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Poésie libre
Robot : Jour sombre
 Publié le 18/03/18  -  25 commentaires  -  672 caractères  -  297 lectures    Autres textes du même auteur


Jour sombre



Comme pour des obsèques
les reliefs sont vêtus d’imperméables gris
le ciel refuse de verser des larmes.

La face morne de l’étang
aspire l’étain du brouillard
triste reflet de sa déprime.

Sombre catafalque
la forêt couverte d’un calque
semble s’effilocher.

Les souffles s’échangent
par-dessus les toits
une antienne gémissante.

Le paysage immobile
rumine son cafard
dans l’attente qu’éclate la tempête.

Viennent l’éclair
et le tonnerre
enfin ému le ciel s’épanche.

La pluie !

La pluie lave la suie
de ma mélancolie.


 
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   Brume   
27/2/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour

À la manière d'un haïku j'ai bien aimé cette grisaille. Je l'aime uniquement dans votre poème :)
Ça change de la nature et des saisons lumineuses et colorées.
Ici le gris n'a rien de monotone.
La nature chagrine s'exprime, ses sentiments éveillent les sens; c'est très visuel, très auditif, et très tactile.
Très joli tableau où chaque strophes s'animent. Poème très expressif, en mouvement, de toute beauté.

   papipoete   
4/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
libre
dame nature n'en peut plus d'être assoiffée, et ses décors font grise mine, tirent la langue, jusqu'à ce jour béni où vient l'éclair qui ouvre enfin les vannes célestes !
NB l'auteur nous dévoile des couleurs et nous fait entendre les lamentations de la flore, du vent ( les souffles s'échangent/par-dessus les toits ) et plein d'images nous sautent aux yeux ( le paysage immobile/rumine son cafard )
Un tableau où chaque plan semble animé, tant il nous parle !
papipoète

   Gouelan   
7/3/2018
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour,

Jour sombre où le paysage se mêle à la mélancolie.

Gris de plomb, déprime, gémissement, cafard immobile, puis enfin l'orage éclate et la pluie de larmes pour laver la mélancolie.

De belles images.

   bipol   
18/3/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
bonjour Robot

J'ai adoré l'ambiance

qui se dégage de votre texte

on pourrait y voir la description

d'un début de dépression

tant ce qui nous entoure est mélancolique

   Marite   
18/3/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Robot ! Tout à fait ce que j'aime dans la poésie libre : sous une apparence désordonnée les mots se suivent, simples mais choisis avec une telle précision qu'ils nous permettent de pénétrer l'atmosphère de ce "Jour sombre". Certains vers m'ont séduite tout particulièrement :
" La face morne de l’étang
aspire l’étain du brouillard
...
Sombre catafalque
la forêt couverte d’un calque
semble s’effilocher.

Les souffles s’échangent
par-dessus les toits
une antienne gémissante.
..."
Je m'aperçois qu'en fait, je devrai citer l'ensemble car tout " parle " à ma sensibilité.

   leni   
18/3/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bjour ROBOTNous avons tous connu cette moiteur qui nous colle à la peau avant l'orage

La face morne de l’étang
aspire l’étain du brouillard
triste reflet de sa déprime.

tRes joliment dit

ennent l’éclair
et le tonnerre
enfin ému le ciel s’épanche.
ET ces deux derniers vers qui sont deux perles

ENFIN c'est comme ça

ON peut néanmoins garder une LUEUR d'espoir


Y a des jours chante triste avec un ciel sii gris
qu'il fait pleurer les saules Alors ma vie grisaille
Malgré ce temps de rien ce temps de rien qui vaille
Une e rose a fleuri Une rose a fleuri

UN superbe texte tout en sensibilité


MERCI BRAVO Mon salut amical LENI

   Lulu   
18/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Robot,

J'aime beaucoup ce rythme ternaire, avec ces tercets qui ne se brisent qu'à peine, mais sûrement, à la fin pour nous annoncer la venue de la pluie.

L'ambiance est belle, bien que sombre, puisqu'il s'agit de grisaille et que nous ne sommes pas surpris, au vu du titre qui l'annonçait.

