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Poésie classique
Donaldo75 : Coexistence liquide
 Publié le 13/02/17  -  20 commentaires  -  693 caractères  -  420 lectures    Autres textes du même auteur

Et si tu étais devenue un nuage ?


Coexistence liquide



Une aire de silence, existence liquide,
Tu le sens maintenant, loin des yeux loin du cœur,
Cet espace atonal, sans un mot sans un pleur,
Libéré des égos, avec un goût de vide.

On le dit habité par un peuple impavide,
Des zéros et des uns habillés de rigueur,
Où le père est la mère, et le frère la sœur,
Un monde très binaire et dénué de guide.

Je te vois quelquefois, quand je plisse les yeux,
Sous forme de nuage, un signe dans les cieux,
Comme si tu tentais d'attirer la matière.

Coexistons ainsi, sans chercher de raison,
Toi mon beau souvenir, une âme sans maison,
Devenu pour toujours un être de lumière.


 
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   GilbertGossyen   
24/1/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Très original et profondément mélancolique. Ce vers demeure mystérieux pour moi "Des zéros et des uns habillés de rigueur".

   silvieta   
1/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un poème métaphysique qui interroge sur les âmes mortes. Où vont-elles ? coexistent-elles avec le monde des vivants ?

Déjà c'est un sonnet à la construction céleste : deux quatrains aux rimes embrassées et deux tercets. Des rimes riches. Des alexandrins, rythmique la plus majestueuse qui soit, pour honorer le royaume des morts. Majestueux aussi le choix du lexique dans les premières lignes : "atonal"..."impavide"
"égos" ( je n'aurais pas mis d'accent mais mon correcteur automatique d'orthographe en réclame un ). J'aurai appris des mots nouveaux. Ce poème est parfait quant à la forme, à tout point de vue.

Et sur le fond, l'auteur dans son génie inventif et sa sensibilité
( son empathie ) réussit à évoquer la "coexistence" entre le royaume des morts "une aire de silence" "cet espace atonal" "loin des yeux loin du coeur" "libéré des égos, avec un goût de vide" "âme sans maison" "un être de lumière" et celui des vivants dans leurs quêtes d'un signe "je te vois quelques fois...sous forme de nuage...toi mon beau souvenir..."

La deuxième strophe me convainc moins "des zéros et des uns habillés de rigueur" ( j'espère que l'auteur nous expliquera cela sur un fil ) " Où le père est la mère, et le frère la soeur" ( pourquoi le père n 'est-il pas aussi la soeur ?) "un monde très binaire"
( qu'est ce que l'auteur en sait? et pourquoi binaire puisque les genres n'existent plus ? binaire du fait que les zéros et les uns soient séparés, mais pourquoi le sont-ils puisque la mort abolit les différences ? ).

Cette strophe est mon seul bémol, et encore, techniquement parlant elle se tient. Le reste de ce poème, à la fois majestueux et intimiste, est sublime et poignant.

   Ramana   
13/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
"Esprit, es-tu là ?"
Oui, mais j'avais beau crier vers toi, et tu ne m'entendais pas, et j'avais beau m'agiter devant toi et tu ne me voyais pas ! C'était difficile de persister dans ta proximité, car la lumière , tout là-haut, m'appelait et me pressait pour que je la rejoigne.
Maintenant, je suis bien loin, mais je perçois quand-même tes pensées lorsque parfois tu regarde les nuages, alors de mon autre monde, je t'adresse encore quelques touches de connivence.
Lorsque ton moment sera venu, il te suffira juste de penser à moi pour me retrouver...

   PIZZICATO   
13/2/2017
Je dois dire que le deuxième quatrain m'a dérouté. Je n'ai pas
perçu de relation avec le reste de ce texte qui me semble s'adresser à un être disparu dont l'auteur a choisi un nuage pour accueillir l'âme.

