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| LeChevalier
22/4/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
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Après avoir bu quelques verres, l'auteur se lance dans une réflexion qui se veut de portée universelle. Quelques phrases sibyllines tentent d'obtenir cet effet de profondeur. En voici une :
« Que pourrait être ma vie au regard des immensités éthérées qui gigantesquement m'écrasent ? » Malheureusement, le vocabulaire abstrait, l'adverbe plutôt grottesque que gigantesque, font plutôt sourire. On peut se souvenir aussi des romans de chevalerie que Cervantès critiquait déjà, voici quelques siècles. A côté de cette aspiration à la profondeur philosophique, on trouve du très simple, pour ne pas dire simpliste, comme « Alors c'est sûr » ou « Il n'y a rien à faire ». On note aussi l'intérêt porté au verbe « cesser » : « cessons », « sans cesse »... Il arrive même que les deux soient combinés dans une seule phrase. En conclusion, je trouve ce texte insuffisant tant pour le fond (une réflexion qui s'abolit avant d'avoir commencé) que pour la forme (mélange non maîtrisé des niveaux de langue). |
| Passant75
9/4/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
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Ce poème propose une vision profondément pessimiste de la condition humaine. L’auteur y exprime un sentiment de vide et d’absurdité, notamment à travers des images paradoxales comme « vin glacé dans ma gorge asséchée » ou « le présent qui baille », qui traduisent un malaise existentiel. L’homme apparaît comme insignifiant face aux « immensités » de l’univers, qui l’écrase et lui ôte toute importance.
Le texte insiste également sur l’inutilité de l’action humaine, des expressions comme « les gestes sont inutiles » ou encore « il n’y a rien à faire » traduisent le fatalisme le plus absolu. Par ailleurs, l’image du « bitume » qui « nous mange » ne serait certainement pas désavouée par Sandrine Rousseau ! Enfin, le poème évoque l’absence totale du merveilleux, la nature et la beauté ne suffisent plus à donner un sens à l’existence. Cependant, malgré des images qui cherchent à frapper, le poème me paraît manquer d’une structure plus élaborée. Au final, il présente une réflexion intéressante, mais inégale dans son expression. |
| papipoete
22/4/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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bonjour Eloaire
" le merveilleux nous échappe à jamais " est la phrase qui conclut ce texte, pour le moins désabusé ; comme quoi, dans l'immensité de l'univers, tout serait perdu d'avance... plus rien, que le néant désormais ne serait que fruit de notre imagination. NB je ne suis pas autant pessimiste, malgré les grands Taras Boulba qui saccagent la vie des gens, et la vie sur Terre, tout court. Il suffit de s'arrêter devant une scène, pour le moins étonnante comme hier, sur un trottoir bitumé : - une gerbe de pâquerettes mêlée d'autres fleurettes rouges, qui s'épanouît au pied du mur ( soit au moins 10 mm2 d'espace pour pousser ) - les coquelicots le long des routes, soumis aux gaz d'échappement - la mésange qui vient nicher sous notre nez, dans la jardinière à arroser Non, malgré moult viscicitudes on peut voir de l'utile ! La strophe finale " il n'y a rien à faire/certains peuvent courir/les geste sont inutile ", malgré son absurdité se détache du lot de vos lignes déprimentes. |
| Provencao
22/4/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
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Bonjour Eloaire,
Ce vin glacé dans cette gorge désséchée dysharmonise à mon sens le désenchantement du monde, en prenant acte de l'émergence aujourd'hui d'un émerveillement qui succède à l'inutilité.... Je n'ai pas saisi l'écrit . J'en suis désolée Au plaisir de vous lire, Cordialement |
| Polza
22/4/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
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Je dois avouer que j’ai eu un peu de mal avec cette vision d’un soir.
Non pas que l’idée n’est pas bonne, mais j’aurais préféré que cette vision soit plus intime, qu’elle tourne autour du « Je ». « Vin glacé dans ma gorge asséchée. La tête est bizarrement cotonneuse. » ma gorge, mais la tête, pourquoi pas ma tête également ? Cela n’a rien à voir avec votre poème, mais boire du vin glacé est une hérésie,il y a des températures à respecter, un peu de savoir-vivre ! (je plaisante). « Pourquoi cette pièce est-elle vide aux instants incongrus du présent qui bâille ? Pour rien bien sûr. Que pourrait être ma vie au regard des immensités éthérées qui gigantesquement m’écrasent ? » J’ai trouvé quelque chose « d’andromaquien » (voir ci-bas) dans ce passage, mais si Jean Racine a écrit une tragédie, il y a quelque chose que je n’arrive pas à décrire, mais qui cloche dans ce passage, le tragique ne prend pas, et ce gigantesquement n’aide pas à mon avis… « Où suis-je ? Qu’ai-je fait ? Que dois-je faire encore ? Quel transport me saisit ? Quel chagrin me dévore ? » « Cessons ! à l’infini pierreux des choses. Cessons cette fin qui dure sans cesse. » Voilà typiquement le genre de passage que j’évoquais au début de mon commentaire, « Cessons » se veut dramatique et tragique, mais j’aurais préféré plonger dans l’intimité du narrateur, pas dans des considérations générales… « Bien sûr les arbres chantent encore dans les forêts qui bordent nos routes mais le bitume nous mange et les degrés infernaux que nous gravissons sans cesse enflamment nos vies. Alors c’est sûr, ces lumières d’été qui glissent entre les nuages ne nous indiquent rien et la beauté de ton corps s’intègre, malgré ce que tu en fais, à l’univers. » même remarque, « nos routes/nous mange/nous gravissons/ne nous » j’ai cependant bien aimé l’image du bitume qui nous mange… « N’imaginez pas que nous puissions construire quelque chose. Le merveilleux nous échappe à jamais. » idem que les deux dernières remarques. Je peux me tromper, mais je pense que ce poème aurait gagné à être plus introspectif, philosophique, métaphysique, etc. Au lieu de cela, il tourne autour de généralités plus ou moins réussies. Avec « Le merveilleux nous échappe à jamais. » en guise de chute, je pense qu’il pouvait y avoir mieux à faire pour l’amener, car cette une très belle fin je trouve… |
| Robot
22/4/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
n'aime pas
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3il n'y a rien à faire" Cette phrase du poème résume cette observation clinique du néant qui se veut un constat sans preuve de l'inutilité d'agir.
Malgré une certaine grandiloquence je ne suis pas inspiré par l'aspect poétique du récit. Pas plus que par le fond philosophique. L'optimiste pense que tout est possible, le pessimiste estime qu'il n'y a rien à faire. La vérité doit se situer entre les deux. En agissant on est pas sûr de gagner mais en ne faisant rien on est sur de perdre. |
| Eskisse
22/4/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Bonjour Eloaire
En finir avec ce qui nous entoure ! est le cri du locuteur qui disparaît sous le poids de l'environnement : des "immensités éthérées" aux "arbres" qui chantent. J'ai trouvé que les formulations décalées s'assortissaient bien avec le côté absurde mis en avant. Le " il n'y a rien à faire " rappelle le désoeuvrement existentiel d'un Estragon: "Rien à faire" chez Beckett. Et plusieurs belles formules égrènent le texte: - "du présent qui bâille" - " qui gigantesquement m'écrasent" - " le bitume nous mange" et - "les degrés infernaux" Toutes disent dans une sorte d'assèchement la distorsion du monde. Ce poème a toute mon adhésion. |




