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Poésie en prose
Mr-Barnabooth : Le chantier du nouveau pont
 Publié le 19/10/09  -  11 commentaires  -  1026 caractères  -  180 lectures    Autres textes du même auteur

Sur Angers, au début de l'automne, assis sur un banc, le crépuscule se pose, entre le vieux pont de Verdun et le nouveau pont en construction.


Le chantier du nouveau pont



Les barres hautes de bronze
S’enfoncent dans la Maine,
Déjà rouillée par le soleil d’automne qui s’essouffle,
Dans la froide odeur de mousse
Des berges vertes et sombres
Épicées au paprika.

Tandis qu’Angers frissonne et recouvre son corps
Peu à peu du duvet des premiers jours d’automne,
J’entends tonner le marteau mécanique –
Comme les battements de mon cœur qui n’a jamais su compter.
J’entends tonner le marteau immense et sonore
Qui semble être guidé par le poignet d’un dieu,
D’un enfant dieu pourri et gâté par le temps.

Alors, je me prends à marcher aux pas de ses bruits forts
Jusqu’au vieux pont de pierre,
Le pont moyenâgeux qui n’oublie jamais rien –
Qui m’a connu enfant,
Surplombant majestueux la Maine toujours calme,
Je me blottis frisé en son sein rassurant,
Et les iris plissés par le froid, je regarde
Vibrer la vieille ville et les chantiers nouveaux.



Octobre 2008


 
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   jaimme   
19/10/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Je suis sensible au thème. Les ponts, leur construction, les vieux ponts, tout cela me fascine.
J'ai trouvé dans ce poème de belles choses:
"Des berges vertes et sombres
Épicées au paprika."
"mon cœur qui n’a jamais su compter" même si la tournure pourrait être améliorée
"D’un enfant dieu pourri et gâté par le temps": l'idée me plaît
Mais il faudrait travailler certains vers, comme:
"S’enfoncent dans la Maine"
"Qui semble être guidé"

Belle continuation. jaimme

   Chene   
19/10/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je suis également sensible au côté contemplatif de ton poème, Mr Barnabooth.

De plus, j'apprécie la justesse de ta description et de tes impressions : y a du Pissaro dans tes mots. Et je vois défiler au rythme de ton pas les images de la Maine, du vieux pont de Verdun, des iris plissés... et je perçois la nostalgie qui habillent tes vers.

La douceur angevine, même avec les premiers froids, n'est pas une vue de l'esprit quand on lit ton poème.

Merci et au plaisir d'une prochaine lecture.

   Meleagre   
20/10/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Ce n'est pas évident d'écrire sur un objet comme un pont, surtout un pont en construction.
Certaines images sont bien trouvées et bien écrites. J'aime bien: "Tandis qu’Angers frissonne et recouvre son corps /
Peu à peu du duvet des premiers jours d’automne", "le marteau immense et sonore / Qui semble être guidé par le poignet d’un dieu". J'aime bien aussi l'opposition entre le pont en construction, et le vieux pont moyenâgeux, plus rassurant, chargé d'histoire.
Mais certains aspects me semblent moins poétiques, comme "le marteau mécanique", "les barres hautes de bronze" : c'est sans doute le signe d'une poésie volontairement moderne, urbaine, qui se voit aussi dans l'écriture.
D'ailleurs, je ne suis pas un spécialiste de poésie en prose, mais je verrais plutôt ce poème dans la catégorie "poésie libre" : on repère encore des strophes et des vers. Mais je laisse les spécialistes trancher.
Merci Mr. Barnabooth pour cette poésie de chantier !

   Lapsus   
20/10/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
C'est une déclaration d'amour.
C'est l'expression de rapports symbiotiques se conjuguant au rythme fracassant du modernisme et à la douceur intemporelle de la vieille ville.
C'est fort bien traduit, jouant sur les cinq sens.

   Luz   
20/10/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai bien aimé cette poésie. La ville qui vibre entre quartiers anciens et constructions nouvelles ; tout en douceur angevine.
Merci.
Luz

   Anonyme   
20/10/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Je suis séduite par ces vers dédiés à un paysage figé entre ancienneté et modernité.