" Des zéros et des uns " ainsi que " Un monde très binaire ", cela me fait penser à l'informatique (!)
Je me sens un peu largué et je m'abstiens de noter.

   Hananke   
13/2/2017
Bonjour

Un petit passage pour vous dire combien j'ai du mal à appréhender
ce texte.
Si les deux tercets peuvent être assez explicites, je ne vois pas les
liens qui peuvent les unir aux quatrains.

Où le père est la mère et le frère la soeur, est pour moi incompréhensible.

Pas d'appréciations car je pense passer complètement à coté
de votre texte.

   hersen   
13/2/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
Si le monde virtuel m'était conté...il ne pourrait l'être de plus belle façon !

   Seuilement   
13/2/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
Ce poème métaphysique m'évoque une retrouvaille avec un être cher, mais qui n'est plus de chair... souvenir enfin retrouvé qui ne peut plus être côtoyé, vécu !, que comme une substance éthérique, "âme sans maison", "nuage" qui sous l'effort devient "signe", se donne à être perçu par delà les règnes, dans un espace à la fois vide (silence, atonal, loin des perceptions corporelles) et plein (dissolution du moi, coexistence totale et libre de justification, lumière).
Cet espace, lieu de l'indifférenciation première (vers 7 : hors des fonctions sociales, et même du genre), lieu des possibilités, qui n'est appréhendé que partiellement et de façon incertaine (vers 5 : basé sur des on-dit) au niveau de la réalité quotidienne (vers 9 : quelquefois, par concentration) et matérielle (vers 11), transcende les frontières conventionnelles de la conception, au moins occidentale, du monde. Il ne s'agit pas, à mon avis, d'un espace physique mais bien plutôt d'une trame virtuel qui englobe, qui sous-tend la pluralité des partitionnements du réel. Ainsi, l'Autre aimé d'un amour fusionnel, pourtant absent physiquement, se découvre ! dans les différents lieux arpentés, dans le ciel, dans l'introspection (mémoire et âme), et même - j'avance cette dernière assertion avec circonspection et avec une demande de confirmation de la part de l'auteur - dans l'univers informatique (2e quatrain : "peuple impavide" pour internautes déconnectés, des 0 et des 1 rigoureusement ordonnés, possibilité de modifier l'identité virtuelle, "monde binaire", monde-vague où l'on surfe vers l'horizon d'où nul phare ne surgit). D'ailleurs, la métaphore du nuage n'est pas sans m'évoquer le cloud dans lequel l'Autre peut se fondre sans qu'il soit possible de le situer...
Je ne peux également m'empêcher d'y voir un parallèle avec le vécu intra-utérin de jumeaux, séparés par la mort au sein de ce liquide amniotique, mais à présent réunis au moyen d'une expérience mystique, métaphysique, mémorielle, sensitive, virtuelle, source immanente de la "coexistence liquide", somptueusement exprimée dans ces vers à l'atmosphère apaisée que j'ai, avant d'élaborer cette interprétation, savourer par une première lecture "sans chercher de raison", ainsi que se doit lire un poème.

En espérant n'avoir pas trop dévié des fondations intentionnelles de ce poème, qui me donne envie d'aller lire vos autres écrits !

   vendularge   
13/2/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonsoir Donaldo75,

Un grand merci pour cette poésie qui pour être classique (enfin, je n'y connais rien) est particulièrement aérienne, subtile et se lit à voix basse aussi.

J'y vois une histoire de "perte" un peu indicible, deux premiers quatrains inclinés (goût de vide, dénué de guide) vers la douleurs des choses, deux tercets ouverts (attirer la matière, âtre de lumière) vers leur sublimation. Mon ressenti n'est bien entendu pas très aiguisé.