J'aime bien cette personnification de la nature. Elle vit - et il est vrai qu'elle vit en vérité. Ainsi, "les reliefs sont vêtus d'imperméables gris / le ciel refuse de verser des larmes", ou, plu loin, "Le paysage immobile / rumine son cafard"...

J'aime bien cette simplicité apparente dans l'écriture. Le texte est clair, fluide et léger, mais pose tout de même, une impression de mélancolie. Evoquer une telle impression du fait de l'environnement n'est pas toujours aisé. Ici, nulle lourdeur, pour notre plus grand plaisir.

Et encore une fois, je trouve vraiment bien vu d'avoir isolé le vers "La pluie !" qui marque un changement de cap, une forme de délivrance, quelque part...

Bonne continuation.

   plumette   
18/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Robot,

Ce texte dégage pour moi une athmosphère de tristesse contenue. Par votre premier vers vous donnez à voir une assemblée réunie pour des obsèques et tous les éléments de la nature et du paysage décrits ensuite composent cette assemblée plombée par la tristesse mais incapable de l'exprimer vraiment.Jusqu'à la délivrance par les larmes.

un texte à la fois simple et profond qui me touche .

mon unique réserve est pour le mot antienne qui est presque un peu trop "savant" ( bien que fort adapté à cette scène )

Merci pour cette lecture

Plumette

   PIZZICATO   
18/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
De même que les larmes soulagent la tristesse ou le chagrin, ici la pluie " lave la mélancolie ".
Un parallèle intéressant entre un " jour sombre " de la nature et un état d'âme ".
Cette ambiance morne est bien rendue par des images choisies.

" Les souffles s’échangent
par-dessus les toits
une antienne gémissante " belle trouvaille.

   Donaldo75   
18/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut Robot,

J'ai beaucoup aimé ce poème, avec ses images toujours surréalistes. Elles sont de plus évocatrices, chargées de sens au niveau émotionnel. Je ne vais pas citer des vers en particulier, parce que cela ferait injures aux autres vers et que je suis pour la justice.

;)

Blague à part, ce poème bénéficie d'une belle unité poétique, avec une fin bien amenée, par un point d'orgue précédé d'une trille.

Bravo !

Donald

   Anonyme   
18/3/2018
Il est dit, dans de lointains pays, que l'on danse pendant les funérailles, pour que les morts s'en aillent dans la joie ; que l'on se couvre de gris parce qu'on n'accepte pas les humeurs de dame nature, que ses larmes sont attendues car symbole d'un renouveau, d'un nouveau départ ; d'autres vont plonger dans l'étang pour sa vertu, vertu du froid, consolider le corps, revitaliser le sang et l'esprit ; que le le brouillard et l'immobile enseignent la paix intérieur et la culture su silence, pour que, dans le gémissement du jour, la bulle éclate dans l'épanouissement. Toutes ces preuves d'adversité et de lutte, corps ou d'esprit, face aux épreuves de dame nature, sont le témoin de la résilience humaine (pour ne parler que de l'humain).

La pluie du poème arrive, elle éclate, mais elle se termine mélancolie. Je n'ai pas ressenti la part de résilience humaine. Cette pluie est anecdotique, et je me demande si elle a vraiment eu l'effet escompté.

   Anonyme   
18/3/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
De mot en mot, l'émotion va grandissante.
D'ordinaire je n'aime pas trop le côté "sombre" d'un écrit, surtout que la plupart du temps, c'est trop appuyé.

Dans ce poème, rien de cela, vous avez su donner une grande profondeur à ce "Jour sombre", il est prenant mais non pénétrant, il n'est pas dans l’exagération.

Étrangement, il y a une belle accessibilité à ce désarroi, il n'est pas enfermé dans son état, il y a comme un effet curieux d'apesanteur, de légèreté, de fragilité, c'est troublant.

