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Chansons et Slams
luciole : Olida on ice
 Publié le 13/02/17  -  18 commentaires  -  2058 caractères  -  236 lectures    Autres textes du même auteur

Chansonnette sans refrain dans le goût réaliste.


Olida on ice



Ma charcutière c’est Germaine,
Belle comme un camion-citerne
Avec ses taches de rousseur,
Sa p’tite fossette et ses rondeurs.
Comme je suis dans la purée,
Que j’bouffe de la vache enragée
Et qu’elle me trouve plutôt chouette,
Elle me file du fromage de tête,
Du chorizo, du salami
Sans que je débourse un radis.

Germaine elle est trop bien roulée
C’est la plus gironde des filles
C’est une sacrée dessalée
Une dessalée aux lentilles
Quand j’lui mets la main au dargeot,
Qu’j’agace un peu ses rotoplots,
Elle me fait pas une attaque,
Je risque pas la paire de knacks,
Elle se fend plutôt la terrine
Germaine elle est vach’ment coquine

Son mari c’est Jean-Loup Viandard
Un nom qui rime avec cornard,
Gros beauf toujours entre deux vins,
Pilier du bistrot « Les copains »
Ce tas d’saindoux c’est l’roi des cons,
Le genre chasse pêche et traditions
« Pourquoi qu’tu nourris ce voyou
J’t’y prenne à lui faire les yeux doux
Encore une fois et je t’assomme »
Qu’il lui bonnit d’sa voix d’rogomme

Un matin qu’on taillait l’bout d’gras
Pendant qu’Jean-Loup y était pas,
Qu’elle me confiait, la mignonne,
Qu’elle adorait Francis Bacon,
J’ai vu des bleus sur sa figure :
J’ai vite pigé que cette enflure
Lui avait foutu des parpaings…
Alors je m’suis dit : « Ce crétin
Mériterait bien d’être cocu :
J’y fais des cornes de dahu ! »

Donc à Germaine j’demande un soir,
Avant d’mettre ma viande au saloir :
« Ça vous branche Olida on ice° ? »
Ell’me répond avec malice :
« Je vais te prouver p’tit coquin
Que j’suis la reine du patin »
Et depuis moi et la Germaine
Le dimanche on mélange nos couennes
Pendant qu’son abruti d’mari
Massacre canards et perdrix.

Et la Germaine juré craché
Elle aime l’andouille à col roulé…



° À prononcer à la française, œuf corse…


 
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   silvieta   
23/1/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
A la première strophe je n'ai pas été instantanément conquise
mais plus on avance dans cette chanson réaliste plus on ne peut que s'enthousiasmer.
Cette histoire est très morale ( Le mari n'avait qu'à pas persécuter sa femme, et surtout, plus un chasseur est cocu plus je jubile ).
Le vocabulaire, truculent, est de plus très appropriés à une ambiance charcutière.
Les rimes achèvent d'enlever le morceau.

La dernière ligne est tout de même bien vulgaire mais on reste dans le registre lexical imposé par le sujet.

   GilbertGossyen   
24/1/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Je suis indécis. Je trouve le sujet rigolo et traité avec un certain humour. En même temps j'ai l'impression que la forme aurait pu être travaillée un peu plus. Mais peut-être n'est ce pas là le but. Après tout c'est une chanson. Allez, finalement je crois que j'aime bien. Mes amitiés à Germaine.

   Michel64   
26/1/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Super,

J'ai de suite pensé à la chanson de Brassens "Le bistrot" puis à Renaud bien sûr. On est dans la même veine.

Beaucoup d'excellentes trouvailles, entre autres :
"Une dessalée aux lentilles "
"J’y fais des cornes de dahu ! "
"Ça vous branche Olida on ice° ? "
Je ne vais pas tout citer.
Manquent une super mélodie, un ballon de rouge et un piano à bretelles.

