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Poésie contemporaine
Diogene : Kòsmos
 Publié le 02/01/19  -  13 commentaires  -  587 caractères  -  328 lectures    Autres textes du même auteur

Ce poème est une sorte de rondeau en treize vers sur la passion du Christ. Il évoque la puissance phénoménale de cet événement biblique qui a marqué l'Histoire de bien des façons.


Kòsmos



Je suis centre du monde
Les yeux tournés vers ma carcasse moribonde,
Envahis de chagrins, de passions effrayées,
Piquent, percent, traversent ma chair tuméfiée
Que quittera bientôt mon âme vagabonde.

Mon imminent sommeil, éternelle seconde,
Les fera complices de l’homicide immonde.
Sous leurs regards coupables, leurs iris noyés,
Je suis centre du monde.

Mon agonie est la projection inféconde
Des cataclysmes, de leurs angoisses profondes,
Et devant eux, en riant jaune et crucifié,
Je suis centre du monde.


 
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   Gemini   
5/12/2018
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Texte à prendre avec des pincettes pour éviter de tomber dans le commentaire théologique.
D'abord ce titre. Je ne sais quelle idée a eu l'auteur d'aller chercher une référence grecque pour évoquer le monde, mais bon, pourquoi pas ? Mais je le trouve mal assorti au propos. Je trouve ensuite que parler au nom de Dieu (ou plutôt son Fils) n’est pas donné à tout le monde (à tout le kosmos). C’est une responsabilité importante, car si on pèse mal ses mots, on devient l’objet d’interprétations qui peuvent porter à (mauvaise) conséquence.
Ici, par exemple, faire dire à Jésus que sa crucifixion est un « homicide immonde » ne colle pas avec le peu d’éducation religieuse qui me reste où j’avais compris « Père pardonnez-leur » (qui rime moins, je le reconnais, avec monde, seconde, moribonde ou vagabonde).
Si le choix du mot est seulement prosodique, c’est moins grave.
J’apprends aussi que Jésus « riait jaune » sur la croix. Chose qui laisse supposer qu’il cachait sa colère ou qu’il voulait représenter l’image de quelqu’un d’autre que lui. Ce qui pour un Dieu (même fait homme) me laisse perplexe et qui, selon moi, affaiblit son statut de martyr.
Dommage d’avoir utilisé une rime difficile en « onde » (et plutôt bien employée selon moi, sauf immonde et inféconde) et de s’être montré si laxiste en rapport avec la rime en « é », pourtant beaucoup plus facile à gérer.
Je suppose que le choix du rondeau n’est pas neutre puisqu’en bouclant la boucle on peut s’attendre au retour du Messie qui vit (est, pointe) au centre.
Enfin ,je trouve le ton très théâtral.
Texte passionné (croyance oblige), mais pour moi pas très passionnant (scepticisme aidant).

   Anje   
5/12/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Contemporain.
L'auteur avertit. Ce poème n'est pas un rondeau. Effectivement. Il ajoute qu'il traite de la passion du Christ. J'y avais plutôt lu la fin du monde mais à la relecture, guidée par celle de l'incipit, le tableau m'apparut plus clairement. Mais alors, l'âme vagabonde ne me parut pas appropriée.
Le Golgotha, la couronne d'épine, les deux larrons n'auraient-ils pas pu meubler deux vers supplémentaires ?
Pas facile d'intégrer parfaitement la clausule. Bravo pour l'effort.
Anje en EL.

   Corto   
10/12/2018
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
J'ai lu plusieurs fois la Bible et je n'ai jamais senti que le Christ se prenait pour le centre du monde. Au contraire pour lui le centre du monde est l'homme.
Ce poème part donc sur un contre-sens.
"Les fera complices de l’homicide immonde." relève d'un autre contre-sens car c'est le contraire de la démarche du Christ qui dit à son père "Pardonne leur car ils ne savent pas ce qu'ils font".
Enfin prétendre que Jésus sur la croix "rie jaune" est une ineptie. Selon les textes il était plutôt totalement absorbé par sa mission et la relation avec son père (Pourquoi m'as-tu abandonné?)
Ce texte est irrecevable.

   Gabrielle   
13/12/2018
 a aimé ce texte 
Bien
L'auteur aborde le sujet de la passion du Christ sous un angle nouveau.

Le détachement présent dans ce monologue permet d'avoir une vue d'ensemble sur le tableau biblique, c'est-à-dire le regard que porte le sacrifié sur la scène et celui porté par les impies.

Pour conclure, nous pouvons citer Pascal : "L'infiniment grand, l'infiniment petit..." résumé par la chute :"Je suis centre du monde."

   Miguel   
13/12/2018
 a aimé ce texte 
Pas
Attiré par le thème, je suis venu lire ce poème et me voilà un peu déçu. On a du mal à admettre comme sujet des verbes du 4e vers "Les yeux" du 2e. Si cet événement a tant marqué le monde, comme le dit l'auteur, on ne comprend pas qu'il soit appelé "projection inféconde". De plus, le "riant jaune" me laisse perplexe. Enfin, l'expression "centre du monde" fait irrésistiblement penser au canular de Salvador Dali et à la gare de Perpignan.

   papipoete   
2/1/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
bonjour Diogène
Tout le monde se presse en ce jour, sur le Mont Golgotha où l'on crucifie cet homme qui prétend être celui, qui par sa mort rachètera les péchés du monde...
NB le glorieux crucifié tourne les yeux, sous la plume de l'auteur, vers son pauvre corps, que bientôt quittera son " âme vagabonde " ; ses lamentations semblent invoquer ce terrible sortilège " vous n'aurez jamais assez de toutes vos vies pour regretter cet " homicide immonde "!
" les yeux... piquent, percent, traversent ma chair " ( je suppose qu'il s'agit des yeux de la foule ? ) j'aurais plutôt choisi un autre terme que " tournés ", par exemple " fixés, figés, rivés "
Le supplicié sur sa croix qui rit " jaune ", prête à sourire ?
La forme classique non ( 3e et 4e vers de 13 pieds ), mais néo-classique si ?

