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Poésie néo-classique
emilia : À l'ardent chèvrefeuille...
 Publié le 23/07/16  -  13 commentaires  -  719 caractères  -  266 lectures    Autres textes du même auteur

… dont la liane volubile ornemente l'arceau et diffuse son parfum de saison si attirant…


À l'ardent chèvrefeuille...



Comme il fait bon sentir, depuis le frais matin,
Le doux parfum grisant d’un ardent chèvrefeuille !
Sa cascade fleurie, à la main qui la cueille,
Seyant pour la mariée au bouquet de satin,

Offre en son cœur gracile un succulent festin :
Ce duo blanc et jaune, à l’ombre de sa feuille,
Sécrète son nectar dans ce sein qui l’accueille,
Séduit le papillon, le bourdon clandestin,

Aptes à féconder la fragile houppette
D’un calice subtil en forme de trompette,
Délectable à souhait pour l’insecte suceur ;

Grimpante mellifère à l’odorante ombelle,
Veille sur l’oisillon modulant en douceur
Un chant d’appel plaintif sous la vive chapelle…


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   papipoete   
30/6/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
classique
Au buisson, au jardin, le chèvrefeuille embaume et transmet ses effluves à qui le cueille,à qui le porte comme le bouquet de la mariée .
Les butineurs se régalent de son nectar, en laissent pour la ruche, et un zeste à l'oisillon faisant ses gammes .
Cette liane pour moi, a également mes faveurs, tant par son parfum que ses couleurs ; elle a une grande place autour de ma maison .
De beaux vers tel le 3e " sa cascade fleurie à la main qui la cueille " .
NB je ne vois pas de fautes techniques dans ce sonnet
papipoète

   Miguel   
9/7/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une tonalité un peu précieuse qui ne messied pas au sujet. Une esthétique classique très recherchée que les Parnassiens ne renieraient pas. Je regrette seulement la synérèse à "mariée", qui n'est pas une faute technique mais qui, euphoniquement, ne me paraît pas très heureuse. Mais enfin l'ensemble de ce joli sonnet me plaît, sa fraîcheur, ses images, sa déconnexion de la réalité qui nous ouvre une petite parenthèse d'évasion dans un monde paisible.

   Hananke   
23/7/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour

Un joli sonnet, ma foi, sur une plante qui sent tellement bon
qu'elle en fait tourner la tête.

Quelques désagréments selon moi :

Dans son ensemble un bien long phrasé sans points.
Des adjectifs aléatoires : ardent, gracile ou même subtil.
La non-diérèse à mariée même permise en néo casse ce mot.

De jolies choses également :

Sa cascade fleurie...
D'un calice subtil en forme de trompette.
Un chant d'appel plaintif sous la vive chapelle.
Et le parallèle entre le papillon, le bourdon et la mariée.

Finalement, un bel ensemble pour une plante si parfumée.

   luciole   
23/7/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Un poème agréable et bien écrit. Comme le précédent commentateur je trouve que si petit point faible il y a il s'agit des longues phrases que forment les vers qui rendent la lecture pas si aisée.
Dernier tercet charmant et fluide.

   leni   
23/7/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
ce sonnet parle simplement de l'ardent chèvrefeuille qui a tout pour lu
la beauté et le parfum Ce texte offre de très beaux vers

Sa cascade fleurie, à la main qui la cueille,
Seyant pour la mariée au bouquet de satin,


Ce duo blanc et jaune, à l’ombre de sa feuille,
Sécrète son nectar dans ce sein qui l’accueille,

C'est classique et joli MERCI à VOUS

Mon salut cordial Leni

   jfmoods   
23/7/2016
Ce sonnet en alexandrins, à rimes embrassées, suivies et croisées, suffisantes ou riches, majoritairement féminines, dessine une perspective d'une grande sensualité (odorat : "sentir", "doux parfum", "odorante ombelle", vue : "cascade fleurie", "duo blanc et jaune", toucher : "la main qui la cueille", goût : "succulent festin", "nectar", "délectable à souhait", ouïe : "modulant... / Un chant d'appel plaintif"). Le chèvrefeuille prend l'apparence d'une femme nubile ("Aptes à féconder"), au charme irrésistible (adjectifs qualificatifs : "grisant", "ardent", verbes : "Secrète", "Séduit", groupe nominal : "calice subtil"). L'image de l'union d'un couple se forme de manière souterraine ("mariée", "chapelle") avec celle de la maternité, de l'enfant, fruit de cet amour ("ce sein qui l'accueille", "veille sur l'oisillon"). Assez présentes, quelques assonances ("an", "ain") et allitérations ("k", "s") confèrent un caractère assez addictif à l'ensemble de l'évocation.

