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Poésie néo-classique
emilia : Romantique duo
 Publié le 19/03/18  -  11 commentaires  -  713 caractères  -  212 lectures    Autres textes du même auteur

En pensant à cette citation de Gustavo Adolfo Bécquer : "Tant qu'il y aura des yeux reflétant les yeux qui les regardent ; tant qu'une lèvre répondra en soupirant à la lèvre qui soupire ; tant que deux âmes pourront se confondre dans un baiser, il y aura de la poésie !"


Romantique duo



Elle frôle ta lèvre, exquise friandise,
La bouche qui se pose, adorable aiguillon,
Telle une aile légère, habile papillon,
La butine à l’envi par douce convoitise ;

De façon plus pressante aux yeux qui la courtisent,
Se dévoile câline, à l’éclat vermillon,
Pour s’en aller cueillir ce petit grappillon,
Avec délicatesse, ainsi que mignardise ;

Puis l’attirant, coquine, aussi fort qu’un aimant,
Elle imprime en cadence un même sentiment,
Afin de s’immiscer, fébrile sœur jumelle,

Au cœur de ce frisson qu’elle espère apaiser :
Un duo romantique où le désir se mêle
Et convole, ineffable, au serment d’un baiser…



 
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   David   
1/3/2018
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour,

C'est joli, mais par accumulation, avec quelques travers propres à cette méthode :


La première strophe - je me permet de la dépouiller - formerait le propos suivant : "Elle frôle ta lèvre la bouche qui se pose, la butine à l'envi par douce convoitise" donc la "bouche" ne se pose pas vraiment, frôler n'est pas poser, et butiner est se poser d'une certaine façon, se poser à répétition on pourrait dire. Je pourrais comprendre "qui se pose" comme "qui est en train de se poser" donc qui frôle dans l'intervalle et qui, éventuellement, se posera un petit peu et redécollera pour à nouveau se poser, afin d'illustrer cette action de butiner.

Dans la seconde strophe, comment l'un des protagonistes pourrait poser ses yeux sur la bouche de son partenaire ? Le "aux yeux qui la courtise" ne me semble pas correspondre à une scène de baisers échangés, courtiser renvoie grosso-modo à flirter, on est encore loin de l'autre et on se fait des œillades. Bon, là aussi, je peux faire une lecture plus littéraire, sauf pour les yeux qui ne devraient pas être là : c'est impossible de regarder la bouche pendant qu'on embrasse, même si on bécote avec du va et vient, je ne vois pas comment ça peut se faire... également "délicatesse" et "mignardise" sont synonymes, ce 8ème vers est un peu tautologique comme le serait un "ta caresse est douce".

Il reste que c'est une idée sympa de ne pas avoir précisé qui est qui, je veux dire ça peut être un homme et une femme indistinctement qui s'exprime, ou tout autre couple imaginable d'ailleurs, tant qu'ils ont des bouches et des lèvres.

   papipoete   
8/3/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
néo-classique
cette bouche qui permet aux mots-doux, de venir flatter le coeur, émouvoir jusqu'à l'ivresse, sait aussi distiller des gâteries, les baisers ...
NB quel romantique duo entre ces deux bouches " habiles papillons ", et quelle délicate façon de le décrire, en images coquines et si rafraîchissantes ! " pour s'en aller cueillir ce petit grappillon "
Tout est joli, charmant dans ce délicieux sonnet !
" courtise " doit prendre le pluriel
la forme " néo-classique " me semble sans faute .
papipoète

   Hananke   
19/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour

Un sonnet néo sympathique tout en petites touches romanesques
et tendres.
Peut-être que l'aiguillon pour une bouche n'est pas très adapté ?
Mais j'aime bien les deux tercets tout en subtilité
et frôlements comme une aille de papillon et le baiser
qui en découle.
Oui, un ensemble très finement ciselé.

   Robot   
19/3/2018
Beaucoup de fraîcheur dans ce "duo" du baiser. Des expressions que j'ai apprécié comme adorable aiguillon pour la bouche qui se pose, aiguillon au sens de l'excitation. La bouche butine, je l'imagine se posant et se retirant par petites touches. Ou ses lèvres mignardises comme des petites pièces de confiserie. J'ai beaucoup apprécié les tercets.

   PIZZICATO   
19/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Emilia
Un bien joli moment de douceur que ces deux bouches qui s'effleurent, ce " duo romantique " qui " convole, ineffable, au serment d’un baiser… ".

j'ai une petite préférence pour les images du premier quatrain.

   Anonyme   
19/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
C'est très joliment tourné, de ce fait, j'en ai fait plusieurs lectures.