J'aime beaucoup ce texte dans son ensemble, cependant j'ai été plus sensible à cette strophe-ci :

" Sombre catafalque
la forêt couverte d’un calque
semble s’effilocher. "

Vous nous donnez l'accès lumineux à de bien remarquables images, quel observateur attentif, c'est appréciable ...

   emilia   
18/3/2018
Un ciel de traîne avant la tempête où l’humeur s’allie au paysage (qui « rumine son cafard ») en le personnifiant (« les reliefs sont vêtus d’imperméables gris… »), « l’étang morne » reflète la couleur de la « déprime », la forêt devient « sombre catafalque » renforçant la comparaison avec des obsèques et son « antienne gémissante », jusqu’à ce qu’enfin « le ciel s’épanche » en larmes de pluie, une pluie régénérante et rafraîchissante qui « lave la mélancolie » et permet d’éclaircir cet horizon désespérant et oppressant dont le narrateur se libère pour le plus grand plaisir de son lecteur…

   jfmoods   
19/3/2018
Le poème, balisant les éléments saillants d'un décor ("les reliefs", "l’étang", "la forêt", "les toits"), structure un paysage état d'âme en deux phases.

La première figure l'oppression (image du deuil : "Comme pour des obsèques", "sombre catafalque", personnification : "les reliefs sont vêtus d’imperméables gris", métaphores austères : "La face morne de l’étang", "l’étain du brouillard", "la suie de ma mélancolie", champ lexical de la déliquescence : "triste reflet de sa déprime", "semble s’effilocher", "rumine son cafard", "mélancolie", image de l'affliction : "Les souffles s’échangent / par-dessus les toits / une antienne gémissante", rimes : "catafalque" / "calque", "suie" / "mélancolie").

La seconde figure la libération (mise en place d'un suspens : "Le paysage immobile", "dans l’attente", antithèse : "le ciel refuse de verser des larmes" / "enfin ému le ciel s’épanche", déchaînement des éléments avec des verbes antéposés : "éclate la tempête", "viennent l’éclair / et le tonnerre", assimilation de l'eau qui tombe à des pleurs répandus : "le ciel refuse de verser des larmes", "le ciel s’épanche", exclamative exprimant le soulagement : "La pluie !", groupe nominal à visée salvatrice : "la pluie lave").

Merci pour ce partage !

   Pouet   
19/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bjr,

Ma foi, un poème très visuel qui se pare de jolies images, de bons jeux d'assonance.

J'ai particulièrement "goût(t)é" au deuxième vers mais l'ensemble "coule" bien. La pluie qui "lave la suie de la mélancolie" est un fort joli contre-pied qui vient clore adroitement ce texte que j'ai au demeurant beaucoup apprécié.

   Cristale   
19/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Robot,

Images pesantes d'une nature cafardeuse et à genoux qui n'attend que ce bouquet final d'orages éclatés et de cascades de pluies libératrices.

Des tercets de bonne facture que les sonorités façonnent au plus juste laissant aux mots leur plus libre expression. Voyelles claires pour paysages sombres...belle réussite d'écriture.

Un jeu de finales en è-i-a-an tout au long du poème accentue cette pesanteur parfaitement décrite jusqu'à la libération finale, superbe :

"enfin ému le ciel s’épanche.

La pluie !

La pluie lave la suie
de ma mélancolie."

Merci pour ce joli moment de clair-obscur absolument vivant aujourd'hui et depuis ce matin dans le ciel et sur les paysages de ma région. Votre description est fidèle à la réalité où grâce à vous la poésie s'est installée sous mes yeux. Bravo !

Cristale

   Robot   
19/3/2018

   Provencao   
20/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Sublime écrit.......je me suis laissée transporter par vos vers.

j'ai beaucoup aimé:" la face morne de l’étang
aspire l’étain du brouillard
triste reflet de sa déprime.

Sombre catafalque
la forêt couverte d’un calque
semble s’effilocher."

Où la nature devient passionnelle, avec cette finesse qui se déploie à l'intérieur du mouvement spontané des émotions, pour nous satisfaire.

Accueillons en vos vers délicieux, l'abstrus au clair, la pluie ordinaire, non pour s'y perdre mais pour s'y trouver....

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Eki   
20/3/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Le gris et toute sa splendeur dans ce jour sombre.
Nul convoi funèbre, ici bat le coeur de la poésie et elle respire au-delà d'un dernier souffle poussif.
Très belles images à la perception poétique, j'ai suivi ce chemin mélancolique sans me perdre.

"Enfin ému le ciel s'épanche"

C'est beau comme le grand secret des mots !

