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Poésie libre
diptyque : Dans ses yeux [concours]
 Publié le 21/09/15  -  9 commentaires  -  1680 caractères  -  225 lectures    Autres textes du même auteur

Les plus belles rencontres sont le plus souvent inattendues.


Dans ses yeux [concours]



Ce texte est une participation au concours n°19 : T'as de beaux yeux, tu sais ! (informations sur ce concours).





C’était un matin de Noël,
Un matin froid.
Au pied nu de l’arbre sacrifié,
Quelque chose a bougé.

Boule de poils, bout de nez,
Et des oreilles
Longues, longues, à tomber.
Un lapin ?
Enfin, je crois.

Qui a osé,
Dans ma maison, mon musée, cette prison dorée,
Où reposent, inertes, des souvenirs empilés, mes trophées ?
La vie n’a pas sa place dans un mausolée.

Le regard tenait à distance les vibrilles,
Mon cœur fragile a toujours craint les aiguilles.
Les yeux dans les yeux s’apprivoisaient de loin,
Ses prunelles parlaient un langage sibyllin.
Alors,
À force de patience, j’ai observé.
À force de sapience, j’ai déchiffré.
Penché sur la pierre de Rosette, celle gravée dans ses pupilles,
Mon esprit a soudain découvert ce qu’est la vraie beauté du monde.
Pour qui sait lire, l’éclat n’est pas un reflet de néon sur un objet qui brille,
Mais les rayons de l’astre révélant la nature, veillant les nuits profondes.

L’animal est parti un soir d’été
Un soir de lune.
Boule de poils, bout de nez,
Et des oreilles,
Longues, longues, à tomber.
Un magicien ?
Enfin, je crois.

Seuls, à mes pieds nus dans l’herbe,
Sont restés ses yeux qui m’avaient regardée.


 
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   lala   
8/9/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour,
A mi chemin entre rêve et réalité, ce texte m'a plu pour son passage entre la posture fermée du début, "Qui a osé,
Dans ma maison, mon musée, cette prison dorée,
Où reposent, inertes, des souvenirs empilés, mes trophées ?
La vie n’a pas sa place dans un mausolée."
et le revirement inattendu "Mon esprit a soudain découvert ce qu’est la vraie beauté du monde."
Chacun a ses principes, ses a priori, et c'est une bonne chose qu'ils puissent tomber avec l'expérience. Un espoir d'actualité ...
Sur la forme, je suis moins emballée, par des rimes souvent pauvres et inutiles dans cette catégorie libre.
La qualité de l'ensemble me paraît très inégale. La description du lapin est légère, simple et suffisante, alors que les vers plus longs cherchent un effet peu concluant.
Vibrilles ? Plutôt vibrisses, non ?

   Mauron   
8/9/2015
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Dommage que l'idée de départ du texte ait été perdue dans des détails anecdotiques. Vous avez voulu opposer l'animal aux objets, la vie du dehors au mausolée intérieur. Cela est très intéressant. Hélas, des expressions et vers alambiqués comme "Mais les rayons de l’astre révélant la nature, veillant les nuits profondes" noient le poisson ou du moins le lapin puisqu'il est question d'un lapin... On ne le voit pas vraiment ce pauvre lapin, on ne voit que ses yeux, pas son regard et on peut se demander s'il n'est pas en peluche. On ne croit pas au magicien.

Quelques réussites dont vous devriez vous inspirer pour parfaire votre texte: "La vie n’a pas sa place dans un mausolée." Ou bien: "Les yeux dans les yeux s’apprivoisaient de loin". Peut-être pourriez-vous renoncer à ces rimes faciles comme les rimes en é ou en ée ou encore en "ille" à moins que vous ne fassiez de votre texte une comptine enfantine et que vous en gommiez les mots savants.
Enfin, de jolies idées sont gâchées par l'à peu près: par exemple: "Pour qui sait lire, l’éclat n’est pas un reflet de néon sur un objet qui brille" ici, le mot "éclat" ne convient pas et rend flou le propos. Je ne sais pas trop comment corriger mais je vous proposerais: "Pour qui sait lire, un mot n'est pas un éclat de néon sur un objet qui brille" Ou bien: "Pour qui sait lire, du sens ne vient pas d'un éclat de néon sur un objet qui brille"... A vous de préciser votre vision pour rendre la phrase plus percutante.

   cervantes   
9/9/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Très joli poème sur le sens de la vie et de la beauté, à la limite de la fable. L'émotion est à fleur de peau et l'on ressent très bien dans un univers fermé de souvenirs, tout ce que cet animal a pu apporter au narrateur.
L'univers peut-il s’expliquer dans les yeux d'un animal? Non dans ceux d'un magicien!
Sur la forme, j'ai beaucoup aimé la construction générale et quelques vers en particulier

Qui a osé,
Dans ma maison, mon musée, cette prison dorée,
Où reposent, inertes, des souvenirs empilés, mes trophées ?
La vie n’a pas sa place dans un mausolée.

