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Poésie contemporaine
embellie : Plus de place au paradis !
 Publié le 16/09/21  -  7 commentaires  -  818 caractères  -  114 lectures    Autres textes du même auteur

Élucubrations personnelles, résultant d'une mûre réflexion.


Plus de place au paradis !



J’imagine très bien, quittant mon corps, mon âme
s’envoler vaillamment vers le ciel azuré,
se frayer un chemin sur la voie saturée,
cherchant du paradis le rassurant sésame.

On dit avec raison que les voies du Seigneur
sont impénétrables. Dieu, quelle bousculade !
Ben pis que par chez nous, durant certaines heures,
au sortir du boulot quand on prend la rocade…

Car depuis tant de mois et de siècles probables
les âmes des défunts, lâchées à tout venant,
entassées tout là-haut forment un étonnant
amalgame compact, vraiment infranchissable.

J’imagine très bien, mais puisque c’est ainsi
je me garderai bien d'aller au paradis.
Comme Brassens l'a dit, de si belle manière,
je ferai pour toujours la tombe buissonnière.


 
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   papipoete   
2/9/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
libre
Mémé me le disait tout le temps, tellement j'étais gentil " tu iras au Paradis mon petit ! "
mais, à ce qu'on dit, ça se bouscule au portillon ; ben oui, avec tous les gentils ; les moins gentils qui sortent du purgatoire et tous ceux qui versèrent des pots de vin à St Pierre ! je suis patient, mais s'il faut prendre un ticket d'un siècle, je préfère aller nulle part, et faire " la tombe buissonnière ! "
NB un sujet grave pour tous ceux qui rêvent à l'éternité extra-terrestre, et rigolo pour ceux qui s'en moquent !
Je ne me moque pourtant pas, car je connais de pieuses gens, au coeur gros comme ça, mais je souris à l'embouteillage de tous ces " prétendants ", qui las d'attendre choisiront peut-être l'Enfer, où la porte ne doit pas être encombrée ? Même le Grand inquisiteur ou Hitler qui ne juraient que " par Dieu " ; donc n'iront pas bruler chez Satan ?
Dans l'ensemble, un poème agréable à lire, et en sourire...
la 3e strophe est savoureuse, et tout cela chante au son de bonnes assonances !
papipoète

   bipol   
16/9/2021
Bonjours

Je trouve vos vers our le fond d'une incroyable légèreté

comment pouvez vous parler ainsi

de ce paradis si important

le paradis est un si beau mirage

qui nous aide à se transcender

non vraiment je trouve ça d'un triste

   Miguel   
16/9/2021
 a aimé ce texte 
Bien
Ce sont là des sujets que je ne prends pas à la légère (même si -il ne faut pas me prendre pour un demeuré- je n'avale pas tout crus les mythes de la religion). J'ai traité il y a quelque temps le thème de ne pas mourir, ("Ah, puisque c'est ainsi, je renonce à la mort") mais je l'ai abordé sous l'aspect matériel (pas matérialiste). Si vous craignez les embouteillages à la porte du paradis, allez donc faire un tour du côté de l'enfer, mais je crains que ce ne soit pire.
Mais parlons art : le texte est léger, badin, dirais-je, et cette tonalité correspond évidemment à la façon dont l'auteur a choisi de traiter le sujet. Les comparaisons avec les heures de pointe, l'évocation du cher Brassens (oui, je dis le cher Brassens, j'adore ce foutu mécréant), tout cela est assez récréatif. Mais, j'en reviens à mon leit-motiv, c'est tellement rebattu, de plaisanter à partir de la religion ! On voudrait un peu de nouveauté.

   Provencao   
16/9/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
"J’imagine très bien, mais puisque c’est ainsi
je me garderai bien d'aller au paradis.
Comme Brassens l'a dit, de si belle manière,
je ferai pour toujours la tombe buissonnière. "

Très ironique, et malgré ce ton donné, j'aime bien, pour conclusion , votre signature sur la lucidité acérée de cette réflexion qui ne craint pas de dénoncer " la tombe buissonnière " et de prendre pour éclaboussure le doublement de la réalité des âmes des défunts, presque empirique


Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Lebarde   
16/9/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Allons donc, le paradis serait si encombré que cela et l’enfer alors ….
On peut rire de tout, y compris des religions qui ont toutes leur ciel, leur paradis et leur enfer, sans offenser quiconque.
Il suffit d’y mettre l’art et la manière et une bonne dose d’humour ce que vous avez bien réussi à faire ici.
Il n’y a que les mécréants et les hâtés qui pourraient être choqués et s’offusquer.

Une poésie en dodécasyllabes presque parfaits résolument moderne et désinvolte dans le choix des mots (bousculade, boulot, rocade ) et le ton enjoué du propos.
Pourquoi avoir shunté les majuscules en tête des vers et ces enjambements qui me gênent toujours un peu ainsi que certaines rimes fautives en classique mais tout-à-fait autorisées en contemporain, qui auraient pu être évitées ( si vous l’aviez voulu).

La lecture est fluide et plaisante, je ne demande rien de plus.

Lebarde

   Robot   
16/9/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une histoire bien présentée du point de vue de l'écriture. Une sorte de fable que j'ai pris plaisir à lire.
Sur le fond j'estime que le sujet va beaucoup plus loin que l'aspect édénique. On pourrait trouver des exemples dans la vie contemporaine.

Je ne crois pas que c'était l'objectif de votre poème, mais il fait penser au mécréant que je suis à ces personnes qui s'agglutinent des heures durant devant les magasins pour obtenir avant les autres l'objet commercialement édénique de leur envie. Alors que les plus sages, dans le paisible "enfer" de leur vie quotidienne arrivent parfaitement à se passer des "indispensables" Élysées promis.

   Luz   
17/9/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour embellie,

J'aime beaucoup ce poème, plutôt gai, finalement. Bonne idée la tombe buissonnière de Brassens. Il faudrait faire l'âme buissonnière, aller où ça nous chante (si les âmes chantent, ça je ne sais pas...), mais surtout ne pas aller "s'entasser tout là-haut" avec n'importe qui...
Merci pour ce poème et l'excellente idée (à creuser...)

Luz


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