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Chansons et Slams
DIVERDE : À Georges
 Publié le 28/06/16  -  12 commentaires  -  5577 caractères  -  114 lectures    Autres textes du même auteur

Hommage à Georges BRASSENS.


À Georges



À GEORGES

Il l’avait donc ce mal qu’on dit mystérieux
Qu’il cachait si bien dans le rire de ses yeux,
Et dans les vers de ses chansons,
Ce mal mystérieux qui prend sans distinction
Les jeunes et les vieux, les mauvais et les bons,
Et dont on n’ose dire le nom.

Qu’il fut triste le jour où il nous a quittés
Qu’il fut triste le jour où il s’en est allé,
Sans presque rien dire à personne,
Sans faire trop de bruit, comme il avait vécu,
Il est donc parti comme il était venu,
C’était un drôle de bonhomme.

Comme son ami Martin, il creusa doucement,
Sa tombe de ses mains, n’étant pas dérangeant,
Et s’y étendit sans rien dire,
Seuls quelques amis vinrent lui dire au revoir,
Il n’y eut pas d’Harmonie, il n’y eut pas de fanfare
Cela a dû lui faire plaisir.

Au cimetière de Sète où il avait voulu
Que d’une façon discrète, on mette une croix dessus
Bien que n’allant guère à la messe,
Sa guitare à la main, il est parti joyeux,
Chanter ses doux refrains au royaume des cieux
Il n’y eut pas besoin de confesse.

Aux portes du paradis, quand il est arrivé,
Quand d’un air ébahi, il y a frappé,
Le Saint Pierre lui fit la fête,
Cela faisait longtemps que je vous attendais,
Faites un pas en avant que je vous voie de près,
« Il est donc venu le poète. »


À GEORGES (SUITE)

Sa pipe entre ses dents, il l’a bien regardé,
Et tout en souriant il lui a demandé,
« On a donc retenu ma place ?
Franchement je n’pensais pas pouvoir y entrer
Après tout ce que j’ai dit sur Dieu et ses abbés,
Mais s’il lui plaît, grand bien me fasse. »

Et il prit son bagage, suivant le saint geôlier,
R’connaissant au passage les premiers arrivés,
Qui lui firent une belle ovation,
« L’était temps que tu viennes » lui dirent-ils tout bas,
« Nous chanter toutes celles que l’on ne connaît pas,
Vas-y chante-nous donc tes chansons. »

Sans se faire prier, il a pris sa guitare
Et il a commencé, un sourire bizarre
Éclairant sa face blafarde,
Et de la Religieuse au Bulletin de santé,
D’une façon joyeuse, elles y sont toutes passées,
Ce fut une belle rigolade.

Puis regardant en bas, il vit tous ses amis,
Qui le bras sous le bras parlaient trist’ment de lui,
Cela lui mit du cœur à l’ouvrage,
Il reprit sa guitare, sa feuille et son stylo,
Se remit à écrire, jouant avec les mots,
Pour leur donner du courage.

Et il fit une chanson, disant en gros ceci,
Pas de grosses émotions, voyez, je suis ravi,
Car j’ai enfin trouvé mon port,
Ne soyez donc pas tristes, et chantez avec moi,
La chanson des artistes qu’on chantait tout en bas,
Chantez donc les copains d’abord.


À GEORGES (SUITE)

Vous savez cette chanson, où quand on disparaît,
Le trou dans l’océan, ne se referme jamais,
Il faut garder le souvenir,
De celui que je fus pendant mes soixante ans,
Bien assis sur mon cul, et souvent en chantant,
Voilà ce que je voulais vous dire.

Souvenez-vous de moi, comme d’un bon vivant
Souvenez-vous de moi, comme d’un bon garçon,
Et ne pleurez plus sur mon sort,
Voyez-vous où je suis, je suis bien maintenant,
Au cimetière de Sète, éternel estivant,
Chantez donc les copains d’abord.

Au cimetière de Sète, éternel estivant,
Chantez donc les copains d’abord.



J.P. INNOCENZI 1983


 
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   PIZZICATO   
28/6/2016
 a aimé ce texte 
Un peu
Les hommages au SETOIS ne manquent pas. Vous avez voulu rendre le vôtre et c'est bien.
Pour ma part, je trouve ce texte un peu mièvre, surtout les deux "suite".
A vous lire une autre fois.

   Pimpette   
28/6/2016
C'est pas très bon....

Brassens demandait des idées plus fortes et plus tendres, plus drôles et plus graves...

Des phrases plus simples, plus ramassées, pour obtenir une écriture dense, et que chaque mot brille comme une pierre en relief au mileu de chaque ligne...

beaucoup trop de ces petits mots ordinaires dont le français est trop généreux, hélas!
...les 'et 'donc' mais' qui ramollissent un texte...

Brassens c'est énergique, aussi loin que possible de la vieille poésie...aussi loin que possible des sonnets proprets et poussiéreux de ma tante Agathe...

Je ne note pas bien entendu!
Pourquoi ne pas recommencer?
je vous relirai avec grand plaisir :-)))))))))

   MissNeko   
28/6/2016
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour

Un hommage peut être un peu long avec certains vers lourds sur lesquels on butte à la lecture.
Un texte peut être plus concis avec moins de répétitions aurait été plus appréciable : à travailler à nouveau d après moi.
A vous relire

   widjet   
29/6/2016
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
On peut difficilement trouver plus convenue, plus banale, que cette enfilade de mots creux de surcroît interminable.