La délicatesse semble être le maître mot de ce poème, c'est tendrement savoureux. Les images se dévoilent bien élégantes, attentionnées, et l'émotion effleure le ressenti, en toute discrétion, pour ne pas porter ombrage, à ce moment d'échange entre deux êtres.

Ce "Romantique duo", est bien charmant, l'écriture est plaisante, bien rythmée, il fait bon s'attarder dans ce poème tout en délicatesse.
C'est très rafraîchissant.

   troupi   
20/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Quelle légèreté dans ce poème tout en subtilités et métaphores délicates et même l'aiguillon, adorable, qui me parait un peu piquant, est bienvenu.
Que vous dire de plus, avec vos vers en mémoire on ne pourra plus embrasser tout à fait de la même manière dorénavant.

   Queribus   
20/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

En ce qui concerne la forme néo-classique, ce sonnet m'apparait comme une belle réussite: on sent là du métier et du travail.

Le fonds apparait délicieusement érotique avec une belle pointe de romantisme avec de belles images; je trouve quand même à l'ensemble un petit côté rétro avec quelques images à la limite parfois, à mon humble avis, de la préciosité:"la butine à l'envi par douce convoitise", " pour s'en aller cueillir ce petit grappillon", "ainsi que mignardise"

L'ensemble m'apparait quand même comme une belle réussite qui inspire le respect et l'envie d'essayer de faire aussi bien.

Bien à vous.

   jfmoods   
23/3/2018
Ce sonnet en alexandrins est à rimes embrassées, suivies et croisées, suffisantes et riches, majoritairement masculines.

Le premier baiser travaille à la conquête d'un territoire inconnu (pronom cataphorique : "Elle... / La bouche qui se pose", jeu de gradation : "frôle ta lèvre", "De façon plus pressante", "Afin de s’immiscer... / Au cœur de ce frisson", comparatif d'égalité : "aussi fort qu'un aimant").

Nectar désirable (rime : "exquise friandise", "douce convoitise") auquel on va s'abreuver avec délectation (métaphore : "habile papillon", verbes : "butine", "cueillir ce petit grappillon"), il prépare l'union de deux corps et de deux âmes (groupes nominaux : "un même sentiment", "fébrile sœur jumelle", groupe verbal : "le désir se mêle").

Ça et là, quelques allitérations en l (premier hémistiche des vers 1, 4 et 14, vers 3 et 6) confèrent fluidité et douceur à la composition.

Merci pour ce partage !

   Louis   
23/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Ce duo amoureux ne s’abandonne pas à de fougueux ébats ; un élan violent ne pousse pas l’un vers l’autre, mais les corps se rencontrent dans un effleurement des lèvres, « elle frôle ta lèvre ». Par là commence l’aventure des sens, par ce frôlement.

Chacun se tient à la frontière de l’autre, sans que l’un se mêle encore à l’autre, sans s’ « immiscer », juste à goûter la saveur d’un corps offert, d’un corps prêt à s’ouvrir, juste à goûter ces lèvres « comme une exquise friandise ».

L’approche s’accomplit dans une légèreté aérienne, « telle une aile légère » ; les bouches avec « convoitise » font leur miel à cueillir le pollen des lèvres en fleur.

Au baiser troublant, le temps se brouille et s’affole ; les instants ne se succèdent plus, mais se fondent l’un dans l’autre, mais ils coexistent, et la bouche effleure la lèvre, dans le même temps se pose sur elle, pendant qu’elle la « butine ».
Pas d’instants, mais une saison : commence un printemps charnel.

Après les effleurements suivent les regards, qui aussi bien les accompagnent, « aux yeux qui la courtisent ».
Aux frôlements qui exaltent les lèvres, succède une « façon plus pressante », une liaison plus appuyée, un empressement attisé par le désir.
« Câline », la bouche glisse et s’absorbe le long des lignes du corps aimé, dans un degré supplémentaire d’effacement des distances entre les corps.

Pénétrant encore, toute en délicates et douces caresses, jusque dans les parties les plus intimes, elle s’en va « cueillir ce petit grappillon » avec gourmandise.

Attirée, elle se fait attirante, « aimant », aimante ; les distances un peu plus encore s’estompent, et dans une « cadence » qu’elle «imprime », elle va pouvoir « s’immiscer » dans le corps aimé, dans ce corps métamorphosé en « frisson ».

Ainsi l’union fusionnelle se réalise, et le duo « convole », dans cette noce de la chair et des sentiments.

Merci emilia

   Tychillios   
12/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un instant agréable , tendre et délicat

G.I


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