   Lulu   
2/1/2019
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bonjour Diogene,

Je n'arrive pas à être touchée positivement par ce texte du fait de ce vers : "Je suis le centre du monde". Je trouve que cette tournure, toute moderne, est plutôt péjorative et assez éloignée de la façon dont on se représente le personnage. Cela pourrait être une manière de voir, un regard intéressant, mais je trouve la formule peu poétique en soi. Ce vers est d'autant plus gênant, pour moi, qu'il est réitéré.

D'autre part, l'expression "en riant jaune" m'a vraiment surprise. Elle m'a semblé être comme un intrus au milieu des mots du texte. Cela peut aller avec une réécriture qui fait dire "Je suis le centre du monde", mais cela reste surprenant, voire incongru, à mon sens.

Enfin, j'ai trouvé peu intéressantes les rimes qui se limitent à [onde] et [é]. Pour tout un poème, cela me paraît trop peu diversifié pour rendre le texte musical.

Cela dit, je salue l'effort fourni pour écrire ce poème et vous souhaite la bienvenue sur Oniris.

   PIZZICATO   
2/1/2019
 a aimé ce texte 
Pas
L'expression " centre du monde " telle qu'elle s'emploie habituellement est à l'opposé du sens que vou souhaitez lui donner dans ce texte ; et certainement pas adaptée à la démarche de Jésus auprès des hommes.

" la projection inféconde ". Là aussi il me semble que cette image est à contre sens de l'idée de La Passion.

Je n'ai pas été séduit par cette poésie.

A vous lire une autre fois.

   wancyrs   
2/1/2019
 a aimé ce texte 
Vraiment pas ↑
Salut Diogène,

Les autres l'ont déjà dit, et je suis de l'avis de Corto qui pense que le texte est irrecevable ; en fait, pour moi, c'est un canular : Il suffit de lire la Bible pour le comprendre...

Le Christ, avant sa venue dans le monde, savait le sort qui lui était réservé. J'imagine que lorsque le texte parle de "rire jaune" il interprète négativement le "Père, Père, pourquoi m'as tu abandonné des derniers instants du Christ." Mais pour bien comprendre ce cri, il faut remonter aux origines de Christ, bien avant la création même de l'univers ; comprendre qui Il est, comprendre les privilèges qui sont Siens dans les cieux.
J'imagine aussi que de dire "je suis le centre du monde" c'est parce que Jésus disait qu'Il est la seule voie qui mène à Dieu ; mais c'est, selon moi, une mauvaise interprétation. La voie dessert ; elle est au service de ceux qui l'empruntent pour atteindre l'objectif, ici, Dieu. C'est Lui qui est au centre de toutes choses, et Jésus, Lui-même, dit être à Son service..
Si donc ici il y avait une tentative de magnifier Christ et sa passion, c'est l'effet contraire qui a été ressenti...

Bonne continuation à vous !

Wan

   Robot   
3/1/2019
Poétiquement, ce texte est réussi. Les expressions et images sont parlantes.

Mais…

Vous ne pouvez pas convaincre y compris un agnostique de votre interprétation de la passion. Même si je respecte votre point de vue, il me paraît, en tant que lecteur de la bible, bien éloigné de la vision judaïque et chrétienne de l'évènement.

Historiquement, un prophète juif condamné par les romains qui craignent une sédition pendant la pâque juive, meurt pour, de son point de vue, racheter les fautes de l'humanité aux yeux du dieu d'Israël père protecteur du peuple élu qui s'est éloigné de son enseignement et de ses commandements.
Le christ dans les récits évangéliques écrits longtemps après l'évènement, y compris dans les prétendus apocryphes (évangiles de Pierre, de Nicodème, de Barthélémy) n'est pas le centre mais le médiateur.

Je vous conseille l'excellente série de Mordillat "Corpus Christi" basée sur l'opinion d'exégètes de plusieurs religions à partir des passages sur la passion tirés de l'évangile de Jean.

Tenant compte de la belle construction de votre texte mais retenant aussi mon désaccord sur votre vision d'un Jésus centre du monde je ne note pas.

   Diogene   
6/1/2019
Commentaire modéré

   Ellis   
6/1/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
J'ai beaucoup aimé votre poème. Je le trouve très beau et bien construit. Sortir du dogme est courageux. Vous osez donner un autre regard, une autre voix intérieure au Christ. Peut être la votre. Le Christ n'est il pas en effet un peu en chacun d'entre nous ? La poésie doit permettre cette liberté. Votre texte soulève des questions, touche à des symboles, dérange. Personnellement il me touche. Chaque phrase me donne à réfléchir. J'attends avec impatience d'autres écrits.

   LEPOETEPOETE   
6/1/2019
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
PAPIPOETE connait le sujet et comme lui quand je lis que le Christ rit jaune sur sa croix, je suis vert de peur.
Heureux les illuminés, le royaume des cieux leur appartient ! et pour écrire cela, évidemment, pas besoin d'avoir la Foi du charbonnier sauf si le charbonnier a une crise de foie. Heureusement que le Chris n'a pas été pendu, nous aurions eu droit au chapitre de la Mandragore. Respectons le choix de chacun et rendez-vous au jugement dernier !

   Diogene   
6/1/2019


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