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Poésie libre
dom1 : Rien n'y fera...
 Publié le 28/03/18  -  13 commentaires  -  786 caractères  -  190 lectures    Autres textes du même auteur

Il y a des disparitions qui ne peuvent s'évanouir de nos mémoires, de nos vies. Il y a des circonstances qui donnent au reste du temps qui passe une couleur difficile à déterminer comme si la nuit s'éternisait avec le gris de ses couleurs...


Rien n'y fera...



Le printemps n'y suffira pas
Ni les fleurs de lilas
Ni le blanc des arbres à fruits
Ni les rives de ton lit

L'été non plus d'ailleurs
Ni les chemins d'aparté
Ni le clair de lune sur la dune
Ni la chaleur qui nous met nus

L'automne sera trop court
Comme toujours
Le ciel trop grisé
Tes jambes et ses bas
N'y suffiront pas

Quant à l'hiver
C'est un mystère
Tu le sais
On n'a jamais pu s'y aimer
Sans que la neige nous exaspère
Et que la glace nous fasse glisser

Ni ton sourire mystérieux
Ni ton corps qui ravit
Ni la force des sanglots
Rien n’y fera
Pas même l'amour à venir
Ne la feront revenir
Ici-bas...



 
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   Annick   
12/3/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
"Rien n'y fera". Il y a quelque chose d'inexorable dans le titre qui m'a attirée.
Puis l'anaphore "ni" qui fait d'ailleurs écho à "n'y" redonne de l'élan, de la force à chaque vers pour une longue litanie comme si le narrateur cherchait dans chaque tiroir de sa mémoire quelque chose qui pourrait servir à panser ses blessures, à oublier l'absente, tout en sachant que le remède n'existe pas.
Le poème se clôt par la reprise de l'expression "Rien n'y fera" comme pour faire cesser ce moment de bilan en creux. La boucle est bouclée.
Le dernier vers nous révèle, s'il en était besoin, la perte inexorable :
"Pas même l'amour à venir
Ne la feront revenir
Ici-bas..."

J'ai vraiment aimé ce poème sobre, bien construit, aux mots justes placés là où il faut.

   papipoete   
17/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
libre
tu es gentille, je t'aime " bien ", mais je ne parviens pas à l'oublier ! Je sais, tu fais tout ce que nulle autre vivante, ne ferait pour être aimée, mais je n'arrive pas à l'oublier ...
NB je voudrais encourager la pauvre amoureuse, qui doit être fort courageuse pour endurer ce sentiment de glace, de la part de ce malheureux qui ne se résout pas ... à tourner la page !
L'auteur dépeint ces 4 saisons où le soleil même éclatant, se voile d'une infinie mélancolie que l'on peut concevoir ; mais celle qui tente désespérément de vous conquérir en souffre tant !
La dernière strophe fait pleurer l'encre tant est triste la conclusion !
papipoète

   jfmoods   
28/3/2018
À l'état de bonheur, le passage du temps épouse le battement, léger, du coeur.

La perte de l'être aimé voit le temps soudain s'embourber.

Les saisons entament leur délétère litanie, se nourrissant, comme d'un poison lent, des éclats sensuels du souvenir.

La perspective d'un bonheur futur semble bien dérisoire à l'aune de cette douleur qui vous dévaste.

Merci pour ce partage !

   PIZZICATO   
28/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je suis perplexe quant à situer la personne dont la disparition a fait naître ce chagrin incommensurable.
Le narrateur s'adresse-t-il à une nouvelle compagne pour lui dire que " rien n'y fera ", pas même cet " amour à venir " pour apaiser la douleur de cette disparition ?

Ou bien est-ce le couple qui a subi la perte d'une enfant ?

Indépendamment de ces considérations, je trouve ce texte bien conduit avec la conjonction répétée pour donner de l'ampleur à cette tristesse.

   Vasistas   
28/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour
J’ai deux amours dont un ne reviendra pas et pourtant l’un mène à l’autre.
C’est étrange et très beau, les saisons évoquent les variations de l’amour, le cycle des choses qui reviennent ...
Les souvenirs doivent laisser place aux rêves.
Ce poème produit beaucoup d’écho en moi, il est très bien écrit et me touche particulièrement.
J'ai une petite réserve pour la fin "ici-bas", je ne sais pas si il faut préciser. De même: "Pas même l'amour à venir ne la ferons revenir" que je trouve un peu lourd, pourrait être : "pas même l'amour, ne la fera revenir" peut être plus fort selon moi.
Merci pour ce poème sensible, très touché de vous lire

   sourdes   
28/3/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour dom1,

j'ai été touché par l'atmosphère qui se dégage de votre poème car finalement la déclinaison des émotions par saison est un voyage qui va nous conduire hors du temps. C'est ce qui se passe avec une lecture du haut vers le bas qui mène à l'inexorable. Seule une lecture, qui fonctionne aussi, du bas vers le haut, m'a permis de sortir plus léger du poème, même sans illusion. C'est ce croisement des émotions, même négatives, et des saisons qui ramène à la vie.

