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Poésie classique
David : Le beau hautbois d’or ment
 Publié le 23/05/10  -  13 commentaires  -  750 caractères  -  427 lectures    Autres textes du même auteur

Un instrument amoureux de son musicien malhonnête et maladroit, quand même.


Le beau hautbois d’or ment



Mais qu’est-ce qu’il est bon ! Mais qu’est-ce qu’il est bon !
De sa lèvre le goût d’un beurre d’Italie
Assoiffe sans repos l’appel qu’elle pallie
À ma perce conique, en Gabin du Gabon.

Ma seule joie au bec est d’être son bonbon
Brûlant tant que ne vienne une clé qu’il allie
À mon timbre le temps de séparer, salie,
L’harmonie et son jeu, chaque joue en jambon...

... C’est sûr c’est un voleur, pendant qu’il fait l’article,
Un complice aux aguets serpente l’hémicycle
Pour délester les gueux d’un peu de leur argent.

La foule est généreuse en pas qu’elle fredonne,
La muse reste sourde à ceux qu’elle abandonne
Au piètre musicien ; le beau hautbois d’or ment !


 
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   Anonyme   
29/4/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je n'ai pas trouvé le Gabin du Gabon et j'ai supposé qu'il s'agissait d'une essence locale avec un nom typiquement gabonais.
Sur ce vers : « L’harmonie et son jeu, chaque joue en jambon... » une question : le hautbois est un instrument de la famille des bois comme le saxophone, donc avec une anche. Normalement on ne gonfle pas les joues, donc foin de jambon, puisque c'est la colonne d'air qui fait le travail. Il vous fallait donc une rime avec bonbon, ce que je peux comprendre (licence poétique sans doute).
Au final, beaucoup d'humour et un jeux bien maîtrisé.

   bulle   
5/5/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une scène de rue finement contée (comptée), qui me plaît beaucoup.

Je relève le titre qui m'accroche, (O-O) mais c'est un infime détail tout perso.. Vi, je sais, on ne dit pas l'Hautbois, mais Le Haubois, donc "bel hautbois" paraîtrait incorrect (une licence n'aurait pas été gênante, à mon sens ^^)..

Il y a aussi, et encore, Gabin/Gabon que je trouve farfelu, mais les sons sont plus que plaisants à entendre..
Puis il y a ce vers que j'aime et retiens particulièrement pour son lyrisme et sa 'douceur' : "De sa lèvre le goût d’un beurre d’Italie"

Au final, c'est un texte tout en mouvements, très vivant, très visuel, que j'apprécie.. Un sonnet nickel pour un bon moment donc..

   Damy   
16/5/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Je n'ai compris ni le sens ni l'intérêt de: "en Gabin du Gabon."
Le hiatus "beau hautbois", s'il est voulu, ne me paraît pas très heureux.
A remarquer les assonances et allitérations.

L'intention d'offrir un divertissement est louable, mais, pour moi, n'a pas atteint son but. Heureusement qu'il y a la phrase en exergue: "Un instrument amoureux de son musicien malhonnête et maladroit, quand même.", sinon j'aurais pataugé.

   Anonyme   
23/5/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Mais qu’est-ce qu’il est bon ! Mais qu’est-ce qu’il est bon... ce sonnet picaresque mais néanmoins classique, qui se termine sur un jeu de mot tiré par les cheveux, à la manière d'Alphonse Allais.

J'aime particulièrement le premier tercet, très visuel .

Deux fausses notes (eh oui, maître hautbois, vous en commîtes) dont une grave: le titre est très mauvais car il anéantit l'effet comique de la chute, et une anodine: "beau hautbois" sonne mal, " bel hautbois" eût été nettement plus musical.

Pour autant mon plaisir est intact. Merci pour ce piquant solo.
Mais qu’est-ce qu’il est bon !

   Anonyme   
18/5/2010
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour ! Ne serait-ce pas plutôt "Le bel haubois d'or ment" ?
Un jeu de mots qui vaut ce qu'il vaut mais chacun appréciera comme il l'entend. La prosodie est plutôt bien respectée mais est-ce suffisant pour faire un bon poème ?
Pour ma part je ne comprends pas le Gabin du Gabon et je suis sûr que le verbe serpenter est intransitif.
En conclusion, je ne suis pas vraiment séduit par ce texte ; peut-être faut-il être joueur de haubois pour vraiment l'apprécier ?

   Anonyme   
23/5/2010
Un opus gourmand dans l'ensemble. Je n'apprécie pas ces titres qui forcent un peu la lecture selon moi parce qu'ils sont des jeux de mots. Je trouve le procédé facile techniquement et agaçant, personnellement.

Mais le reste garde une jolie facture. Passé le titre on trouve une plume baroque et enjouée. Clairement ce n'est pas ce que j'aime, mais il en faut pour tous les goûts et on ne peut nier que le poème dans sa technique et ses sourires, est réussi.

