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Poésie en prose
Raoul : Nature morte vivante
 Publié le 12/02/17  -  15 commentaires  -  515 caractères  -  327 lectures    Autres textes du même auteur

Ceci n'est pas une histoire de lard.


Nature morte vivante



La pomme crânienne est rutilante, seule dans son assiette, elle est par nature morte. Le couteau, là, tout prêt à la peler fait de la figuration. Il apporte une oblique à la composition. Et le verre qui navigue entre les deux eaux du vide et du plein termine la triangulation de son reflet sec et blanc. La table n'en est peut-être pas une – il fait un assez sombre gris – mais elle porte le poids du tout sans efforts. On y a vu la faim, senti la condition, vernis le mordoré. Le broc' lui, n'en a vu que le cadre.


 
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   socque   
23/1/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Je trouve que, grâce à la formule-choc de la "pomme crânienne", vous donnez très bien à voir le tableau. En quelques phrases lapidaires, vous me faites pénétrer dans un monde, ça me plaît... En revanche, la dernière phrase me fait sortir sèchement de ce monde, pourquoi me rappeler qu'il ne s'agit "que" d'un tableau, pourquoi me donner ce regard soudain extérieur et (à mon avis) inutilement moqueur sur le brocanteur ? Dommage, pour moi.

   silvieta   
12/2/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
"La table n'en est pas une" fait allusion à Magritte "ceci n'est pas une pipe" et cette phrase est tout à fait justifiée. Cette phrase était l'une de celles qui me plaisaient le plus, à la première lecture, quand le texte était différent

Je n'ai pas été convaincue par cette composition ultra courte lorsque je l'ai découverte pour la première fois en espace de groupe lecture.

Il me semble qu' avant sa publication actuelle des éléments ont été modifiés par l'équipe de correction car je lui trouve maintenant davantage de sens et d'impact : maintenant elle me semble acceptable.

Mais je suis tout de même embarrassée car que faut-il apprécier aujourd'hui ? le texte proposé à l'origine pour lequel j'avais émis un avis négatif en détaillant mes arguments ou le texte actuel qui me séduit davantage mais qui est cette fois le dur travail d'une équipe ? je mets donc une appréciation "entre les deux eaux".

   MissNeko   
12/2/2017
 a aimé ce texte 
Pas
Pourquoi est ce si court ?
J'ai i beaucoup de mal à y voir de la poésie. Il s agit pour moi d une belle description d'une nature morte avec un soupcon d analyse.
Je suis perplexe.
J aurais aimé lire une réflexion /description plus complète. Je reste sur ma faim

   Proseuse   
13/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Raoul ,

Personnellement, moi j' aime assez votre texte .. il évoque l' image sans en faire une description formelle et conforme à la réalité du sujet regardé , moi, ça me va et me suffit pour recomposer cette nature morte qui trouve vie du coup dans les différents regards ... qui lisent vos mots ! j' ai bien aimé, la construction du tout sur cette table qui n' en est peut-être pas une et le broc lui qui n' en voit que le cadre !
Merci Raoul , c' est vrai, c' est court, mais parfois il y a des "courts" qui suffisent ... plus long, on sortirait du cadre !:-)
Merci pour ce partage

   Zorino   
12/2/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Raoul,
Je pense que l'auteur fait dans ce texte un joli parallèle que je qualifie d'intéressant, entre la vision profonde de l'Artiste face à son chevalet, en train de peindre cette nature morte qui symbolise principalement à ses yeux la faim, et le brocanteur qui y voit uniquement l'aspect pécuniaire.
En évoquant la faim, j'y suis resté moi aussi, face à la brièveté de votre analyse poétique. C'est dommage car je pense qu'il y avait matière à exploiter le sujet qui en soi, m'a beaucoup plus. Je trouve cependant votre description dans son ensemble très belle et presque mathématique, d'où la flèche ascendante aux côtés du "Bien".
Merci en tout cas pour le partage

EDIT : je viens de lire le commentaire de "Personne" et je suis d'accord avec lui sur le fait qu'il manque une virgule après "broc' ". Ça m'a un peu perturbé et je n'ai pas compris de suite le sens de ce "Le broc' lui".