Merci pour ce partage !

   MissNeko   
23/7/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un poème bien doux et agréable. On sentirait presque le parfum du chèvrefeuille nous enivrer.
Tout est beau mais j aime particulièrement le dernier tercet :


Grimpante mellifère à l’odorante ombelle,
Veille sur l’oisillon modulant en douceur
Un chant d’appel plaintif sous la vive chapelle…

Merci pour ce partage.

   PIZZICATO   
23/7/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un agréable sonnet au " parfum grisant d’un ardent chèvrefeuille " qui est décrit avec de séduisantes images " Sa cascade fleurie " " son cœur gracile "...

Elégant dernier tercet.

   Anonyme   
24/7/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Emilia... Un poème qui ne manque pas de charme et de délicatesse féminine pour honorer cette liane grimpante ô combien odorante. De très jolis vers, peut-être un léger trop plein d'adjectifs mais soit...
La synérèse de "mariée" (quand on a l'habitude du classique) trouble un peu la lecture et j'aurais mieux apprécié...

Seyant pour l'épousée au bouquet de satin.

Je trouve que le vers ultime n'est pas non plus facile à prononcer...

Un chant d’appel plaintif sous la vive chapelle…

Pour moi, ça coince un peu à "chant d'appel plaintif".

Nonobstant ces quelques remarques de vieux pinailleur j'ai beaucoup aimé ce sonnet bucolique à souhait et je vous en remercie !

   Vincendix   
23/7/2016
Cette plante exubérante mérite ce bel hommage, chaque matin et chaque soir de printemps et d’été ses fleurs étonnantes diffusent une agréable odeur qui attire les butineuses et les butineurs. La variété forestière est la plus odorante.
Un joli sonnet, bien écrit, plaisant à la lecture.

   Solstitium   
25/7/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Emilia,

Rien que votre titre me trouble et me chavire.
Quel beau sujet, vous êtes inspirée pour l’avoir choisi et la suite me le prouve, j’aurais aimé l’avoir trouvé.

Le premier quatrain m’apporte un bol d’air pur avec le doux parfum d’un chèvrefeuille apporté par le frais matin.
J’ai aimé m’imaginer la mariée avec son chèvrefeuille offert par le marié et j’ai particulièrement apprécié la cascade fleurie, quel joli terme pour exprimer une plante grimpante !

Le deuxième quatrain montre que ta sensibilité pour la nature à en comprendre son cœur gracile t’as rendu poétesse, j’ai apprécié l’effet.

Dans le troisième, ton imagination continue de s’éprendre face à l’observation et c’est assez réjouissant. De plus c’est toujours fascinant, bien que cela me soit également effrayant, d’observer les insectes.

Puis des mellifères veillant sur l’oisillon comme des parents omniprésents sur leur enfant, l’image est très belle !

Le chant plaintif sous une vive chapelle me laisse un sentiment d’insécurité pour l’oisillon et me tient une fin prenante.

Sinon une petite réticence pour la longévité des phrases mais rien de grave.

Un moment de lecture que je n’oublierai pas !

Merci.

   dom1   
26/7/2016
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
La nature domptée à parfois des allures de cimetière. Ça manque d'herbes folles et de buissons piquants. On s'y repose. Oui, comme dans un cimetière, enfin, un peu avant de prendre son tour...

Dominique

   senglar   
23/3/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Emilia,


Tout est au second voire au troisième degré où le degré Celsius explose le Farenheit bientôt apoplectique, à une morsure de bourdon près, le papillon étant reparti folâtrer quelque part en Amazonie où son aile gracieuse mais fantasque bouleversera le monde de par sa course chaotique. Mais cela c'est une théorie. Je retiens le tangible, à savoir le chèvrefeuille, plus ardent que feuille et plus bélier que chèvre, car bien qu'ici tout ne soit que suggéré dans la transposition on devine une explosion dans les chaumières à savoir au coeur des fleurs, houppettes, trompettes et autres suçotteries... mais dans quelle chapelle est-on ? Délectable, douce, odorante, subtile. Je ne fais que reprendre le sonnet...

Tout est consommé, consumé, disait une gravure de Blake, confondant la fin du monde avec sa propre fin, je dirais plutôt qu'ici tout commence et l'oisillon en est le garant et la chapelle vivante.


Ben voilà Emilia ! Tu sais ce qu'il te reste à faire et vive l'ardent chèvrefeuille :)))


Senglar de Brabantie


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