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Poésie néo-classique
Davide : Le tombeau des lucioles
 Publié le 07/03/19  -  13 commentaires  -  1154 caractères  -  231 lectures    Autres textes du même auteur

Terza rima.


Le tombeau des lucioles



Une nuit de Van Gogh est tombée sur la plaine
Près des berges du fleuve où j’ai crié ton nom,
Un écho s’effiloche en écharpe de laine.

Écrin du souvenir dans un vieux Parthénon,
Quelques bribes de toi comme un peu de clémence,
Mon chapelet de nacre a perdu son chaînon.

Décembre, au point du jour, a brodé de silence
Un duvet de flocons sur un lit d’univers,
Dans ses brumes de glace, une vie recommence.

Le tombeau qui te couve a pleuré tant d’hivers,
Des ans de solitude et la graine est semée :
Un tournesol affleure au clos de mes yeux verts.

Ce que j’ai su bénir en ta présence aimée
Est au parfum de l’ambre épandu par le soir,
Une étoile filante en orbes de fumée.

Sur un rayon de lune, aux bras d’un ourdissoir,
J’ai défilé souvent les larmes qui s’étiolent,
Il est un banc tout proche où minuit vient s’asseoir.

Un loriot s’aventure au jeu des cabrioles
Près des berges du fleuve où j’ai tressé ton nid,
Le tombeau qui te couve est broché de lucioles,

Son granit a le sceau de l’amour infini.


 
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   Corto   
12/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Voici une belle ode toute en finesse de sentiments et d'expressions.

Les deux premiers vers sont comme une gourmandise: "Une nuit de Van Gogh est tombée sur la plaine Près des berges du fleuve où j’ai crié ton nom".
La perte est lourde à porter mais par une jolie progression on ressent tour à tour l'émergence des beaux souvenirs, presque un espoir, sans jamais oublier l'essentiel avec ce beau final:
"Son granit a le sceau de l’amour infini".

Bravo

   Gemini   
15/2/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Exercice compliqué où on sent le travail fourni pour respecter la contrainte. Plusieurs fautes de prosodie : tombée au v1, vie au v9, rime finale nid/infini, et cette rime en "iole" que je trouve coûteuse pour lui avoir trop donné l'oreille. À la vue "s'étiolent" disconvient, et à la règle "lucioles" (comme "s'étiolent" et "loriot" d'ailleurs) se lisent en diérèse.
J’ai trouvé le texte bien écrit, au point de me demander si v 12, « le clos des yeux », où "clos" me semble être un adjectif substantivé, n’était pas une trouvaille. Il m’a semblé aussi deviner dans le texte un champ lexical propre au destin, qui se manifeste confusément autour du splendide « ourdissoir » (qui rappelle que les Parques le trament ou l’ourdissent) ; l’écharpe s’effiloche, le point du jour brode, on défile des larmes, on tresse un nid, le tombeau est broché. Je retrouve d’ailleurs dans le ton général comme une résignation à la fatalité. Le temps a dû faire son œuvre, ce qui permet à la douleur (au chagrin) d’être plus justement lyrique.
De bien belles images.
J’ai juste un peu regretté la reprise des "berges du fleuve" et du "tombeau qui te couve" dans la dernière strophe.

   eskisse   
15/2/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Très beau poème qui célèbre à la fois l'être aimé et la nature. Tout y est doux , délicat et les images sont touchantes . Mes préférées ; " Un tournesol affleure au clos de mes yeux verts" , ' Il est un banc tout proche où minuit vient s'asseoir " et le dernier. La présence de l'être aimée est rendue tangible par l'évocation des éléments de la nature et l'amour est dit tout en retenue.

Un très très bon moment de lecture.

   PIZZICATO   
7/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Une belle entame, suivie d'images soignées, tout en finesse, pour exprimer ce mal engendré par la disparition de l'être aimé.

Belle osmose entre la nature et les sentiments du narrateur.

Je n'ai pu détacher une seule strophe à citer ; l'ensemble est prégnant.