   Anonyme   
12/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Belle représentation, d'un moment furtif, dont l'auteur a tout vu, sauf le broc', qui, lui, n'a pas relevé toute la subtilité du tableau, pourtant étalé devant ses yeux.
L'un artiste, et l'autre, évaluant seulement ce que peut bien coûter, un vieux verre, une assiette en porcelaine, et un couteau antique.
La triangulation lui a échappé, et tout ce qu'il y avait comme métaphores de posées sur la table ( oui, j'ai décidé que pour moi, il s'agissait d'une table ).
L'exercice à faire court n'est pas évident, et je trouve que vous l'avez réussi haut la main.
J'aurai mis une virgule après, ''Le broc' ''.

   vendularge   
12/2/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonsoir,

Je suis un peu surprise ici, je me demande (et peut être que les commentateurs qui ont apprécié ce texte dans le genre ne seront pas d'accord..tant pis pour moi) mais en quoi avons-nous ici une poésie et pas une très courte nouvelle? Quelque chose m'échappe.

En dehors de cela, j'aime bien cette vision de l'artiste, brève mais qui est une entité. Un joli travail.

merci
vendlarge

vendularge

   Donaldo75   
12/2/2017
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour Raoul,

J'ai du mal, je l'avoue, à voir de la poésie dans cet ensemble verbeux ("et du plein termine la triangulation de son reflet sec et blanc", c'est quand même gravement du blabla) où l'on sent une tentative de surréalisme.

En plus - est-ce un mal, finalement ? - c'est tellement court qu'on a l'impression d'une vérité ultime.

Je vais le relire pour la cinquième fois.

Donaldo

   DianeSrd   
12/2/2017
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai bien aimé dans ce poème, même si quelques phrase m'ont semblé un peu lourde. Il m'a semblé entendre quelque chose qui évoquait une peinture morte ou l'image du yin et du yang ?

   Ludi   
12/2/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour Raoul,

Quand on écrit un texte si court, je suppose que chaque mot est pesé.
Ça commence donc dès l'incipit « Ceci n'est pas une histoire de lard. », suivi par « elle est par nature morte ».

L’auteur me semble trop subtil pour nous sortir deux calembours du niveau de Gégé, l’artiste des brèves de comptoir de mon quartier. Alors je me dis ok, ceci ne parle donc pas de l’art. Alors quoi qu’est-ce ?

Où est la subtilité de cette pomme crânienne, expression dans laquelle je vois plus un crâne qu’une pomme ? Subtilité encore sans doute, je l’espère, l’orthographe défaillante de ce « vernis le mordoré » ? La faim, la condition, sont-elles celles du peintre génial dont le brocanteur ne veut récupérer que le cadre ? Mais oui mais c’est bien sûr : c’est donner de l’art aux cochons !

Voilà, j’ai fait deux tours de manège d’arguties et j’en ai vite eu marre. Au bout du rouleau (agréée par Gégé), j’en reviens finalement au premier degré, à une analyse picturale sans doute banale par le fond après décodage, et amphigourique par l’expression. Plus dépité que découragé, je me dis que l’auteur est en train de me fourguer une croûte au prix fort.

Ludi
expert en copies

   Pouet   
13/2/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bjr,

Sur la forme, peut-être qu'une disposition en vers aurait permis de mieux appréhender la chose. Peut-être pas.

L'entame avec sa "pomme crânienne" est étonnante, on voit des pommes sur les natures mortes (Cézanne) sinon pour le crâne on appelle ça les "vanités" je crois... Tout cela est mixé ici. Ou alors j'ai pas capté.

Sinon il me semble que dans la première phrase "par nature" pourrait être isolé par des virgules ou des tirets.

Des phrases bien tournées, une description intéressante. Je reste toutefois un peu sur ma faim, j'aurais bien vu plus de choses du style: " Et le verre qui navigue entre les deux eaux du vide".

Ce n'est pas du surréalisme "zombi"...
Sans doute que quelque chose m'échappe, pas toutes les clés.