Merci

   papipoete   
29/1/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
chanson et slam
Ne serait-ce que pour le titre qui plante le décor, une charcuterie où " la Germaine " met en émoi le narrateur attendri comme une escalope tendre, cela vaut le détour ! Attiré par le dargeot et les roploplos de leur maîtresse, le client n'a d'yeux que pour la charcutière . Son mari " Jean-Loup Viandard qui rime avec cornard " maltraite sa femme, la couvre de bleus plutôt que de roses ; il va le payer ! Experte en " patins ", Germaine se vengera auprès de son galant, elle qui aime " l'andouille à col roulé " ...
NB c'est savoureux, croustillant, émoustillant et jamais vulgaire ; une telle gageure que de faire rire, me ravit de vous dire bravo !
papipoète

   Zorino   
13/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Luciole,
Moi qui déteste les chasseurs, les poivrots, les ringards et les pleutres qui ont la caresse un peu ferme envers les femmes, je peux vous dire qu'en vous lisant, je me suis ré-ga-lé !
C'est une histoire somme toute, relativement banale, mais que vous avez su rendre originale de par une construction à la fois de vers et de rimes, très pointue.
Je salue votre travail car il y a tout un champ lexical dont le thème serait la boucherie, que vous avez manipulé avec brio. J'ai pris grand plaisir à vous lire !
Merci pour ce partage

   Leverbal   
13/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Le thème m'a rappelé un dessinateur qui avait une tirade de la même veine et se passait dans une boucherie : Vous savez ma petite Germaine, dans la boucherie c'est comme dans le cinéma, ça couche énormément!
Bravo pour toutes les trouvailles du texte. J'ai un doute sur l'argot: ne dit-on pas roploplots plutôt?

   leni   
13/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Etonnant ce style Cetexte a un belle unité d'écriture caricature J'ai ri tout du long

JE choisis ce groupe de vers truculents

Son mari c’est Jean-Loup Viandard
Un nom qui rime avec cornard,
Gros beauf toujours entre deux vins,
Pilier du bistrot « Les copains »
Ce tas d’saindoux c’est l’roi des cons,
Le genre chasse pêche et traditions
« Pourquoi qu’tu nourris ce voyou
J’t’y prenne à lui faire les yeux doux
Encore une fois et je t’assomme »
Qu’il lui bonnit d’sa voix d’rogomme


Ce serait bien une musique style java à la Boris VIAN
Merci à vous Salut cordial Leni

   plumette   
13/2/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
En lisant le titre de cette chanson, je m'attendais bien à une plongée dans l'univers charcutier.
C'est drôle, enlevé, plein de vitalité et de trouvailles langagières.
un bon moment de lecture qui égaye ma matinée.

C'est un peu dur pour la profession! mais ma foi, je n'y vois pas malice!

Plumette

   PIZZICATO   
13/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Déjà en lecture le titre m'avait interpellé. J'étais loin de penser que ce texte pût vous être attribué.
Plein d'humour et derrière l'humour une réalité moins drôle.
De belles trouvailles : " Une dessalée aux lentilles "
" Je risque pas la paire de knacks, " et puis bien sûr une chute attendue....

   Pouet   
13/2/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bjr,

Assez ludique. J'ai lu avec plaisir.

Le début est engageant. Après niveau "trouvailles" et jeu de mots, j'ai trouvé du bon et du moins bon.

Dans le bon : "Francis Bacon" ou "la paire de knacks"
Dans le moins bon: "dessalée aux lentilles" ou la "reine du patin" (un peu facile)
Mais ce n'est que mon goût pour la poilade qui s'exprime, hein.

Ah l'andouille à col roulé... :) On se dit que Germaine est charcutière rien que pour la placer celle-là...

Amusant au final et je pense que c'était le but, non?