Belle émotion

vendularge

   Proseuse   
13/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir Donald75

Penser à un être disparu peut l' espace d' un instant, je crois éclairer d' un faisceau la mémoire à cette' idée "fluide" de la personne qui nous manque , alors oui, dans ce sens , la coexistence en quelques sortes peut exister !
Un beau poème à la recherche d' une relation avec l' impalpable !
Bon, c' est le sens de ma lecture ou bien, là où elle m' emmène , maintenant, je n' ai peut-être pas ouvert le poème avec les bonnes clés ! :-) auquel cas j' attendrais éventuellement quelques autres pistes raisonnables dans votre retour aux commentaires !
merci pour ce partage que j' ai bien aimé lire

   Anonyme   
13/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonsoir Donaldo75,

Ah que voilà du beau classique contemporain, d’une métrique bien maîtrisée, d’un mouvement ample sans récifs, d’hémistiches bien équilibrés sans rupture de la pensée ni claudication du sens… Bravo bravo.

Dans cette belle harmonie, je ne vois guère que la formule un poil inconsistante « Sous forme de nuage » pour érafler son bel éclat.

A propos du sens, il me semble qu’il est question d’un être disparu qui vit désormais au royaume des cieux, dans un monde certes binaire, hommes et femmes, zéros et uns, mais sans les interrogations terrestres du surmoi, de la conscience du bien et du mal, car ici la rigueur divine nous a rendu asexués, « le père est la mère, et le frère la sœur, », un monde « dénué de guide », où il n’est plus besoin de Dieu.
Si tel était bien le sens, mon athéisme, ou plutôt mon apathéisme, n’en souscrirait aucune idée, mais trouverait le thème très bien exploité. Sinon tant pis, je garderai cette belle illusion pour moi.

Alléluia.

Ludi
aux anges

   Anonyme   
13/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ce nuage de mémoire est sûrement le seul qui ne masque pas la lumière à l'aplomb du soleil. J'aime beaucoup la délicatesse de votre poème.
Merci.

   Cox   
13/2/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un beau texte !

Les images sont très personnelles, mais puissantes, évocatrices, et à même de faire des échos dans l'esprit de tous.
Il y a certains passages dont j'ai moins bien compris le sens et, malheureusement, je suis de ceux que ça gêne un peu dans l'appréciation d'un texte. Par exemple, je n'ai pas bien saisi l'idée derrière : "Où le père est la mère, et le frère la sœur". Que vient faire là ce brouillage des genres ?

Autre petit bémol aussi; j'ai vraiment adoré ce vers "Des zéros et des uns habillés de rigueur" (je suis étudiant ingénieur, et ça m'a paru être une évocation brillante du futur monde dans lequel il pourrait m'arriver de tomber si je ne me surveille pas). Par contre j'ai été super déçu en lisant celui-là : "Un monde très binaire et dénué de guide.". Il m'a semblé n'être rien d'autre qu'une redite avec moins de grâce, dont la seconde hémistiche pas convaincante paraît même être essentiellement là pour la rime...


Bref, vous l'aurez compris, si je pinaille autant sur un vers, c'est parce que je n'ai rien à redire sur le reste et que j'ai vraiment bien aimé :)

   plumette   
14/2/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Qu'il est difficile de mettre en mots le mystère de l'absence/présence.

Votre poème semble s'adresser à un être passé dans une autre dimension, devenu un être de lumière. Cette autre dimension vous essayez de la définir surtout dans le deuxième quatrain qui est celui qui me parle le moins.

je me retrouve dans les deux tercets, avec cette tentative de lire des signes dans le ciel ( ou ailleurs) et dans cette injonction à vous même " Coexistons" que j'interprète aussi comme une tentative d'acceptation.

un beau texte, à relire,

Plumette

   Francois   
14/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C'est un poème très profond, évoquant avec pudeur et sensibilité la disparition d'un être aimé.
Les tercets me semblent particulièrement réussis, émouvants...
Je citerai ces 2 vers :
"Toi mon beau souvenir, une âme sans maison,
Devenu pour toujours un être de lumière."
J'aime moins le second quatrain, j'avoue ne pas tout comprendre... Quel est ce monde binaire ? Le troisième vers du quatrain ne me semble pas clair... Evocation d'un monde asexué ?
Le premier quatrain est d'excellente facture (orthographe un peu curieuse d'égo plutôt qu'ego)... "Loin des yeux loin du cœur " est peut-être un peu "facile", sas doute à prendre au second degré ? J'aurais mis une virgule entre les deux "loin" et les deux "sans".
Un très beau poème.