   Chene   
23/5/2010
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Bonjour David

Un nouveau sonnet qui démarre avec un jeu de mot assez bancal repris dans la chute du dernier tercet. Bancal, oui car ce titre trébuche sur un double hiatus (le titre donc et le dernier vers... dommage d'insister ainsi).
Ensuite, comme l'a fait remarquer Alex, "serpenter" est bien intransitif. Ah la syntaxe...
Je ne suis pas convaincu que la licence poétique permette en "poésie classique" le hiatus et la liberté de jongler avec la syntaxe.

Bref, si je salue le travail sur les assonances et les allitérations, le souci de teinter d'humour le sonnet, je considère qu'il est perfectible... et mal catégorisé.

Chene

   Arielle   
25/5/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Le bel hautbois d’or ment aurait glissé tellement plus facilement ... quel dommage !
Ceci dit, j'adore l'alliance de la prosodie parfaite et de cet humour vivifiant qu'on rencontre si peu souvent en classique et je m'abstiendrai d'en ternir le bel éclat-clin d'oeil.
Une très chouette petite scène de rue qu'on visualise très bien, en plus.
Aimé tout particulièrement :
"Ma seule joie au bec est d’être son bonbon" rythme, sonorités, ça vous caresse les papilles comme un bonbec !

   Sebastien   
26/5/2010
Ah quel dommage de n'avoir pas nommé cette poésie "Le bel hautbois d'or ment" !

Je n'ai pas tout compris, c'est assez difficile d'accès je trouve. je ne note pas car je n'y connais rien en poésie, mais, en ce qui concerne mon ressenti (le mien à moi), et bien... pas de révélation.

   Morgan   
27/5/2010
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour David
dans ce texte, j'y ai vu une sorte de dérision. Mais j'ai aussi trouvé la forme assez laborieuse.
Finalement à la lecture les mots sonnent 'faux' peut-être le hautboiste a-t-il quelques difficultés avec son instrument.
Il semble que les notes soient trop nombreuses d'où cette impression de brouillon.

   David   
30/5/2010
Quelques mots par ici

   Anonyme   
4/6/2010
Lohengrin a lu le poème, Lohengrin a lu le forum, et Lohengrin s'incline.

Comme souvent pour les textes de David, 3 ou 4lectures ne m'ont pas semblé de trop pour approcher une compréhension (imparfaite), cela dit, je suis émerveillée devant le travail fourni, ce que je pourrais presque appeler les "calculs" de l'auteur. Ce qui passait pour des défauts est justifié, raisonné. Il faudrait pouvoir appréhender ce poème de manière scientifique, ce dont je suis parfaitement incapable, donc :

J'ai apprécié le fond, la forme - merci pour les explications -, je dirais que la lecture a été enrichissante.

Au plaisir ...

   Nemo   
6/6/2010
Bonjour David,

Si tu le permets, je voudrais apporter un complément d'information.

A propos de "...Tant que ne vienne..." :
C'est l'abréviation de la locution "jusqu'à tant que ne vienne". Cette forme éait courrament utilisée à l'époque classique pour exprimer l'aspect de la durée dans l'antériorité. Elle demandait le subjonctif. Cette locution n'est plus guère employée aujourd'hui mais peut encore éventuellement avoir sa place dans une forme classique.

Remarquons cependant le contraste proposé en commençant le premier quatrain par "Mais qu'est-ce qu'il est bon" (2x), expression qui relève du langage populaire.

Etonnant dans une forme classique ! Coup d'audace !
En répétant cette expression, l'auteur viole (volontairement ?) les règles classiques qui recommandent de :

1.- ne pas utiliser deux mots ayant la même racine (à fortiori toute une expression), (sauf pour obtenir un effet spécial, ce qui est manifestement le cas ici) ;
2.- ne pas terminer l'hémistiche par une rime identique aux rimes proches.

Répétons-le : coup d'audace.

Un mot à propos de "beau hautbois".
Ce hiatus externe est tout à fait acceptable. J'ajouterai qu'il demande un léger temps d'arrêt entre les deux [o] lors de la lecture : une pause marquée entre deux notes semblables en musique. Ne sommes-nous pas en présence d'une partition ? Je trouve donc que loin d'être désagréable, ce temps d'arrêt est en parfaite harmonie avec le sujet (à noter que des poètes ont compté ce silence comme une syllabe à part entière). Mais c'est bien entendu là question de goût personnel.

Et pour terminer, concernant "serpenter", j'ai relevé chez Victor Hugo :

[...]
Que je voie, à mes yeux en fuyant apparues,
Les étoiles des chars se croiser dans les rues,
Et SERPENTER le peuple EN l'étroit carrefour,
[...]

(Recueil : Les feuilles d'automne - XXXV - Soleils couchants - II)

Au revoir David, et au plaisir de te lire.

Nemo.


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