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Poésie libre
Dune : Carnaval des mourants
 Publié le 27/04/18  -  7 commentaires  -  715 caractères  -  126 lectures    Autres textes du même auteur

Je vous présente ce petit poème, très personnel...
J’espère qu'il saura vous parler.


Carnaval des mourants



Écoute ce que je ne dis pas,
ami, ne sois pas dupe,
la vie tel un miroir brisé,
projette l'éclat de mon rire,
en silence mon âme pleure.

Je porte un beau masque bien fait.
Dans mon armoire, en existe des milliers,
un pour chaque jour, c'est plus sûr.

Je joue le jeu, usée, les mots blessent,
je défile accompagnée de morts-vivants,
à peine enterrés, on retourne à la messe.

Peut-être suffirait-il d'une fêlure,
pour que mes larmes deviennent rosée,
qu'une brise fraîche du doigt récolterait.

Des cheveux d'ange, en toiles d'araignée,
accrochés aux aiguilles de la pendule,
si longtemps bloquée à l'entrée.


 
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   Ombhre   
13/4/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Le texte est touchant, très personnel comme l'indique l'accroche, et se partage finalement. J'ai aimé l'émotion sous-jacente qui s'exprime avec pudeur.
Par contre, le découpage en vers semble arbitraire, et ce poème gagnerait à être écrit en prose.

La chute est belle, une image sans doute intime, mais que l'on imagine très bien en lisant le texte.
Une interprétation qui n'est pas claire en raison de l'orthographe: est-ce la pendule qui est bloquée à l'entrée (étrange..), ou les aiguilles de la pendule qui sont bloquées à l'entrée ?

Merci pour la lecture

   papipoete   
17/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
libre
<< écoute ce que je ne dis pas >> qui ne comprend pas cela, à lire vos vers, n'est guère sensible aux couleurs de votre coeur !
Cela ne va pas fort dans votre esprit, mais les masques ( un par jour ) peuvent tout sauver, laisser croire derrière les rictus, que votre âme en fait est toute guillerette !
NB j'aime particulièrement vos tercets, surtout le dernier ...
Votre petit poème personnel m'a effectivement parlé !
papipoète

   PIZZICATO   
27/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ce " petit poème ", empli de sensibilité sait bien " parler " au lecteur. Il me semble avoir perçu, en filigrane, une peine qui a du mal à s'estomper.
" Peut-être suffirait-il d'une fêlure,
pour que mes larmes deviennent rosée,
qu'une brise fraîche du doigt récolterait."

" Dans mon armoire, en existe des milliers,
un pour chaque jour, c'est plus sûr." une image très expressive dans son fond.

" Des cheveux d'ange, en toiles d'araignée,
accrochés aux aiguilles de la pendule,
si longtemps bloquée à l'entrée. " Ces trois vers me font penser à la perte d'un enfant - ressenti très personnel -

   Lulu   
28/4/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour Dune,

J'ai bien aimé ce poème, mais il m'a fallu le relire pour le saisir dans sa globalité pour l'apprécier vraiment. En effet, j'ai été perturbée par le recours, ici, d'une ponctuation qui ne me semble pas toujours adaptée. Il semble que vous employez souvent des virgules quand il faudrait parfois clore la phrase par un point... Du coup, si les pauses se font aux bons endroits, cela a rendu ma première lecture un peu confuse.

Indépendamment de cette remarque, j'ai bien aimé l'ensemble avec le titre qui éclaire le texte. Sans cette précision du mot "mourants" dans le titre, ma lecture aurait été moins évidente...

J'ai bien aimé ce mot d'espérance à la fin : "Peut-être suffirait-il d'une fêlure / pour que mes larmes deviennent rosée... ?"

Bonne continuation.

   BlaseSaintLuc   
29/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ce qui suit n'est pas une version corrigée, mais plus une traduction dans ma langue poétique, sans le vécu très personnelle de l'auteure et donc APPROPRIABLE à tous ? En tout cas, je me suis permis cette VERSION pour donner directement un "point d'écriture" différent. C'est une sorte de commentaire directe (pas une réécriture du poème !)


"Écoute ce que je ne dis pas.

Ami, ne sois pas dupe.

La vie, miroir brisé, projette l'éclat de mon rire.

Mon âme en silence pleure.

Je porte le plus beau de mess masques.

Il vient de mon armoire, Défait parmi tant d'autres.

Un pour chaque jour, c'est parfait.

Je joue le jeu, usée, par la blessure des mots.

Je défile accompagnée de morts-vivants, dépouillaient de leurs
oripeaux.

À peine enterrés, on retourne au troupeau.

Lorsque la messe est dite,on retourne à confesse.

Peut-être suffirait-il d'une fêlure,

pour que mes larmes deviennent rosées.

Qu'une brise fraîche du doigt récolterait.

Des cheveux d'ange, en toiles d'araignée, accrochés aux aiguilles

de la pendule.

tel un navire amarré bloquent le temps dans le vestibule."



Après relecture, je me dis quelle folie la version tel quel est d'une beauté infinie. Prenez la mienne juste pour simple exercice.

   Gabrielle   
28/4/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Un poème touchant.
" Peut-être suffirait-il d'une fêlure
pour que mes larmes devienne rosée" (3e tercet 1er et 2nd vers).

Beaucoup de sensibilité se dégage de ce texte.
"En silence mon âme pleure" 1ère strophe 5e vers
"Je porte un beau masque bien fait" 1er tercet 1er vers

La chute est inattendue.
Le temps n'avance plus.
Cela laisse un sentiment de pesanteur.

   Marie-Ange   
6/5/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Certaines formulations m'ont un peu désorienté. Il m'a fallu insisté pour mieux percevoir l'essence émotionnelle de ce poème.

Il émane une certaine mélancolie qui rend l'écrit peu à peu attachant.
Mais il faut bien s'attacher à vous lire. Alors je perçois une sensibilité fragile qui émane de votre phrasé. Celle-ci me touche, car elle est exprimée avec simplicité et pudeur.

J'ai beaucoup aimé votre première strophe :

" Écoute ce que je ne dis pas,
ami, ne sois pas dupe,
la vie tel un miroir brisé,
projette l'éclat de mon rire,
en silence mon âme pleure. "

Quelle profondeur porte ces mots là ...


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