   Sodapop   
15/2/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Un sonnet... Pour moi qui ne suis pas un amoureux des règles en poésie, il est un des plus dur exercice à mes yeux. Trop précis à composer, faisant trop appel à la construction et à la raison. Je me trouve assez étonné, car je vois en ce poème quelques choses de très surréaliste, de très irréel, malgré la rigueur de la versification. C'est un exercice réussi pour toi Donaldo, tu arrives parfaitement à allier l'exigence au chimérique, dans ce sens bravo.
Les moins de ton poème, à mon sens, c'est que l'on sent parfois, de façon un peu trop poussé, que tu souhaites garder cette ligne très aérienne, mais que tu es dans l'obligation, contraint et forcé d'utiliser des termes, pas toujours opportun, pour coller à la rime et aux codes du sonnet. C'est également très personnel ce ressenti et ça n'engage que moi. Pour moi ton poème parle d'un être cher, disparu, et je n'ai pas trop compris le sens du "Frère" et de la "Soeur" par exemple dans la construction précise de la strophe 2.
Il s'agit d'un détail par rapport au corps de ton poème que j'ai apprécié.

   LaFelix   
17/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir.
Ceci est le premier poème que je commente sur le site. Il m’a touchée.
J’y ai vu instinctivement un deuil pour un enfant conçu qui n’est jamais né, mais je me trompe peut-être. Je crois que c’est le titre qui m’a aiguillée dans cette direction. Cela expliquerait en tout cas le vers “Où le père est la mère, et le frère la sœur” qui résiste un peu la compréhension à la première lecture.
Vues sous cet angle, les strophes ont chacune une fonction bien précise : annonce de l’existence du nouvel être, le regard extérieur (scientifique) sur ce qu’il représente, le ressenti du narrateur, puis enfin le dernier tercet, poignant, qui dévoile la chute dans la tradition du sonnet. Tout cela rend le tout très très bien mené.
Mais bon, je me trompe peut-être complètement… si c’est le cas, merci de m’ignorer :-)
Quelle que soit la “bonne” interprétation, les images sont belles et le contraste entre les deux quatrains est vraiment excellent.
Seul petit bémol pour moi, le “Un monde très binaire", qui pourrait être amélioré je pense ("un univers binaire" peut-être ?)

   Donaldo75   
17/2/2017
Pour en savoir plus sur ce poème et répondre à quelques unes de vos questions, voici le fil de discussion que j'ai ouvert sur le forum: http://www.oniris.be/forum/coexistence-liquide-je-vous-remercie-et-vous-dois-quelques-explications-t23563s0.html

   Francis   
20/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai plongé dans un univers d'unité par opposition à celui de la dualité que la religion m'a longtemps imposé. J'ai cru y retrouvé l'être délivré de son égo ; l'être fragment de l'espace temps, de l'espace univers. La plume m'a entraîné en apesanteur loin de la matière, des perceptions traditionnelles de la vie, de la mort.

   Anonyme   
20/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bravo pour ce sonnet bien travaillé. Les rimes sont riches, l'alternance est respectée et le tout est d'une très belle facture.

Une belle histoire, donc bravo !

Wall-E

   Sebrutus   
18/6/2017
 a aimé ce texte 
Bien
On peut faire tellement de lecture de ce poème. La thématique amène beaucoup de profondeur. Le monde binaire me fait naturellement penser à celui des ordinateurs. Pourtant la chaire est belle et bien présente par la forme désincarnée. Il y a des paradoxes et ça me plait.


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