L'auteur signe l'authentique exploit de produire beaucoup en quantité pour ne rien dire. Verbeux et vide.

Brassens mérite tellement mieux.

Avis personnel, comme toujours.

W

   Robot   
28/6/2016
Ce texte ne peut que vous valoir ma sympathie pour avoir voulu rappeler la mémoire de ce grand artiste et poète.
Je ne sais pas si ça peut se chanter. Reste l'hommage qui montre vos regrets et votre espoir qu'il demeure au paradis des poètes.
Merci d'avoir voulu les partager.

   leni   
1/7/2016
excusez-moi mais je n'ai pas accroché A la prochaine LENi
edit
pourquoi je n'ai pas accroché parce que les idées générales sont banales et n'ont pas de relief ET aussi parce que c'est trop long
Enfin j'attendais un clin d'oeil à des mots de Brassens Ceci dit un éloge est difficile à écrire Je pense que vous accepterez mon point de
vue A la prochaine signifie simplement que je lirai votre prochain texte
Mon salut cordial Leni

   funambule   
28/6/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un écho que l'on aurait tort de confondre avec l'auteur évoqué; il est l'interprétation d'un ressenti tout personnel comme chacun peut avoir le sien à l'endroit de n'importe quel artiste... et c'est le but que chacun d'eux recherche... c'est même tout l'intérêt de ces "confrontations". La structure est bonne même si (et je le déplore) par moment insuffisamment respectée. Le fond m'aura touché, c'est aussi simple que ça et l'idée du "triptyque" ouvre aussi des portes (musicales) intéressantes. J'entends le côté partiel de la chose, l'aspect partial (et tout aussi honnête) de certains ressentis et j'aime.

   Anonyme   
29/6/2016
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
J'ai fait plusieurs lectures, et relectures, franchement vous n'êtes pas du tout, mais alors pas du tout dans cet hommage, à la hauteur de l'homme à qui vous le rendez. J'ai été très déçu de vous lire. Je n'ai nullement retrouvé l'homme, de plus j'aurais aimé un texte plus chaleureux, plus représentatif du personnage.

La première partie passe à peine, la deuxième ce n'est pas mieux, quant à la dernière c'est un peu la pire de toute, vouloir faire parler Georges Brassens, n'est pas la meilleure façon de lui rendre cet hommage, car il est unique, vous êtes dans la banalité, le convenu, c'est sans relief. A mon avis vous vous êtes pris les pieds dans le tapis.

Il aurait peut-être fallu en dire beaucoup moins, pour pouvoir parler de lui beaucoup mieux, il faut être attentif à l'homme proprement dit et non à son ressenti, cela n'est pas aussi simple qu'il y paraît; d'où la difficulté d'une telle démarche.

   Pouet   
29/6/2016
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bjr,

Je trouve cet hommage certes assez convenu mais pas non plus infamant (j'ai parcouru les commentaires avant de commenter)

On sent que l'auteur apprécie le chanteur dont il est question, il cherche à lui rendre hommage avec des mots simples, des mots qui ne transportent pas plus que cela mais dont on ressent la sincérité.

Pour ma part j'ai lu ici des textes de chansons tout aussi convenus qui remportaient pourtant l'adhésion de nombreux lecteurs.

Donc voilà, personnellement je trouve ce texte correct, assez pétri de clichés d'expression mais il est loin d'être une exception, notamment dans cette catégorie.

J'encourage donc l'auteur à continuer de proposer ses textes et pourquoi de plus récents car je vois que celui-ci date de 83 (j'avais deux ans ouin ouin :)

   Vincendix   
29/6/2016
J’ai beaucoup d’admiration et de respect pour Georges Brassens, je comprends votre démarche, elle part d’un bon sentiment mais c’est vrai que votre texte ne correspond pas vraiment à sa philosophie.

Reprenez votre idée et retravaillez ce poème, faites plus court, moins pompeux et, à mon avis pas en alexandrins, en hexasyllabes ou en octosyllabes.

   archibald   
29/6/2016
 a aimé ce texte 
Un peu
Les brassensophiles font partie d’une large famille. Nombreux parmi ses membres se sont essayés à la chanson hommage. Il y a peu de réelle réussite, même chez les auteurs établis (Ferrat, Moustaki…). C’est qu’inévitablement on compare avec le maître et là, pas grand chose ne résiste. Il y a quand même “Allô, viens, je m’emmerde” de Pierre Louki. L’angle d’attaque est singulier et évite l’exégèse à laquelle on a fatalement envie de succomber.
Ton texte est structuré comme “La supplique”, mais les alexandrins de Brassens sont dans cette chanson très réguliers (“néo-classiques” comme on dirait ici). Les tiens boitent un peu trop (coupe à l’hémistiche, élision de “e” muets”, pas toujours les douze syllabes réglementaires… sans compter des rimes assez douteuses). Il y a chez Brassens une idée par couplet, ton texte a tendance à tirer à la ligne et il faudrait sans doute condenser tout ça.
Si j’ai bien compris, ce texte a plus de trente ans ! C’est une œuvre de jeunesse, il faudrait lui donner un peu plus de maturité.

Salut amical et sincère d’un autre ami de Georges,

archibald

   GilbertGossyen   
6/7/2016
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai bien aimé ce texte et je trouve certains commentaires assez durs.

Je trouve l'idée originale et attachante.

Tiens, je me demande ce que Brassens dirait en lisant ce forum ?


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