J'ai moins aimé cette partie
Penché sur la pierre de Rosette, celle gravée dans ses pupilles,
Mon esprit a soudain découvert ce qu’est la vraie beauté du monde.
Pour qui sait lire, l’éclat n’est pas un reflet de néon sur un objet qui brille,
Mais les rayons de l’astre révélant la nature, veillant les nuits profondes

Il me semble que "celle" pourrait être supprimé, "ce qu'est" également. Les deux derniers vers sont un peu hermétiques. L'opposition entre le néon de notre civilisation et l'astre éternel de la nature pourrait être mieux rendue, me semble-t-il.

Au final j'ai beaucoup aimé ce texte que j'aimerais passionnément avec quelques modifications.

   Automnale   
21/9/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Ce style d’écriture me plaît. Sans plus attendre, pour confirmer mon excellente impression, j’aimerais déjà lire d’autres textes de l’auteur.

L’histoire : Un matin de Noël, au pied de l’arbre sacrifié, le narrateur découvre un lapin, boule de poils, bout de nez, et des oreilles longues, longues, à tomber… Qui a osé, dans une prison dorée, un mausolée, où reposent, inertes, des souvenirs empilés ? Mais qui ?... Cependant, l’occupant des lieux s’attache au petit mammifère qui repart un soir d’été, un soir de lune, boules de poils, bout de nez, et des oreilles, longues, longues à tomber…

J’ai d’abord pensé que l’action se déroulait, dans une maison à la campagne, un matin de Noël… Un lapin, venu de je ne sais quelle garenne, serait arrivé, par hasard, auprès du sapin... Cette idée me plaisait beaucoup. Et je comprenais, alors, l’étonnement, puis l’émerveillement, du narrateur… En réfléchissant un peu, ce lapin n’est peut-être pas venu par hasard, quel dommage ! Sans doute faisait-il partie des cadeaux déposés au pied de l’arbre sacrifié. Et, bien sûr, les regards de la maisonnée se sont portés sur le petit animal.

Cette histoire, qui semble vraie, ne manque pas d’originalité. Elle prouve, s’il en était besoin, qu’un cadeau de Noël, certes inattendu mais bien vivant, est susceptible de modifier le sens d’une vie…

Au passage, j’ai, quand même, relevé les « vibrilles »… Comme je ne connais pas ce mot, il doit s'agir de « vibrisses ».

Et s’il me fallait retenir une seule idée, ce serait : « l’éclat n’est pas un reflet de néon sur un objet qui brille ».

En conclusion, cette première publication de l’auteur, sur Oniris, est amusante, fort bien écrite, et ne manque pas de fond. J’ai beaucoup aimé… Au fait, comment s’est appelé le lapin ?

Merci, Diptyque. Revenez vite !

   Anonyme   
21/9/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

J'y vois une sorte de conte merveilleux dans lequel s'insère tout aussi merveilleusement ce gentil lapin, au pied d'un sapin.

J'ai vraiment bien adhéré à l'écriture, ainsi qu'à l'atmosphère de tristesse qui s'en dégage. Toutefois, je suis sceptique quant au respect du thème, car les yeux ne sont pas suffisamment évoqué - à mon sens.

Un bel ouvrage tout de même.

Bien à vous,

Wall-E

   Bidis   
21/9/2015
Autant j'ai trouvé de la profondeur et de la sensibilité dans le propos, autant j'ai trouvé que l'écriture manquait d'envolée et de rythme poétique. Sans doute est-ce là pure subjectivité, donc je ne mets pas d'évaluation.

   Vincendix   
22/9/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je suis ne pas adepte de la poésie dite libre, mais j'aime bien ce texte le rythme est allègre, le sujet est original. Ce lapin était probablement sorti du chapeau d'un magicien, peut-être du bonnet du père Noël, un super magicien !

   Anonyme   
23/9/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aurai aimé savoir ce qui s'est passé entre Noël et le soir d'été, comment s'est comporté cet énigmatique lapin, et pourquoi il est parti. C'était un feu follet peut-être plutôt qu'un magicien. J'aurais aimé en savoir plus. J'ai eu un peu de regret de le voir partir !
Peut-être une autre poésie apportera la clé du mystère ?
C'est une jolie poésie un peu triste qui m'a beaucoup plu.
Salut Diptyque

   Pascal31   
4/10/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Un poème énigmatique, entre rêve et réalité, dirait-on.
Le narrateur semble vouloir apprivoiser l'animal (lapin ?) mais au final, on dirait que c'est l'animal qui a réussi à apprivoiser l'humain avant de s'en aller...
Deux choses m'ont gêné : que sont les vibrilles ? (vouliez-vous parler des vibrisses ?) et les deux derniers vers, même s'il sont poétiques, paraissent assez maladroits ("Seuls (...) sont restés ses yeux" : on dirait que l'animal a été énucléé !)
Un poème qui m'a cependant interpellé, intrigué. Et c'est déjà pas mal !


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