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Poésie contemporaine
embellie : Clair de lune
 Publié le 18/10/21  -  8 commentaires  -  814 caractères  -  142 lectures    Autres textes du même auteur

Un jardin la nuit au clair de lune peut présenter bien des charmes.


Clair de lune



Douze coups au clocher, un vent léger se lève.
Ma fenêtre, squattée pour cause d’insomnie,
est cadre improvisé pour un tableau de rêve.
La lune débonnaire sourit, épanouie,
aux ombres des statues qui doucement s’étirent.
L’eau du bassin, joueuse, ondule en friselis,
taquinant le reflet du saule échevelé.

Comme tout paraît gai, si calme et accueillant !
Seul le rire du merle me manque à cet instant.
La grenouille s'est tue déjà, au crépuscule,
mais mille petits bruits, craquements minuscules,
me disent que la vie palpite en cet endroit.

Demain le grand soleil, l’habituel vacarme,
investiront les lieux, auront droit de cité.
Je fermerai les yeux, feindrai la cécité,
espérant retrouver de la nuit tous les charmes.


 
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   poldutor   
1/10/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour
Joli poème plein de charme et de poésie. La nuit sur le jardin est souvent féerique, la lune, les étoiles et le chuchotement silencieux des murmures dans le noir font du jardin un endroit mystérieux.
Cette poésie pourrait à mon avis rentrer en "contemporain" avec la rime riche :crépuscule/minuscule...
Les spécialistes apprécieront.
Merci pour la douceur qui découle de ce joli poème.
Cordialement.
poldutor en E.L

   Corto   
7/10/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Il est minuit le vent se lève.
Cette "insomnie" est finalement plutôt sympathique. Elle ressemble plutôt à un refus de dormir pour profiter de cette complicité avec la nuit, ses habitants, ses pulsations, ses mirages.
J'ai bien aimé les multiples images et sensations bien rendues.

Mention spéciale pour ces deux vers:
"L’eau du bassin, joueuse, ondule en friselis,
taquinant le reflet du saule échevelé".
On sent que tout est nuance, éphémère, subtile.

Bravo.

   papipoete   
10/10/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
libre
La lune est debout, surveille ce qui se passe dans le parc, où les statues semblent animées par leurs ombres ; nul oiseau ne chante ni grenouille ne coasse, c'est le grand silence de la nuit !
Tout-à-l'heure, quand la lune se couchera, quand Phébus se lèvera, jusqu'au moindre craquement de brindille, la vie retentiera de tous ces décibels...
NB Qui peut dire que la nuit, il ne se passe rien ? Il suffit de " squatter " une fenêtre, regarder et écouter ; vous serez ébahi par le bruit du silence...
Les deux premières strophes ne sont que visions de béatitude, que la magie lunaire entoure de son radieux halo...
Parvenir à retrouver ces sensations le jour venu, est utopique... ( j'ai déjà essayé, n'y suis pas arrivé ! )
papipoète

   Queribus   
11/10/2021
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

J'ai été "frappé" tout d'abord par la forme de votre écrit qui ressemble à de la poésie néo-classique mais n'en pas vraiment mais c'est votre choix et après tout pourquoi pas..

Le fonds en lui-même, bien que très classique, comporte de très belles images poétiques: "Ma fenêtre squattée pour cause d'insomnie", "est cadre improvisée pour un tableau de rêve", "la lune débonnaire sourit", ""aux ombres des statues qui doucement s’étirent", etc. L'ensemble a un très bel air romantique qui ne peut pas faire de mal en ces temps agités.

Bien à vous.

   Provencao   
19/10/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un poème qui tombe à pic....à quelques jours de la Pleine Lune d'octobre....

J'ai beaucoup aimé quand l'écriture se tient dans le retrait, à l'écoute de la lune.

Dans ces douze coups au clocher, le silence disgracie le vers, avec ces mots purifiés par ce calme qui ne désire que la vérité.


Cette lune débonnaire donne refuge et accueil à cette nuit, dans ce calme de l'écoute, l'âme s'expose en "Je fermerai les yeux, feindrai la cécité,
espérant retrouver de la nuit tous les charmes" enfoui en ce qui est le tout.


Au plaisir de vous lire
Cordialement
.

   SeraphineSatin   
19/10/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Parmi tant de textes bien plombants, une fenêtre ouverte sur un joli tableau où tout est 'débonnaire', 'joueur', 'gai' ! Enfin une insomnie heureuse, ça fait du bien !
Donc j'aime beaucoup votre ode simple, directe, à la vie et à la Lune - on y respire ! avec une pincée de Laforgue en arrière plan ?
Merci d'avoir enchanté mon matin - et à coup sûr, dédramatisé ma prochaine insomnie !

   Miguel   
19/10/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je trouve juste dommage que l'évocation finale du jour et de ses nuisances vienne me sortir de l'enchantement où me plonge ce tableau. C'est brutal, ça me rappelle le service militaire, le matin, quand le caporal passait dans les chambrées, allumait les néons aveuglants du plafond en gueulant : "Debout là-dedans !" On était si bien dans sa nuit, surtout celle-ci, si féerique dans sa vérité. Je ne veux retenir que les deux premières strophes.

   Virou64   
20/10/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un beau tableau nocturne tout en subtilité respirant la sérénité et l'harmonie. Les 4 derniers vers viennent rompre le charme, je l'ai regretté dans un premier temps puis au fil des relectures , ai mieux apprécié ces derniers vers.
Deux petites choses pour chipoter un peu:
l'emploi de l'adjectif "gai" qui pour moi ne colle pas avec une évocation de la nuit
"Le rire du merle" Je ne crois pas que, la nuit , l'on s'attende à entendre le chant d'un oiseau diurne. J'aurais mieux vu: le chant du grillon par exemple.
Les vers 2,3,4,5,6,7 et 10,11,12 sont pour moi magnifiques.


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