"Peu à peu du duvet des premiers jours d’automne" belle tournure.
"Comme les battements de mon cœur qui n’a jamais su compter." c'est joliment interprété la générosité de l'organe.

"D’un enfant dieu pourri et gâté par le temps", la comparaison n'est pas folichonne à mon goût.
"Vibrer la vieille ville et les chantiers nouveaux", trop directe, je trouve.

Que dire de plus, excepté que j'ai apprécie une majeure partie de ce texte.

S.

   pieralun   
22/10/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Beaucoup de métal dans ces vers de Mr Bth; du bronze, de la rouille, marteau mécanique bruyant et pour finir les chantiers de la Maine. Finalement, les souvenirs de l'enfance trouvent leur refuge douillet là où elle fut vécue.., que ce soit dans un nid de campagne chaude et fleurie, comme dans un environnement beaucoup plus froid. C'est cela que Mr Bth a parfaitement su exprimer, et c'est cela qui fait la grande beauté de ce texte.

   Lhirondelle   
22/10/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Barnabooth

J'avais lu ton poème à sa mise en ligne sur le forum.
Je le retrouve aujourd'hui avec ce même plaisir de lecture.
Par contre je suis un peu fâchée (contre moi) de m'apercevoir que je ne l'avais pas commenté. Sûrement n'en avais-je pas eu le temps.

Tes mots guident ma vision de la scène. Et deux façons différentes :
- je vois le pont nouveau en construction comme le fait l'auteur
- et en témoin, je vois la scène de cet homme contemplant ce paysage, ces ponts comme reliant et son passé et l'aujourd'hui.
C'est très beau, une scène contemplative, emplie de lumières et de son... la vie.

Sur la forme, rien à redire, elle est de la fluidé de La Maine, ça coule infiniment bien.

Amicalement

L'hirondelle

   irisdenuit   
22/10/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut Mr. B.

Ce que je t'aime dans le libre...

Un très beau tableau que tu nous offres là. Je n'ai jamais mis les pieds en France... pas encore pourtant je ferme les yeux et c'est comme si j'y étais.

Plus particulièrement ce qui suit :

Alors, je me prends à marcher aux pas de ses bruits forts
Jusqu’au vieux pont de pierre,
Le pont moyenâgeux qui n’oublie jamais rien –
Qui m’a connu enfant,
Surplombant majestueux la Maine toujours calme,
Je me blottis frisé en son sein rassurant,
Et les iris plissés par le froid, je regarde
Vibrer la vieille ville et les chantiers nouveaux.

J'aime beaucoup ce brin nostalgique dans tes mots.

Alors merci.


Iris

   jasmin   
27/1/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Tandis qu’Angers frissonne et recouvre son corps
Peu à peu du duvet des premiers jours d’automne,

Très beau texte, et la vie continue

merci

   Anonyme   
31/7/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Je suis plu dans cet écrit-ci, il est beaucoup plus parlant.

Des images colorées viennent sans hésitation aucune.
De plus je trouve un charme fou à ce poème, par sa sensibilité,
sans entraves. Les mots exprimés avec une mélodique simplicité, donnent à ce texte, un rythme fluide, plaisant.

J'ai aimé en faire plusieurs lectures, je vous ai suivi dans votre nostalgique parcours, sous ce bruit assourdissant.

J'ai dans mon souvenir, un pont qui m'a connu aussi enfant, et où j'ai laissé des moments inoubliables. Des bords de rivière, où j'ai trainé mes jeux, mes rêveries ... Aujourd'hui l'endroit, lui aussi a fait peau neuve.

Je retiendrai cette dernière strophe :

" Alors, je me prends à marcher aux pas de ses bruits forts
Jusqu’au vieux pont de pierre,
Le pont moyenâgeux qui n’oublie jamais rien –
Qui m’a connu enfant,
Surplombant majestueux la Maine toujours calme,
Je me blottis frisé en son sein rassurant,
Et les iris plissés par le froid, je regarde
Vibrer la vieille ville et les chantiers nouveaux. "

Mais l'ensemble du texte, avec ce touchant spleen, offre un partage très émouvant.


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