image de la braise « vive », vers la vie. De nouveau « vive » peut être entendue à double sens comme « ardente » et à la fois comme une forme du verbe « vivre ».
Les locutions « en avant première, en arrière, en avant dernière », souligne les mouvements de l’esprit, les avancées, les reculs dans le temps, les retours en arrière indispensables pour avancer.
J’aime moins l’expression « plus soyeux qu’un édredon », le « aussi » dans le 4ème vers de la première strophe qui apparaît comme une béquille pour coller au nombre de syllabes requis.
Effectivement, un poème « au bord », entre ? espoir et désespoir, qui finalement décrit l’élan vers la vie qui peut naître des cendres.
Merci !

   David   
8/7/2015
Merci à tous, quelques mots par ici !


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