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Poésie classique
David : Sous-munition
 Publié le 20/10/09  -  10 commentaires  -  722 caractères  -  215 lectures    Autres textes du même auteur

"Video killed the Radio Star" The Buggles, 1979.


Sous-munition



Des bunkers d’Albuquerque aux murs criblés d’impact,
Égosille à l’ozone, et d’une peur hautaine
Un sergent, qui gamberge en sifflant capitaine...
Attend pétrifié de reprendre contact.

Et sa vidéo qu’il manipule avec tact
Est zébrée où la zone, à moins d’une vingtaine
De mètres barbelés, jure une mort certaine.
Quand la radio stoppe... à ce moment exact :

- Séoul était plus calme, et je ne peux que mordre
À l’envi le parterre, en attendant cet ordre.
Il pleut quelques débris. Grêle que je subis.

Elle fit un sourire au béton, la torpille.
Une plaie amusée au point que le rubis,
Sur le disque rayé, dessine une jonquille.


 
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   Marquisard   
20/10/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai du mal à cadrer la scene niveau historique, et j'ai flashplayer en rade, du coup je prends comme c'est, avec ce que j'ai.

Et une fois n'est pas coutume j'aime franchement bien.
je ne sais pas trop pourquoi j'ai posée la voix de gainsbourg sur ces vers, ça passe plutôt bien.

C'est bien imagé, la scene apparait clairement, sons et couleurs, le dernier tercet laisse une douce mélancolie nostalgique, c'est particulier, agréable.

Un petit accrochage sur "Egosille à l'ozone".

   Anonyme   
20/10/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
David, je suis encore une fois dépassée par l'excentricité de tes vers. C'est loin de l'anachronisme que rabâchent les pairs. Je remarque une recherche permanente de nouveauté, qui confère le style de l'auteur. Merci pour ce poème vivant et bien pensé.

   Chene   
20/10/2009
Bonjour David

Après quatre lectures, j'en suis toujours au même point. Je cherche le sujet réel du verbe du deuxième vers et à comprendre la forme particulière donnée à ce verbe. "Egosille à l'ozone". Il me semble bien, à moins que l'on me contredise, qu'il s'agit d'un verbe pronominal (s'égosiller). Je comprends bien le sens de "s'égosiller à l'ozone", mais il me semble que chimiquement c'est pas tout à fait ça: c'est l'hélium (présent dans l'héliox HelO2) qui donne une voix de Donald Duck... De là à faire un rapprochement entre "the buggles" (clairons ou buggles en orchestre symphonique ou jazz band) et le son nasillard lié à l'absorption d'un gaz inerte... Humm... Comme dirait le dernier des Moïcans, c'est remorqué par le scalp. Lol

Ceci étant, outre un besoin de décompresser entre deux lectures (à cause de l'ozone (O3)), j'en suis encore à essayer de percer l'hermétisme de ton poème. J'ai bien saisi l'allusion à la chanson du groupe "The Buggles" qui ne m'a pas laissé un souvenir impérissable, soit dit en passant.

Quant à la forme de tes alexandrins, peu de chose à en dire : peut-être un hiatus au passage à "zébrée où" et un autre à "plaie amusée".

Sinon je m'interroge sur le choix de la forme contrainte du sonnet pour un tel sujet... Pourquoi pas, mais ça fait un peu exercice de plongée en apnée !

En attendant, quelques explications bienvenues, je m'abstiens d'évaluer ton poème.

Chene

   Lapsus   
21/10/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai cherché à cerner quel haut fait d'armes inconnu avait pu se dérouler au Nouveau Mexique.
Et puis j'ai fini par comprendre que la scène était une transplantation de toutes les guerres de rue modernes où la technologie militaire se déploie sans pour autant que la peur lui cède.

Le dernier quatrain est une réussite, avec ce sourire au béton et cette image foncièrement poétique qui fait se confronter la technologie : la sous-munition et sa force brute, la platine disque et son charme désuet. Autre temps, autre objet.

   Mr-Barnabooth   
21/10/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un bel exercice que cette manœuvre militaire décrite en un sonnet.
Quelques confusions pour mon esprit par endroit mais une qualité sonore indéniable alimente la salve de vers de ton poème.
Amicalement
Mr B.

   FIACRE   
21/10/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
" Dieu que la guerre est jolie " s'exclamait Apollinaire. Ici, la " jonquille ", fleur de sang détache cette description de son aspect sordide.
Réussi dans la distance.

   Anonyme   
21/10/2009
 a aimé ce texte 
Bien
De ce poème dont beaucoup de subtilités m'échappent, j'apprécie :
- le thème,
- les excellents jeux de sonorités des "bunkers d'Albuquerque", "égosille à l'ozone", sergent qui gamberge"
- et la jolie formule finale, qui embellit tant bien que mal le drame qui vient de se jouer.
Ensuite, des questionnements :
- qui égosille quoi à l'ozone ?
- pourquoi un subit passé simple au début du dernier tercet, quand le reste est au présent ?
- qui est ce "elle" : la torpille ? ou torpille n'est-il ici que le verbe ?
Dans l'attente de quelques éclaircissements peut-être ...

   thea   
24/10/2009
plusieurs lectures n'ont rien donné j'ai du mal à rentrer dans votre poème...la forme ciselée des alexandrins me semble quelque peu chahutée. Bien sur de l'invention de l'imagination..une certaine créativité..et là je m'interroge encore sur ce qu'est la poésie..

je m'abstiens de noter
un autre texte sans doute

   Anonyme   
25/10/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Un seul regret, une incohérence dès le premier vers, mais comment faire autrement pour respecter la rime : aux murs criblés d'impact... non impossible de cribler plusieurs murs avec un seul impact...

En dehors de cette faute MAJEURE, le reste est très très bon, quasi parfait pour la forme et le fond terriblement parlant...
sauf que : au second vers encore cet ozone qui se prend à avoir un effet d'hélium...

C'est vraiment dommage, car ça m'a empêché d'entrer dans ta poésie...

   David   
1/11/2009
Quelques mots ici.


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