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Poésie classique
David : Love d’Ikare
 Publié le 28/12/08  -  8 commentaires  -  853 caractères  -  109 lectures    Autres textes du même auteur

Le mythe d'Icare encolle les plumes à la cire plutôt qu'au miel, en fait.


Love d’Ikare



Je n’écris plus ton nom
Tout au fond de ma trousse et sur ma règle aussi,
Graduée de ma frousse, il y avait célèbre
Et caché savamment, la promesse à sept ans
Que nous serions amants.

Je n’ai jamais fini
D’épingler des soleils et mentir aux patries
Qui bordent le sommeil : il est à moitié barde
Et presque autant bourdon, même si pour un miel
Il n’y a que goudron…

Pour encoller mes plumes !
Et puis nous fusillons les revers de fortune
Au point de fusion, mon palpitant et moi,
Pour ces mots que je n’eusse à te porter de voix,
J’écrivais en rébus :

Je t’aime et il fait froid.
À part la météo des cœurs, le tien m’était
Pas loin de Bornéo, tu fêtais dix-huit ans
Et puis ta révérence, il neige à mes trottoirs
De toi, mon coup de chance.


 
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   Anonyme   
28/12/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup
L'auteur s'est imposé une jolie contrainte: dissimuler des rimes, souvent riches, au coeur de ses vers qui en sont dépourvus .
C'est d'un très bel effet.
Ces vraies-fausses rimes donnent toute sa force à ce poéme.

   Anonyme   
28/12/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Tu as classé cette poésie en "classique"; soit, elle est faite d'hexasyllabes et d'alexandrins, mais c'est plutôt sa modernité qu'on retient avec ses rimes décalées qui forcent le lecteur à avancer, et l'emmène de vers en vers, de strophe en strophe. Pour cela ça me rappelle l'écriture de Jacques Réda.

De très belles images: "la règle graduée de ma frousse"; "épingler des soleils"; "il neige à mes trottoirs".

   Anonyme   
28/12/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Beaucoups d'effets raffinés et agréables. De l'élégance qui ne lasse pas, un esprit poétique qui sait dire la tendresse sans la guimauve.

   aldenor   
28/12/2008
Trop d’énigmes à démêler. J’ai eu beau tourner et retourner le rébus de la fin ; rien à faire. Encore heureux que tu nous en prévienne. En fait tout a l’air de cacher quelque chose dans ce poème, à commencer par Love d’Ikare (Vol d’Icare ? lequel encolle ses plumes ?).
Sur la première strophe, je surnage et d’ailleurs je la trouve bien belle. Encore que je me demande pourquoi il n’y a pas d’e muet à « caché ». Ce qui prouve sans doute que je n’y surnage peut-être même pas.
Les énigmes, je n’ai rien contre en tant que langage poétique, surtout quand on parle de l’enfance. Tant pis pour moi si je n’ai pas su comprendre.
Maintenant, si on venait me dire qu’il n’y a aucune énigme ici, que ce poème doit être pris au premier degré, juste pour la séquence des mots qui le composent, alors non, je me sentirais pipé !

   FIACRE   
28/12/2008
Juste se laisser porter par des sons, des images au couchant net de l'hiver.
Ouvrir sa " trousse " et respirer à plein souvenir.

   lotus   
29/12/2008
 a aimé ce texte 
Bien
Le titre est un mystère pour moi, comme le texte...J'ai eu plaisir à lire et relire mais me suis perdue non dans la beauté des mots, mais dans le sens profond d'un texte que je voyais d'avantage en poésie moderne.
Je salue cependant ce don de l'intrigue, car là, je suis intriguée.

   Anonyme   
29/12/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Encore un sonnet qui se cache, David adore cela... Moi aussi.

"Je n’écris plus ton nom Tout au fond de ma trousse
et sur ma règle aussi, Graduée de ma frousse
il y avait célèbre Et caché savamment
la promesse à sept ans Que nous serions amants."



Belle écriture.
Le premier quatrin est superbe David, vraiment.
J'aime assez ces images de western punitif (plumitif) qui se collent à l'amour...

   Anonyme   
29/12/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Encore un poème de l'auteur à la musicalité peu banale. Des images tout à fait intéressante si ce n'est "la météo des coeurs" que j'aime moins. Je cherche encore à comprendre ce titre énigmatique. Le seul lien à la limite que je verrais avec Icare c'est l'allusion au supplice de la plume et du goudron. Mais je n'en suis certain. A trop vouloir me rapprocher de la réponse je risquerais de m'y bruler les ailes.


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