J'ai beaucoup aimé.

   papipoete   
7/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
bonjour Davide
Aux frimas de Décembre, je contemple ce lieu glaçant pour qui n'y vient pas, le cimetière ; moi, j'y ai famille, un être si cher dont l'absence m'est si cruelle, que sur un banc tout près de son ombre, je viens m'asseoir chaque jour si long ! Dans ce champ de mort, la vie pourtant se montre en tournesol ; elle s'entend sous le piaillement du Loriot qui aux abords, cabriole...
NB terza rima étale ses délicats tercets, pour dire à l'aimée défunte, combien le présent est dur, le futur intenable sans elle !
Le poème fait dans la dentelle, tant les vers semblent brodés par une " petite-main ", et je pourrais citer chaque ligne mais la 6e strophe rutile plus que ses soeurs .
Pardonnez-moi cette remarque, mais je ne devine pas si le corps au tombeau, est celui d'un homme ou d'une femme ?
Vous n'étiez pas loin du " classique " ! dommage ; au 9e vers et son " vi/e "........17e vers et son " é/ti/olent ........21e vers et son " lu/ci/oles " ! mais le " néo-classique " accepte ces particularités
Je rectifie ma remarque plus haut ; je viens de comprendre en forum, que vous êtes Monsieur !

   senglar   
7/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Davide,


Beaucoup d'allure, les noms de poètes majeurs convoquent mon esprit alors que je déroule votre poésie, c'est dire si je vous place en bonne compagnie.

Au départ "j'ai crié ton nom" m'a semblé quelque peu parasite (un souvenir de vers que je dois avoir mémorisé de travers) et à la fin le "granit" évoqué (pourtant symbolique ici) m'a paru trop pesant.

Mais hormis cela que de vers m'ont extasié : v. 3... 5... strophes 3... 4... 5... Ô la strophe 6 !... str. 7.
"Un écho... Quelques bribes... Un duvet... Un tournesol... Il est un banc... Le tombeau qui..."
"Un tournesol affleure au clos de mes yeux verts" Chapeau !

Un vrai travail d'orfèvre, ciselé, réalisé avec les meilleurs matériaux et les meilleurs outils.

senglar

   Hananke   
7/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour

Une bien belle terza-rima néo classique. La forme est suffisamment
rare sur le site pour venir la commenter.

Comme quoi un tombeau n'est pas forcément triste, l'auteur
nous emmène au près de la disparue avec de bien beaux vers
telle cette nuit de Van Gogh ou ce tombeau qui a pleuré tant d'hivers.

Oui, une forme rare qui demande beaucoup de travail poétique.

   BlaseSaintLuc   
7/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Exercice complexe dont l'auteur sort un texte impeccable , respectant tous les codes du genre , cette nuit est peinte avec délicatesse et sur le banc avec la mi-nuit , nous venons nous asseoir .

Je respire cette nuit avec délectation, et même si le froid brûle mes narines, le parfum poétique m'adoucit la pensée.

   emilia   
7/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un très bel « écrin du souvenir » constellé « d’une nuit de Van Gogh » dont on ne doute pas du « sceau de l’amour infini » sublimé par la poésie qui le brode avec délicatesse et beaucoup de lyrisme ; bravo à vous et merci pour ce partage vibrant qui évoque de grands noms…

   Castelmore   
7/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
« Le tombeau qui te couve est broché de lucioles,
Son granite a le sceau de l’amour infini. »

Parmi les très belles images proposées par l’auteur de ce texte, je retiens ces deux vers car ils clôturent ce poème en majesté, et nous délivrent - si jamais on pouvait en douter- la profondeur de l’amour du narrateur pour l’être disparu.

Tel des milliers de lucioles qui ornent son tombeau, l’être aimé éclaire pour toujours le narrateur de l’intérieur et le granite dont la durée de vie frise l’immortalité est le seul «parchemin » où écrire son amour.

Merci beaucoup pour ces moments de lecture

   STEPHANIE90   
7/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonsoir Davide,

j’applaudis cette écrin du souvenir au tombeau des lucioles. Une écriture tellement classique mais si joliment maitrisé que je ne peux qu'apprécier cette lecture.
La première strophe et la quatrième sont mes préférés, ainsi que la dernière strophe de trois vers.
Je regrette pour vous que la contrainte lui interdise la catégorie classique... Mais c'est si joliment écrit qu'il aurait été dommage de modifier ces vers pour l'obtenir. C'est un magnifique Néo !

Merci pour cette douce lecture sur l'amour infini,

StéphaNIe

   Cristale   
7/3/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Si la terza-rima a une place de choix en versification dite classique, celle-ci ne manque pas de charme dans sa catégorie néo et c'est la poésie qui en émane qui me la fait apprécier plus que la technique un peu légère ici et là, juste un peu...quelques riens :)

Dans ces vers, comme dans quelques autres que j'ai lu de l'auteur, j'entends toujours cette douleur lancinante de l'absence d'un être aimé.

Ici tout est larmes silencieuses, une grande tristesse nimbée de tendresse et des mots comme des linceuls de dentelles fines.

C'est très beau Davide, vraiment très beau.

Cristale

   Davide   
9/3/2019


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