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Poésie libre
dom1 : Souffle...
 Publié le 21/04/19  -  8 commentaires  -  576 caractères  -  145 lectures    Autres textes du même auteur

Instants fugaces où l'esprit de l'autre effleure les pensées...


Souffle...



Le souffle de ton corps,
parfois, me rend visite,
balayant l'atmosphère
pour flatter le mystère
où jadis tu errais.

La vague des nouveaux jours
évacue les amours
qui lui ont tout cédé,
leur jeunesse et leurs feux,
leurs joies et leurs angoisses.

Étrange ressentiment,
long de mille nuits,
dans lesquelles je te fuis.
Ne plus te penser,
ne plus te pleurer.

Étrange sentiment,
apanage des sourds,
des aveugles et des loups.
Images enfin floues
où jadis tu riais...


 
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   Vincente   
3/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Texte tenu, souffle retenu juste ce qu'il faut pour dire l' "Étrange ressentiment," cet "Étrange sentiment," aux "Images enfin floues
où jadis tu riais..." en bascule du temps qui passe depuis le "où jadis tu errais." de la première strophe.

C'est délicatement ressenti et exprimé, quelques vers qui dévoilent non sans grâce, cet étrange sentiment auquel on accède en "faisant son deuil" de l'être aimé.

   Gabrielle   
8/4/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Comme un souffle...

Un très joli texte qui renvoie sur un amour passé et présent le temps de coucher quelques mots sur du papier...

L'auteur(e) nous fait découvrir le visage d'un amour enfoui dans le passé qui lui rend parfois visite.

Le rêve prend les traits d'un cauchemar que l'on veut fuir alors que tant désiré auparavant, ce souffle de vie.

Un moment d'émotions mélangées.

Bravo et merci à l'auteur(e) pour ce voyage lumineux.

   papipoete   
21/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour dom
Je voudrais ne penser à rien, mais imperceptiblement ton corps passe à travers ce rien, et je te vois, je te sens, tu es là...mais le film saute, la bande sonore dérape et me rappelle que de toi ici, il ne reste plus rien...
NB un peu comme un rêve au scénario rembobiné lors de l'éveil, qui attend le soir à venir pour défiler à nouveau, et devenir flou...
Quand ce souffle cesse-t-il ? Tout passe dit-on ; je n'en suis pas sûr !
La strophe finale a ma préférence .

   Davide   
22/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour dom1,

J'ai bien aimé les nombreuses images pour évoquer le manque.
Sur un thème pourtant mille fois rebattu, il y a là de jolis vers qui tentent d'exprimer l'inexprimable, tout est en retenu et en délicatesse.

Des vers en échos qui donnent une belle saveur musicale : "où jadis tu errais" / "où jadis tu riais..." ou "Étrange ressentiment" / "Étrange sentiment".

Deux choses m'interpellent particulièrement :
D'abord, le titre, assez mystérieux, de même que ce premier vers où il est enchâssé.
Le "souffle" pourrait être la sensation ressentie lorsque "l'esprit de l'autre effleure les pensées" (pour reprendre l'exergue) (?)
Une respiration, quelque chose qui subsiste de l'être qui n'est plus là, peut-être une brise, un coup de vent, une tempête d'émotions...

Deuxièmement, ce "enfin" de l'avant-dernier vers n'est pas là par hasard : il semble exprimer le besoin du narrateur / de la narratrice de laisser partir ces "images" de sa mémoire, peut-être pour tenter d'oublier la souffrance engendrée par le manque.

Je regrette (mais juste un peu) un texte assez court et des sensations qui restent trop vagues, trop éthérées...
Mais dans l'ensemble, j'ai bien aimé ce texte, où les mots simples, méticuleusement choisis, sont empreints d'une force sincère.

Merci pour la lecture,

Davide

   senglar   
21/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour dom1,


Que voilà un souffle bien mélancolique, c'est en effet le souffle d'une âme disparue, celui de l'être aimé, qui n'a pas été remplacé. Un amour d'une vie, pas un amour fugace, éphémère, pas l'amour d'un été, un amour de passage, une passade, non !...un amour qui a duré entièrement et qui perdure ici, aux êtres d'exception
"apanage des sourds,
des aveugles et des loups"

Mais il est temps pour moi de m'éclipser. Je suis un intrus en ces parages.


senglar

   Donaldo75   
21/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour dom1,

J'ai bien aimé ce texte. Il possède une tonalité subtile, du souffle, tout ce qui me donne envie de lire de la poésie, en général.

"La vague des nouveaux jours
évacue les amours
qui lui ont tout cédé,
leur jeunesse et leurs feux,
leurs joies et leurs angoisses."

C'est mon passage préféré, celui dont la tonalité m'a le plus enthousiasmé.

Merci pour le partage.

Bravo

Donaldo

   hersen   
21/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un rythme lent, une retenue, confèrent à ce poème une sorte de douce résignation dans la peine.
"
...ne plus te penser
ne plus te pleurer...

Une lucidité douloureuse.

J'aime particulièrement la dernière strophe qui dit cette impossibilité, même si elle est démentie par le mot "enfin".

merci de cette lecture !

Edit : j'ai oublié de dire que je pense qu'il y a trop de virgule, qu'elles hachent la lecture alors qu'une douce continuité siérait mieux (à mon avis)
par exemple les deux premières.
mais je sais que la ponctuation est un aspect très subjectif.

   PIZZICATO   
21/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je suis indécis sur l'interprétation à donner à ce beau texte. S'agit-il de la disparition de l'être aimé ou bien d'un amour révolu.
" Étrange ressentiment,
long de mille nuits,
dans lesquelles je te fuis." Ce passage - surtout le mot " ressentiment " - m'inciterait à pencher pour ma deuxième hypothèse.

Quoi qu'il en soit, la peine de l'absence est très bien traduite par de belles images ; et ce " souffle ", comme une présence qui se faufile parfois.

La deuxième strophe a ma préférence.


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