Quatre strophes saisonnières, crescendo, 4/4/5/6 vers par strophe et une strophe d'apothéose à 7 vers. Cette dernière strophe est conclusive et en même temps introductive dans ma double lecture. Elle nous mène hors du temps, elle défie le temps, aucun futur ne fera revenir ce temps passé aimé. Votre façon de sanctuariser ce qui s'est passé permet de le rendre éternel.

L'écriture est limpide. J'avais envie d'être davantage dans la confidence mais je respecte le mystère en essayant de le faire mien!

   Jocelyn   
28/3/2018
 a aimé ce texte 
Bien
J'aime bien l'aspect un peu mystère du texte.On sait que le narrateur (ou la narratrice) pleure la perte d'un être cher, mais on ne sait pas vraiment la nature du lien qui les unissait. De plus, la fin jette un grain qui contribue à nourrir le mystère. On ne sait pas si l'être aimé est perdu ou s'il a disparu. C'est bien le côté mystère, ça aide le lecteur à s'approprier le texte selon ses propres circonstances, mais ça limite un peu l'empathie, l'éventuel lien qui peut se créer entre celui qui lit et celui qui a écrit...

   Robot   
28/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Cette déclinaison de l'amour au fil des saisons a beaucoup de charme et la poésie qui se dégage de chaque strophe m'a retenu. La nostalgie de la dernière est émouvante. Un beau texte à dire...

   Ananas   
29/3/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Tes jambes et ses bas
N'y suffiront pas
cette succession de vers m'orientait vers un papa et sa fille, dans les bas de sa maman... et puis le corps qui ravit m'a perturbée, on dit pas ça de sa fille... et puis, l'amour a venir et si elle était en ceinte...

Hiiiii ta poésie me fait réfléchir, me questionner, et c'est bien.

Au delà de ça, je trouve que chaque saison, avec ses propres sonorités marquées, son rythme propre, ses allusions aux souvenirs communs, est bien gérée. On a vraiment une belle déclinaison, un ton, qui pose un contexte nostalgique, résigné, mais également en phase avec la réalité qui continue.

Je trouve que tu es parvenu avec beaucoup de pudeur à poser quelque chose de très lourd, émotionnellement parlant.
Merci pour ça.

   hersen   
29/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime absolument le rythme du poème !
Toutes ces belles choses n'effacent rien, c'est un constat triste, lucide.
Ces "ni" insistants marque bien l'opposition, des "ni" accolés à des moments magnifiques (la nature, une femme aimée).

Il y a comme une force non pas du renoncement, mais d'une résignation : rien n'occultera cette absence.

Merci !

   sihem   
29/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
L'idée est aboutie et bien reçue

   Marie-Ange   
3/4/2018
 a aimé ce texte 
Bien
"Rien n'y fera..." Quel amer constat, qui sonne comme un couperet. Cela laisse aucun place pour un avenir quel qu'il soit, " Pas même l'amour à venir. "...

Vos mots sont saillants, ils sont à vifs ... Ils sont désespérants, ce "la", aurait-elle voulu ce discours si douloureux...

Même si chacun vit cette "absence" comme il l'entend, je ne peux pas tout à fait comprendre cette résignation si "absolue". Et pourtant j'ai vécu des disparitions que je qualifie d'inacceptable, étant donné le jeune âge de la personne ...

Il est vrai que toutes tentatives seront effectivement vaines :

"Pour la faire revenir
Ici-bas ... "

Pourtant il faut se donner une chance, pour que la vie surprenne encore sans pour autant l'oublier ... Peut-être le meilleur hommage que l'on puisse lui adresser, elle devient "la force" d'avancer ...

   Ombhre   
4/4/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Un beau texte sur le thème de l'adieu et de la perte, que rythment les saison.
Certaines images me sont restées obscures ("Ni le blanc des arbres à fruits ") et m'ont semblé tomber la plus pour la rime que pour le sens, comme cette allitération jolie mais à laquelle je n'ai pas su donner de sens ("Et que la glace nous fasse glisser").
L'ensemble est agréable à lire, le sentiment bien évoqué, la chute magnifique et forte, mais il me semble que certaines parties gagneraient à être travaillées plus avant.

Merci pour la lecture.
Ombhre.


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