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Poésie libre
elsab : Rumeurs...
 Publié le 25/11/08  -  5 commentaires  -  540 caractères  -  54 lectures    Autres textes du même auteur

Petite expression d'un mal fréquent dans le monde de l'entreprise, école...


Rumeurs...



Les gens parlent,
Les bruits courent,
La rumeur frémit
Et grandit.
Ici et là on chuchote :
"Vite ! Fermez la porte !"
Plus qu'un murmure
Qui assourdit.
(La vérité se perd dans le silence,
Les non-dits, l'intolérance.)
"Vous ne savez pas ?
On ne vous a pas dit ?
Venez par là,
Vous êtes bien assis ?"

La porte se ferme,
Je n'entends plus rien
Ce n'est pas ma veine !
J'aimerais bien
Tendre l'oreille,
Savoir au moins
Le mot de la fin.


 
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   Anonyme   
25/11/2008
 a aimé ce texte 
Bien
En voilà un petit texte plein d'humour...je m'y reconnais bien, moi qui adore les potins!

Ce n'est pas vraiment de la poésie, mais juste une remarque pertinente sur une situation de tous les jours, exprimée avec des mots simples.
J'apprécie l'auto-dérision de notre brave commère d'auteure.

   David   
26/11/2008
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour Elsab,

Cette "rumeur" est presqu'un personnage au début, mais ça ne joue pas trop là dessus, le sujet est bon en tout cas.

   Filipo   
26/11/2008
 a aimé ce texte 
Bien
C'est léger, c'est frais, ça sautille, ça frétille...

une réflexion sur la rumeur. J'ai aimé le début, un peu moins la suite Effectivement, plus une réflexion que de grandes déclamations... mais agréable à lire.

   widjet   
26/11/2008
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
J'aurai aimé plus de recherche, plus d'audace, bref quelque chose de plus originale et de lus incisive sur cette arme absolue qu'est la rumeur. Ici, c'est hélas, très banal et de surcroît guère poétique ou mélodieux.

Je ne suis pas rancunier et vous fait partage le texte suivant sur un sujet identique.

Chanson de Yves Duteil

La rumeur ouvre ses ailes
Elle s'envole à travers nous
C'est une fausse nouvelle
Mais si belle, après tout

Elle se propage à voix basse
À la messe et à midi
Entre l'église et les glaces
Entre confesse et confit

La rumeur a des antennes
Elle se nourrit de cancans
Elle est bavarde et hautaine
Et grandit avec le temps

C'est un arbre sans racines
À la sève de venin
Avec des feuilles d'épines
Et des pommes à pépins

Ça occupe, ça converse
Ça nourrit la controverse
Ça pimente les passions
Le sel des conversations...

La rumeur est un microbe
Qui se transmet par la voix
Se déguise sous la robe
De la vertu d'autrefois

La parole était d'argent
Mais la rumeur est de plomb
Elle s'écoule, elle s'étend
Elle s'étale, elle se répand

C'est du miel, c'est du fiel
On la croit tombée du ciel
Jamais nul ne saura
Qui la lance et qui la croit...

C'est bien plus fort qu'un mensonge
Ça grossit comme une éponge
Plus c'est faux, plus c'est vrai
Plus c'est gros et plus ça plaît

Calomnie, plus on nie
Plus elle enfle se réjouit
Démentir, protester,
C'est encore la propager
Elle peut tuer sans raison
Sans coupable et sans prison
Sans procès ni procession
Sans fusil ni munitions...

C'est une arme redoutable
Implacable, impalpable
Adversaire invulnérable
C'est du vent, c'est du sable

Elle rôde autour de la table
Nous amuse ou nous accable
C'est selon qu'il s'agit
De quiconque ou d'un ami

Un jour elle a disparu
Tout d'un coup, dans les rues
Comme elle était apparue
À tous ceux qui l'avaient crue...

La rumeur qui s'est tue
Ne reviendra jamais plus
Dans un cœur, la rancœur
Ne s'en ira pas non plus.

   Anonyme   
13/7/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
C'est texte court, mais qui en dit bien assez sur les "Rumeurs".

Elles font bien du tapage et surtout bien des ravages. Il est difficiles d'y mettre, c'est d'ailleurs peine perdue d'avance, puis on cherche à l'étouffée plus elle grandit, allez savoir pourquoi.

Une petite réflexion simple qui ne manque pas d'intérêt, ma curiosité étant très prononcée, j'aurais bien aimé aussi connaître "le mot de la fin", mais bon peut-être pour une autre fois.


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