   LenineBosquet   
13/2/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,
J'aime bien le champs lexical de la charcuterie, de la viande en général, "Olida" je ne connaissais pas, je suis allé voir sur Google, me doutant bien qu'il n'était pas là par hasard... Bien joué!
J'ai bien aimé les calembours aussi et autres jeux de mots.
Le derniers vers de très mauvais goût, voire carrément dégueu, est réussi pour le coup, bien dans le ton général du poème quoi...
Que dire encore ? Ah oui, j'aime beaucoup "dargeot" mais je lui préfère "dargif"et "tas d'saindoux" exprime bien le gros porc à qui cela s'adresse.
Une chansonnette bien sympathique ma foi, pas exceptionnelle cela dit, je crois que je vous préfère dans un registre plus tragique.
Merci!

   archibald   
13/2/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une très bonne réponse à la célèbre interrogation : “est-ce de l’art ou du cochon ?”
On ne s’attendait pas à ce que ce soit un tel texte que tu nous cervelas. Au début, ça surprend, et puis au boudin moment, on apprécie. Certains calembours sont réjouissants, quelques vers saucisson très réussis. La charcutière aurait-elle pu s’appeler “Adèle” et mourir à la fin ? Non, c’eut été excessif.
En tout cas, bravo pour l’étendu de ta palette.

   funambule   
13/2/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Plus que Renaud ou Brassens, c'est Frédéric Dard qui me vient à l'esprit, la désinvolture en moins ou un peu trop forcée. C'est un bon boulot d'auteur, fouillé, ficelé et, on va dire bien documenté sur les tournures argotiques. Il me manque, avec la même recette un certain décalage qui fait passer les choses; je pense que c'est l'idée et donc que ce n'est que partiellement réussi. Ça reste un vrai bon travail d'auteur, mon problème est que l'art (quel qu'il soit) se doit de n'être pas un "travail".

   Anonyme   
20/2/2017
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Je n'ai pas aimé le titre : "Olida on ice", à prononcer à la française, comme vous le soulignez, à savoir : Olida on hisse !

Je n'ai aimé ni le propos ni les tournures de phrases.

Ne reste plus qu'à voir ce que cela pourrait donner accompagné d'une musique, et en chanson...

Wall-E

   Francis   
21/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Des propos gaillards, une truculence qui m'a fait sourire tout au long de ma lecture. Le registre lexical colle aux personnages sortis d'une bande dessinée. Mais, on connaît tous un Jean -loup Viandard dans nos campagnes profondes !

   Queribus   
21/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Luciole,

Brassens, Renaud, Bérenger, Pierre Perret, Frédéric Dard et consors ont du souci à sa faire, voilà un concurrent de taille. Pour ma part, j'ai tout aimé dans ce poème; par ailleurs , je sais que l'exercice en question est un des plus difficiles qui soient: en effet, l'humour et l'argot ne souffrent pas l'à peu près et très peu d'auteurs sont capables de relever le défi. Avec une bonne mélodie, on tient là une heureuse chanson et un succès assuré. Allez, comme il faut bien quand même trouver quelque chose, je dirais que rotoplots ne me semble pas le terme exact (plutôt roploplots mais déjà dit par ailleurs); par ailleurs le dernier vers est un peu limite mais rien de grave vu la qualité du reste. Donc, un grand bravo pour l'ensemble.

   jensairien   
24/4/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime bien. un poème qui se raconte, haut en couleur et qui se fend la couenne. c'est chouette et ça ne tourne pas autour du pot.

   jfmoods   
17/7/2017
Ce poème est composé de cinq dizains et d'un distique en octosyllabes, à rimes suivies et croisées, suffisantes et pauvres, très majoritairement masculines.

Écrit dans un style familier, voire argotique, le poème s'inscrit dans une tradition française (sinon franchouillarde) bien établie : celle de la gauloiserie. L'ivrognerie, la jalousie, la violence conjugale et l'adultère, servent de toile de fond à cette petite histoire (dans l'esprit de Brassens, de Perret, de Renaud) dans laquelle la consommation de viande est un préalable à la consommation sexuelle. Le poète, très en verve, prend un malin plaisir à tordre les mots (titre : "Olida on ice", "Une dessalée aux lentilles", "la paire de knacks", "Francis Bacon"), jouant aussi avec bonheur sur les sens propre et figuré de quelques expressions populaires ("j’bouffe de la vache enragée", "on taillait l’bout d’gras", "mettre ma viande au saloir", "on mélange nos couennes", "l'andouille à col roulé" ).

Merci pour ce partage !


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