Eki aime sans retenue

   Quidonc   
20/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
La mélancolie inexplicable, inexpliquée est théme tellement propre au poète en quête d'absolu.

J'aime

Merci

   Louis   
21/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Ce poème dépeint un paysage mélancolique, qui « rumine son cafard », un paysage dans lequel le poète projette sa vie intérieure.
Les reliefs et l’étang, la forêt et le vent, le ciel et ses nuages, auxquels une strophe est à chacun consacrée, portent la marque du deuil et de la mélancolie.
La pluie pourtant sera libératrice.

Le poème présente une nature endeuillée, apprêtée « comme pour des obsèques ».
Les « reliefs », personnifiés, ont revêtu leurs « imperméables gris», présences immobiles en ce jour de funérailles.
Dans cette grisaille, le ciel retient ses pleurs, il « refuse de verser des larmes ».
Règnent une émotion partout contenue, une tension, une douleur, dans cette nature où s’est projetée l’âme mélancolique du poète.

« La face morne de l’étang
Aspire l‘étain du brouillard »
L’étang prend la teinte de l’étain, gris blanc, par métonymie.
Le mot « étain » s’entend aussi : « éteint », son homophone.
L’étang prend ainsi la teinte de l’étain, et de l’éteint, une teinte éteinte en ce gris sombre dans un déficit partout de lumière et de clarté sereine.

La forêt aussi évoque le deuil, pareille à un « sombre catafalque ».
Couverte d’un « calque », elle « semble s’effilocher » et perdre peu à peu la netteté de ses contours, de ses formes, pour laisser place au flou, au ténébreux, au vague aussi vague qu’une vague à l’âme.

Le vent souffle, « antienne gémissante », comme gémissements et lamentations des pleureuses d’autrefois, funèbres mélopées aux accents d’un lamento.
Tout le paysage « rumine son cafard », sous tension, « dans l’attente ».

Et puis, « Enfin ému le ciel s’épanche ». L’émotion longtemps contenue s’exprime enfin, se libère dans « l’éclair et le tonnerre », dans les torrents de pluie, dans les larmes du ciel.
La pluie, véritable catharsis, la pluie purificatrice, « lave la suie / de ma mélancolie ».

Le locuteur reconnaît, dans les derniers vers, que la mélancolie du paysage ne fait qu’un avec son spleen. La nature dans le poème, miroir de l’âme, n’est pourtant pas le reflet passif des sentiments et émotions, elle indique un itinéraire libérateur, une étape dans le « travail du deuil »

Merci Robot

   Goelette   
21/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime beaucoup votre texte pour la petite musique triste de certaines images " les reliefs sont vêtus d’imperméables gris" "l'étain du brouillard" "la forêt ...semble s’effilocher" "la suie de ma mélancolie"

J'apprécie également l'allitération de la strophe 4 qui fait entendre ces "souffles" en attente de la pluie.

Merci Robot pour ce partage

   Amandine-L   
25/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
De bien belles images même si elles évoquent une réalité sombre. J’ai été happée par l’environnement présenté. La fin, que je lis comme une délivrance, me plaît aussi.

   Papillon26   
27/3/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bonsoir Robot,

En fait on peut lire votre poème de deux façons, celle d'un jour de nature "sombre", triste d'être malmenée, épuisée...
Et comme vous l'exprimez dans votre premier ver :

" Comme pour des obsèques".

Votre vision pourrait alors se lire comme le comportement d'une famille qui enterre un proche et est plus ou moins attristée, sincère...
L'orage serait alors la lecture du testament, qui peut amener à bien des débordements et frustrations.

   Gabrielle   
18/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Dans ce poème, je note la présence de trois champs lexicaux différents qui marquent une évolution dans les états d"âme de l'auteur : morbidité -) tristesse -) mélancolie.

Le lecteur suit l'auteur dans ses états d'âme, se laisse emporter par les émotions très bien ressenties.

La présence de "la pluie" qui sauve est inattendue et crée un effet de surprise (chute).

J'ai beaucoup aimé lire votre texte qui constitue un récit.

Excellent travail.

Au plaisir de vous lire.

Cordialement.


G. Michel


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