   Seuilement   
13/2/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
Je ne m'attarderai pas sur la beauté des expressions, ni sur la remise en question orthographique de "vernis" et de "broc' lui" ; cela a été dit.

Je proposerai plutôt quelques délires.

Si cela "n'est pas une histoire de lard", alors pourquoi ne pas en profiter pour y voir une histoire de l'art ?
Certes, la laconicité du texte ne permet de rendre compte que d'une histoire accélérée mais pourquoi pas... après tout, cela ne fait qu'approfondir la recherche du mot, de l'expression, de l'effet juste ! - ce qui est tout le contraire de provoquer juste l'effet.

Le titre, au moyen du terme "vivante", pourrait évoquer le caractère actuel et pérenne de l'oeuvre d'art (et quoi de plus représentatif de celle-ci qu'une nature morte, ce thème d'une banalité transcendée par son intemporalité, ce premier modèle proposé en cours de dessin) ; mais également, par l'opposition "morte-vivante", et par le lien avec la dernière phrase du texte, faire état du dépérissement de l'art, ou plutôt de sa réception, qui n'est plus appréhendé, évalué, que sous l'angle financier par le tout-un-chacun signifié par un brocanteur se débarrassant de ses vieilleries, trop soucieux d'améliorer sa condition par le gain de quelques pièces que pour pleinement saisir, "sentir la condition" (y a-t-il d'autre condition qu'humaine?) mise en la toile. Ce qui m'amène à considérer le titre sous un autre angle, à établir un parallèle entre le destin de l'art et celui de la nature qui en devient morte-vivante (car elle le devient en l'humain), à me représenter le broc' s'emparer du couteau devenu acteur pour peler "la pomme crânienne" (qui me fait davantage songer à un crâne en forme de pomme qu'à une pomme en forme de crâne).

Laissons un peu parler le brocanteur : "A quoi bon s'intéresser à la vue de la faim lorsqu'on la vit ?"


D'un point de vue formel, j'aurais bien vu une "composition" en vers libre, essayant de rendre le tableau évoqué, donnant un aspect plus pictural aux mots, créant des effets plus visuels, d'autant plus que ceux que vous avez utilisés s'y prêtent bien il me semble : seule dans son assiette (blanche comme la page), couteau oblique, idée de navigation entre vide et plein (telle l'écriture), triangulation, le support flou et obscur sur quoi tout repose, le manque évoqué par la faim, le vernis sur l'ensemble reflété, et enfin en aparté, décalé par rapport au reste, l'ultime phrase qui, extérieure, réduit l'oeuvre au cadre formel...


Désolé si je suis sorti du cadre de ce texte en faisant preuve de sûrinterprétation mais je crois que vous comprendrez tout l'intérêt (devrais-je dire nécessité ?) de l'exercice...

Au plaisir de s'amuser à vous relire ;)

   Anonyme   
20/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Une curiosité savamment - et poétiquement - décrite.

J'ai follement apprécié l'esthétique dans la composition.

Moi qui d'ordinaire n'aime pas vraiment la prose, je suis conquis.

Bravo à vous !

Wall-E

   Queribus   
4/3/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour Raoul,

J'avoue que j'ai été plutôt déconcerté par la forme de votre écrit(Est-ce de la prose, de la poésie, de la poésie en prose,...?); j'aurais préféré plus de clarté; le style m'a semblé souvent ampoulé et manquant de simplicité mais avec, cependant, une vraie recherche de langage et du mot précis; le tout témoigne d'un vrai travail d'écriture où chaque mot a dû être mûrement soupesé. Bon courage pour la suite.

Bien à vous.

   Adienog   
11/4/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Raoul,

Pas folle du titre, j'ai beaucoup aimé cette composition qui donne une autre lumière aux mots, les prenant parfois au pied de leurs lettres. L'humour est discret (est-ce le mien ou le vôtre ? Peu importe)et il a l'extrême élégance de ne pas masquer l'oeuvre.
Un poème sobre, sans bavardage inutile: merci !


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